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Volcan aux Canaries : l’aéroport de Palma à l’arrêt

leparisien.fr – 25/09/2021

Le volcan Cumbre Vieja situé sur une île dans l’archipel des Canaries entré en éruption dimanche 19 septembre a provoqué un gigantesque nuage de fumées qui survole actuellement plusieurs pays, dont la France.

Lave et fumée s'échappent du volcan en éruption cette nuit en Espagne. REUTERS/Jon Nazca
Lave et fumée s’échappent du volcan en éruption. REUTERS/Jon Nazca

Aucune trêve mais un énorme nuage gris à l’horizon. L’éruption du volcan Cumbre Vieja dans l’archipel des Canaries, qui dure depuis dimanche 19 septembre, a contraint la société gestionnaire des aéroports espagnols (Aena) à annuler les vols prévus à l’aéroport de l’île de La Palma, où il est situé. L’aéroport étant fermé, de longues files d’attente se sont formées au port de Santa Cruz de La Palma pour tenter de partir en ferry vers les îles voisines, principalement Tenerife, la mieux connectée.

L’aéroport est à l’arrêt en raison de l’accumulation de cendres », a déclaré l’Aena. « Les opérations de nettoyage ont commencé, mais la situation peut changer à tout moment », a-t-elle ajouté. Les premiers vols à destination de La Palma depuis le début de l’éruption du volcan, dimanche, ont été annulés vendredi, mais aucun mort ni aucun blessé n’est à déplorer.

La crainte de l’effondrement d’une partie du cône a entraîné l’évacuation d’une autre région de l’île, une mesure qui a touché 160 personnes, portant à plus de 6 200 le nombre des habitants qui ont dû quitter leur domicile.

Une vidéo diffusée par la Garde civile montrait un jardin intégralement recouvert par « entre 30 et 40 centimètres » de cendres volcaniques, qui retombent du volcan. Deux nouvelles bouches éruptives, dont sortaient des coulées de lave, se sont par ailleurs ouvertes au niveau du volcan, a indiqué l’Institut volcanologique des Canaries.

« Zone touchée par une catastrophe »

Selon les dernières données de Copernicus, le système européen de mesures géospatiales, la lave a détruit jusqu’ici 390 bâtiments et recouvert 180,1 ha – soit 40 édifices de plus en deux jours – sur l’île dont la principale activité économique est la culture de bananes. La vitesse des coulées de lave qui ont dévasté une partie de l’île ces derniers jours a nettement ralenti et les autorités ne sont plus en mesure de prédire si et quand elles pourraient arriver dans l’océan Atlantique.

La rencontre entre la lave et la mer est redoutée en raison de l’émission de gaz toxiques qu’elle pourrait provoquer. L’interaction « assez brutale entre la lave à plus de 1 000 degrés et l’eau de mer à 20 degrés crée de puissantes colonnes de vapeur chargée en gouttelettes d’acide », indique au Parisien Patrick Allard, directeur de recherche CNRS émérite à l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP) et président de l’association internationale de volcanologie.

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, en visite sur l’île, a annoncé que le gouvernement espagnol déclarerait La Palma « zone touchée par une catastrophe » naturelle mardi prochain en Conseil des ministres. Cette mesure permettra de débloquer l’octroi d’aides aux résidents.

Se calfeutrer chez soi

Face à l’abondance des cendres, les autorités sanitaires des îles Canaries ont recommandé à la population de ne pas sortir. « Après une pluie de cendres, il est recommandé de rester à l’intérieur, portes et fenêtres fermées », a souligné le ministère de la Santé des Canaries, une recommandation particulièrement importante pour « les mineurs, les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies pulmonaires ou cardiaques ».

Entre maire d’Agadir et Chef du gouvernement, les défis sont de taille pour Aziz Akhannouch

par Khadija Khettou – fr.herspress.com – 26/09/2021

Entre maire d'Agadir et Chef du gouvernement, les défis sont de taille pour Aziz Akhannouch

Grand vainqueur des législatives et des communales du scrutin du 8 septembre, Aziz Akhannouch, a été nommé par le Roi Mohammed VI à la tête du futur gouvernement chargé de former la majorité. Ce n’est pas tout puisque le président du Rassemblement national des indépendants (RNI) vient également d’être élu maire de la ville d’Agadir. Une première au Maroc qui suscite beaucoup d’interrogations chez les observateurs quant à la manière dont il compte gérer ses deux responsabilités d’envergure. 

En principe, la gestion d’une ville veut que son responsable, c’est-à-dire le maire, soit présent pour suivre l’évolution des projets en cours et la mise en place des chantiers prévus et surtout, être à l’écoute de la population locale. Le Chef du gouvernement, lui, aura également la responsabilité de tout le pays. Le cumul de ces deux casquettes reste un grand défi qui attend le Chef du gouvernement.

D’après les observateurs, cumuler une fonction de maire et chef du gouvernement, ne devrait pas être impossible si une bonne organisation et une vision stratégique sont bien définies. D’autant plus, qu’aucune loi ne l’interdit au Maroc. En tout cas, c’est une première au Maroc. Et la ville d’Agadir n’a que trop souffert durant ces dernières années et a besoin d’une main de fer pour lui donner un nouvel élan. Un grand défi pour le maire élu.

En tout cas, selon l’article 32 de la loi organique n°065-13 relative à l’organisation et à la conduite des travaux du gouvernement et au statut juridique de ses membres, il n’y a pas de contradiction entre une fonction gouvernementale et la présidence du Conseil de la commune. Ainsi, la combinaison des deux adjectifs reste juridiquement possible.

Dans les détails, l’article 32 de la loi organique n°065-13 stipule que :  « Sont incompatibles avec la fonction gouvernementale : la qualité de membre de l’une des deux Chambres du Parlement, la fonction de responsable d’établissement public ou d’entreprise publique. Sont également incompatibles avec la fonction gouvernementale la présidence d’un Conseil de région, plus d’une présidence d’une chambre professionnelle, d’un conseil communal, d’un conseil préfectoral ou provincial, d’un conseil d’arrondissement communal ou d’un groupement constitué par des collectivités territoriales ou encore l’exercice de toute fonction publique, non élective, dans les services de l’État, des collectivités territoriales, des établissements publics, des autres personnes morales de droit public ou des sociétés dans lesquelles l’État détient plus de 30% du capital ».


  1. Hespress
  2. Société

Entre maire d’Agadir et Chef du gouvernement, les défis sont de taille pour Aziz Akhannouch

Entre maire d'Agadir et Chef du gouvernement, les défis sont de taille pour Aziz Akhannouch

Khadija KHETTOUdimanche 26 septembre 2021 – 08:41

Grand vainqueur des législatives et des communales du scrutin du 8 septembre, Aziz Akhannouch, a été nommé par le Roi Mohammed VI à la tête du futur gouvernement chargé de former la majorité. Ce n’est pas tout puisque le président du Rassemblement national des indépendants (RNI) vient également d’être élu maire de la ville d’Agadir. Une première au Maroc qui suscite beaucoup d’interrogations chez les observateurs quant à la manière dont il compte gérer ses deux responsabilités d’envergure. 

En principe, la gestion d’une ville veut que son responsable, c’est-à-dire le maire, soit présent pour suivre l’évolution des projets en cours et la mise en place des chantiers prévus et surtout, être à l’écoute de la population locale. Le Chef du gouvernement, lui, aura également la responsabilité de tout le pays. Le cumul de ces deux casquettes reste un grand défi qui attend le Chef du gouvernement.https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-9809098668305457&output=html&h=280&adk=2960519052&adf=191274785&pi=t.aa~a.3987509640~i.4~rp.4&w=628&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1632644292&num_ads=1&rafmt=1&armr=3&sem=mc&pwprc=4344689595&psa=1&ad_type=text_image&format=628×280&url=https%3A%2F%2Ffr.hespress.com%2F226145-entre-maire-dagadir-et-chef-du-gouvernement-les-defis-sont-de-taille-pour-aziz-akhannouch.html&flash=0&fwr=0&pra=3&rh=157&rw=627&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&fa=27&uach=WyJXaW5kb3dzIiwiMTAuMC4wIiwieDg2IiwiIiwiOTQuMC40NjA2LjYxIixbXSxudWxsLG51bGwsIjY0Il0.&tt_state=W3siaXNzdWVyT3JpZ2luIjoiaHR0cHM6Ly9hdHRlc3RhdGlvbi5hbmRyb2lkLmNvbSIsInN0YXRlIjo3fV0.&dt=1632644292363&bpp=1&bdt=969&idt=-M&shv=r20210922&mjsv=m202109210101&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&cookie=ID%3Df9342db27452ddef%3AT%3D1625994616%3AS%3DALNI_MZrJqGBix6Vfs5dOzRJmnwhfU9JZQ&prev_fmts=326×250%2C0x0&nras=2&correlator=6169842884707&frm=20&pv=1&ga_vid=163964364.1625130199&ga_sid=1632644292&ga_hid=891364108&ga_fc=0&u_tz=120&u_his=1&u_h=864&u_w=1536&u_ah=864&u_aw=1536&u_cd=24&u_java=0&u_nplug=5&u_nmime=2&adx=285&ady=1151&biw=1514&bih=754&scr_x=0&scr_y=0&eid=44750574%2C31062858%2C31062911%2C31062920%2C21067496&oid=3&pvsid=2536852971835704&pem=677&ref=https%3A%2F%2Fnews.google.com%2F&eae=0&fc=384&brdim=-12%2C0%2C-12%2C0%2C1536%2C0%2C1544%2C872%2C1530%2C754&vis=1&rsz=%7C%7Cs%7C&abl=NS&fu=128&bc=31&ifi=7&uci=a!7&btvi=2&fsb=1&xpc=auMSPK3E17&p=https%3A//fr.hespress.com&dtd=14

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En tout cas, selon l’article 32 de la loi organique n°065-13 relative à l’organisation et à la conduite des travaux du gouvernement et au statut juridique de ses membres, il n’y a pas de contradiction entre une fonction gouvernementale et la présidence du Conseil de la commune. Ainsi, la combinaison des deux adjectifs reste juridiquement possible.

Dans les détails, l’article 32 de la loi organique n°065-13 stipule que :  « Sont incompatibles avec la fonction gouvernementale : la qualité de membre de l’une des deux Chambres du Parlement, la fonction de responsable d’établissement public ou d’entreprise publique. Sont également incompatibles avec la fonction gouvernementale la présidence d’un Conseil de région, plus d’une présidence d’une chambre professionnelle, d’un conseil communal, d’un conseil préfectoral ou provincial, d’un conseil d’arrondissement communal ou d’un groupement constitué par des collectivités territoriales ou encore l’exercice de toute fonction publique, non élective, dans les services de l’État, des collectivités territoriales, des établissements publics, des autres personnes morales de droit public ou des sociétés dans lesquelles l’État détient plus de 30% du capital ».https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-9809098668305457&output=html&h=280&adk=2960519052&adf=2664427049&pi=t.aa~a.3987509640~i.12~rp.4&w=628&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1632644292&num_ads=1&rafmt=1&armr=3&sem=mc&pwprc=4344689595&psa=1&ad_type=text_image&format=628×280&url=https%3A%2F%2Ffr.hespress.com%2F226145-entre-maire-dagadir-et-chef-du-gouvernement-les-defis-sont-de-taille-pour-aziz-akhannouch.html&flash=0&fwr=0&pra=3&rh=157&rw=627&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&fa=27&uach=WyJXaW5kb3dzIiwiMTAuMC4wIiwieDg2IiwiIiwiOTQuMC40NjA2LjYxIixbXSxudWxsLG51bGwsIjY0Il0.&tt_state=W3siaXNzdWVyT3JpZ2luIjoiaHR0cHM6Ly9hdHRlc3RhdGlvbi5hbmRyb2lkLmNvbSIsInN0YXRlIjo3fV0.&dt=1632644292363&bpp=1&bdt=968&idt=0&shv=r20210922&mjsv=m202109210101&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&cookie=ID%3Df9342db27452ddef%3AT%3D1625994616%3AS%3DALNI_MZrJqGBix6Vfs5dOzRJmnwhfU9JZQ&prev_fmts=326×250%2C0x0%2C628x280&nras=3&correlator=6169842884707&frm=20&pv=1&ga_vid=163964364.1625130199&ga_sid=1632644292&ga_hid=891364108&ga_fc=0&u_tz=120&u_his=1&u_h=864&u_w=1536&u_ah=864&u_aw=1536&u_cd=24&u_java=0&u_nplug=5&u_nmime=2&adx=285&ady=2097&biw=1514&bih=754&scr_x=0&scr_y=0&eid=44750574%2C31062858%2C31062911%2C31062920%2C21067496&oid=3&pvsid=2536852971835704&pem=677&ref=https%3A%2F%2Fnews.google.com%2F&eae=0&fc=384&brdim=-12%2C0%2C-12%2C0%2C1536%2C0%2C1544%2C872%2C1530%2C754&vis=1&rsz=%7C%7Cs%7C&abl=NS&fu=128&bc=31&ifi=8&uci=a!8&btvi=3&fsb=1&xpc=TJweUSRExx&p=https%3A//fr.hespress.com&dtd=19

Ainsi, Aziz Akhannouch ambitionne, à travers la présidence de la commune d’Agadir, de mettre en oeuvre la vision Royale qui a pour objectif de faire de la région un pôle économique de premier plan via le programme de développement urbain d’Agadir 2020-2024. Il s’agit d’un programme structuré  « qui inaugure une nouvelle étape dans le processus de développement économique et social de cette ville et valorise son rôle de pôle économique intégré et de locomotive de la région dans son ensemble ». 

Ce nouveau chantier promet d’amorcer une nouvelle étape dans la promotion du rôle de la ville en tant que pôle économique intégré et locomotive de toute la région du Souss alors que le Roi avait, dans le discours du 44e anniversaire de la Marche Verte, appelé au renforcement des infrastructures de base de la région de Souss-Massa et de son réseau routier, à l’établissement d’une liaison ferroviaire Marrakech-Agadir et à la consolidation de la position stratégique de la région, grâce à des investissements de l’ordre de 6 milliards de dirhams.

Dans une déclaration à Hespress, Aziz Akhannouch avait confirmé avoir remarqué, lors des tournées qu’il a effectuées dans divers quartiers de la ville d’Agadir pendant la campagne électorale, que la ville  « souffre d’une grande pénurie et a perdu dix années de sa vie ».

« Quand on pénètre dans les quartiers d’Agadir, on constate qu’ils manquent d’organisation et d’espaces verts. De plus, les hôtels avec vue sur mer sont dans une situation difficile », a-t-il dit notant que la ville « a perdu son identité ». Le maire élu de la ville d’Agadir, a également soulevé que la Perle de Souss souffre également de problèmes culturels malgré le fait qu’elle possède un important réservoir culturel et qu’il soit amazigh ou non.

Selon lui, « personne n’œuvre pour faire exister ce réservoir culturel », avant de conclure : « Nous voulons que ce soit une ville pour les jeunes et qu’elle revienne à ses habitants. Ils veulent changer sa situation pour le mieux ». 

C’est ce qu’attendent effectivement les habitants d’Agadir qui n’ont que trop souffert de la mauvaise gestion passé et de la crise du Covid-19 avec un impact catastrophique sur un des principaux moteurs de la ville, le tourisme.

Le Maroc prépare le lancement de nouveaux services publics à partir de 2022

panorapost.com – 25/09/2021

Le Maroc lancera des services publics dans chaque région pour regrouper la gestion des eaux usées ainsi que la distribution d’électricité et d’eau sous un même toit, ont rapporté les médias locaux.

Dans le cadre de cette réforme, chaque région aura son propre service public pour gérer les eaux usées ainsi que la distribution d’eau et d’électricité dans le cadre d’un effort pour promouvoir une régionalisation avancée, a rapporté Medias24.

La réforme a été convenue entre le ministère de l’Intérieur, le ministère de l’Énergie et la compagnie nationale d’eau et d’électricité ONEE.

Les entreprises, appelées sociétés régionales multi-services (SRM), commenceront à opérer à partir de janvier 2022 dans les quatre régions de Casablanca, Agadir, Guelmim et Marrakech.

La raison d’être de cette réforme est de regrouper sous le même toit les trois services pour contribuer à les généraliser, réduire les coûts et améliorer l’efficacité.

La réforme signifie que l’ONEE ne sera plus responsable de la distribution d’eau et d’électricité. Les contrats avec les services publics étrangers, Redal, Lydec et Amedis resteront en place jusqu’à leur expiration mais il n’y aura pas de renouvellement.

Medias24, citant un haut responsable du ministère de l’Intérieur, a déclaré que le personnel des services publics privés sera embauché dans les sociétés régionales nouvellement créées.

Lydec a déclaré dans un communiqué qu’il se réjouissait d’établir un nouveau partenariat avec les autorités compétentes au-delà de 2027.

Application du sytème Bachelor : Le ministère fait la sourde oreille face aux critiques des profs

par Khadija Khettou – fr.hespress.com – 25/09/2021

Application du sytème Bachelor : Le ministère fait la sourde oreille face aux critiques des profs

Malgré les nombreuses critiques adressées par les enseignants au système de Bachelor (licence en 4 ans au lieu de 3 ans), le ministère de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique s’emploie à lancer la mise en oeuvre de ce système dans les universités marocaines, à partir de cette rentrée universitaire, avant de le généraliser la saison prochaine. 

Le département de Said Amzazi compte remplacer le système LMD par le système Bachelore où la licence est sur 4 ans au lieu de 3 ans. Un système dont le crédit d’évaluation est l’UV. Ainsi, chaque année comporte 60 UV, soit un total de 240 UV pour les 4 ans de Bachelor. Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, ce système permet davantage de flexibilité à l’étudiant pour valider ses matières.

Cela dit, les enseignants ne sont pas très convaincus par ce système auquel ils s’y opposent. Ces derniers critiquent ainsi le fait de ne pas avoir été impliqué dans sa mise en oeuvre ou encore que ce système doit être élaboré sur la base de l’évaluation de l’ancien système LMD. Les professeurs estiment également que le système Bachelor doit également dépendre des résultats des précédents niveaux, allant de l’enseignement primaire jusqu’au niveau secondaire.


  1. Hespress
  2. Société

Application du sytème Bachelor : Le ministère fait la sourde oreille face aux critiques des profs

Application du sytème Bachelor : Le ministère fait la sourde oreille face aux critiques des profs

Khadija KHETTOUsamedi 25 septembre 2021 – 21:00

Malgré les nombreuses critiques adressées par les enseignants au système de Bachelor (licence en 4 ans au lieu de 3 ans), le ministère de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique s’emploie à lancer la mise en oeuvre de ce système dans les universités marocaines, à partir de cette rentrée universitaire, avant de le généraliser la saison prochaine. 

Le département de Said Amzazi compte remplacer le système LMD par le système Bachelore où la licence est sur 4 ans au lieu de 3 ans. Un système dont le crédit d’évaluation est l’UV. Ainsi, chaque année comporte 60 UV, soit un total de 240 UV pour les 4 ans de Bachelor. Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, ce système permet davantage de flexibilité à l’étudiant pour valider ses matières.

Cela dit, les enseignants ne sont pas très convaincus par ce système auquel ils s’y opposent. Ces derniers critiquent ainsi le fait de ne pas avoir été impliqué dans sa mise en oeuvre ou encore que ce système doit être élaboré sur la base de l’évaluation de l’ancien système LMD. Les professeurs estiment également que le système Bachelor doit également dépendre des résultats des précédents niveaux, allant de l’enseignement primaire jusqu’au niveau secondaire.

Le ministre en charge du secteur, Saïd Amzazi, a choisi de défendre le nouveau système via une vidéo diffusée sur la plateforme de la Faculté des lettres et des sciences humaines Ibn Zohr d’Agadir. Selon le responsable, « changer le système de licence est un projet qui a nécessité trois ans de travail, dans le but de surmonter les obstacles et les lacunes que connaît le système de licence de base dans les établissements à polarisation ouverte ».

Le ministre a ainsi déclaré que ce système est arrivé après avoir enregistré « un certain nombre de points qui créent une sorte de frustration, que ce soit pour les professeurs ou les étudiants. Il a également été découvert que le système de licence de base provoque un gaspillage universitaire et a de faibles rendements». Alors que le but du nouveau système est d’« augmenter les capacités des étudiants et surmonter les lacunes », a-t-il souligné.

De son côté, Mokhtar Amara, professeur de droit privé à l’Université Mohammed V, soutient que les professeurs critiquent la mise en oeuvre du système de Bachelor pour de nombreuses raisons, notamment le fait que les élèves depuis l’école primaire suivent un système français, tandis qu’à l’université, ils font face à un système anglo-saxon.

Dans une déclaration à Hespress, Pr Mokhtar Amara estime qu’avant même de penser à une réforme universitaire, il faut d’abord commencer par les niveaux de base, soulignant que les universités marocaines attirent les étudiants issus de ces niveaux-là, et « par conséquent, ils ne peuvent pas étudier dans un système et passer ensuite à un système totalement différent ».

Ainsi, le professeur de droit privé à l’Université Mohammed V a exprimé sa crainte que l’application de ce système n’entraîne un plus grand gaspillage au niveau universitaire, affirmant : « Nous connaissons tous le niveau des élèves dans les langues étrangères, notamment au cours des deux dernières années. Par conséquent, nous ne pouvons pas imposer un nouveau système qui adopte ces langues dans lesquelles les élèves sont faibles ». 

Autres critiques formulées par Pr Mokhtar Amara figure, le fait que la mise en oeuvre de ce nouveau système a été réalisée sans consultation avec les professeurs qui sont le maillon le plus important dans l’application de tout programme d’études, soulignant qu’ils n’ont pas participé à l’élaboration de ses règlements et exigences, mais plutôt l’administration.

« Aujourd’hui, nous répétons les mêmes erreurs. Nous mettons en œuvre un projet qui jugera des générations au cours des vingt prochaines années sans y préparer les conditions appropriées », a soulevé le professeur universitaire, soulignant que l’ensemble du processus dépend de trois éléments de base. « Il y a l’étudiant et le professeur et les conditions dans lesquelles travaillent les deux parties, qui sont les amphis, les moyens de communication, le matériel scientifique, les compétences, etc. Si l’une de ces parties échoue, tout le processus sera un échec », conclut Pr Amara.

Falsification de tests PCR : 170 affaires traitées et 334 personnes arrêtées

lopinion.ma – 25/09/2021

Face au nombre croissant de faux tests PCR, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) s’est mobilisée pour éradiquer ce phénomène qui menace la santé des citoyens et bloque le processus de vaccination. Les départements concernés ont traité 170 affaires et arrêté un total de 334 personnes en flagrant délit de falsification ou d’utilisation de ces documents.

Falsification de tests PCR : 170 affaires traitées et 334 personnes arrêtées

Dans le cadre de ses efforts visant la lutte contre les falsifications de documents sanitaires liés à l’épidémie de Covid-19, notamment les tests PCR, la Direction générale de la Sûreté nationale a traité 11 affaires durant la période du 18 au 24 septembre. Les enquêtes menées ont permis l’arrestation de 19 personnes, dont 12 ont été interpellées pour falsification et usage de faux tests au Covid-19, tandis que le reste ont été soupçonnés de promouvoir des tests de contrebande et de falsifier le passeport de vaccinal.

S’agissant du bilan global de ces opérations qui se sont poursuivies depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 24 septembre, les services de la DGSN ont traité 170 affaires et arrêté un total de 334 personnes en flagrant délit de falsification ou d’utilisation de ces documents. Parmi ces délinquants, 317 ont été arrêtés pour avoir falsifié des tests de dépistage du COVID-19 et 17 pour promotion d’un matériel pharmaceutique de contrebande. Les contrôles effectués dans le cadre de ces affaires ont permis la saisie de 529 faux tests PCR, ainsi que la saisie de 24 faux passeports vaccinaux et de 47.987 unités de tests rapides au Covid-19.

Quant à la répartition géographique de ces affaires au niveau national, la Préfecture de Police d’Agadir est en tête avec un total de 73 affaires, suivie par Préfecture d’Oujda avec 41 affaires, puis celle de Casablanca (13 affaires), et la Préfecture de Marrakech (12 affaires). Les Préfectures de Rabat, Fès, Laâyoune, Tétouan, Tanger, Kénitra, Beni Mellal, Meknès, Al Hoceïma et Ouarzazate ont traité chacune une seule affaire.

Covid-19 : 1.444 nouveaux cas confirmés en 24H, 30 décès

par Mohamed Sellam – lematin.ma – 25/09/2021

Covid-19 : 1.444 nouveaux cas confirmés en 24H, 30 décès

Le ministère de la Santé a recensé durant les dernières 24 heures 1.444 nouveaux cas d’infection au Covid-19, ce qui porte à 928.571 le nombre total des cas de contamination. 18.755 nouveaux tests ont été effectués, portant le nombre total à 8.699.453 depuis le début de la pandémie. Le taux de positivité passe à 7,69%

Quant au nombre de personnes déclarées guéries, celui-ci s’est élevé à 1.818 avec 897.252 nouvelles rémissions ce samedi, indique la même source, notant que le taux de rémission a atteint 96,6%.

Le ministère a également annoncé 30 nouveaux décès enregistrés durant ces dernières 24 heures. Le nombre de morts du nouveau coronavirus s’établit ainsi à 14.132 et le taux de létalité à 1,5%.

Concernant les cas actifs encore sous traitement ou suivi médical, le ministère fait savoir que leur nombre a atteint 17.187 personnes (-404), dont 1.188 cas graves (-34). Il a souligné en outre que le taux d’occupation des lits de réanimation Covid est passé à 22,6%.

Le nombre de bénéficiaires de l’opération de vaccination a atteint 21.915.897 (+42.584) pour la première dose et 18.357.489 (+57.365) pour la deuxième.

Voici dans le détail la répartition géographique des nouveaux cas par régions et provinces :

  • 549 cas à Casablanca-Settat : 354 à Casablanca, 35 à Settat, 45 à Mohammedia, 31 à El Jadida, 25 à Nouaceur, 24 à Berrechid, 6 à Sidi Bennour, 23 à Mediouna et 6 à Benslimane.
  • 433 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 92 à Kénitra, 92 à Salé, 35 à Skhirate-Témara, 83 à Rabat, 43 à Khémisset, 80 à Sidi Kacem et 8 à Sidi Slimane.
  • 113 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceima : 47 à Tanger-Assilah, 37 à Tétouan, 11 à Chefchaouen, 14 à Al Hoceïma, 7 à Mdiq-Fnideq, 1 à Ouezzane, 1 à Fahs Anjra et 2 à Larache.
  • 106 cas à l’Oriental : 35 à Berkane, 26 à Oujda-Angad, 14 à Nador, 7 à Taourirt, 5 à Guercif, 5 à Jerada, 10 à Driouch et 4 à Figuig.
  • 58 cas à Marrakech-Safi : 25 à Safi, 18 à Marrakech, 2 à El Kelâa des Sraghna, 5 à Youssoufia, 3 à Chichaoua, 2 à Rhamna et 3 à Essaouira.
  • 51 cas à Fès-Meknès : 27 à Fès, 10 à Taza, 4 à Meknès, 7 à Taounate, 1 à Boulemane et 2 à Sefrou.
  • 31 cas à Beni Mellal-Khénifra : 12 à Fquih Ben Salah, 6 à Khouribga, 9 à Beni Mellal et 4 à Khénifra.
  • 28 cas à Guelmim-Oued Noun : 24 à Guelmim, 2 à Sidi Ifni et 2 à Assa-Zag.
  • 24 cas à Souss-Massa : 16 à Agadir-Ida-Ou-Tanane, 1 à Taroudant, 2 à Inezgane-Aït Melloul, 3 à Tiznit et 2 à Chtouka Aït Baha.
  • 17 cas à Drâa-Tafilalet : 11 à Errachidia, 5 à Zagora et 1 à Ouarzazate.
  • 20 cas à Dakhla-Oued Eddahab : La totalité à Oued Ed-Dahab.
  • 14 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra : 11 à Laâyoune, 2 à Es-smara et 1 à Tarfaya.

OFPPT : 3 Cités des métiers et des compétences attendues cette rentrée

par Laila Zerrour – aujourdhui.ma – 25/09/2021

OFPPT : 3 Cités des métiers et des compétences attendues cette rentrée

21 nouveaux établissements de formation professionnelle démarreront cette année

La rentrée 2021-2022 sera marquée par le démarrage des 3 premières Cités des métiers et des compétences (CMC) dans les régions de Souss-Massa (Agadir), l’Oriental (Nador) et Laâyoune-Sakia El Hamra (Laâyoune). La CMC de Souss-Massa disposera d’une capacité d’accueil de 3.420 places pédagogiques et garantira une offre de formation diversifiée dans des secteurs stratégiques tels que l’industrie, l’agriculture, la pêche, l’artisanat, le BTP, mais aussi dans des métiers innovants comme le digital et l’offshoring, qui se déclineront en 88 filières de formation, dont 60% sont nouvelles. Pour ce qui est de la CMC de la région de l’Oriental, l’établissement accueillera 2.920 stagiaires par an, leur offrant la possibilité de se former dans huit secteurs que sont l’industrie, la gestion et le commerce, le digital & offshoring, le tourisme & hôtellerie, l’agriculture, la santé, le BTP et le pôle services à la personne et à la communauté. La CMC de Laâyoune-Sakia El Hamra est dotée d’une capacité d’accueil de 2.000 stagiaires par an.

Elle comprendra un total de 46 filières, dont 70% nouvellement créées et ce, dans 6 secteurs d’activités majeurs, en phase avec l’écosystème de la région. Cette année connaîtra aussi le démarrage de 21 nouveaux établissements de formation professionnelle (EFP), ce qui portera le réseau de formation de l’OFPPT à 490 EFP. Ces nouvelles structures offriront une capacité additionnelle de près de 7.500 places pédagogiques en 1ère année. Concernant son offre de formation, l’Office maintient sa capacité à 400.000 places pédagogiques dont 229.100 en formation diplômante et 51.000 places pour les parcours professionnalisants

Le détail des 9 autres CMC

Au titre de 2022-2023, il est prévu le démarrage de 5 CMC dans les régions de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Béni Mellal- Khénifra, Draâ-Tafilalet, Marrakech-Safi et Fès-Meknès. En juin dernier, l’OFPPT avait annoncé le démarrage des travaux de construction des Cités et des métiers de Marrakech-Safi et de Drâa-Tafilalet. Dotées d’une capacité d’accueil annuelle de 3.000 places pédagogiques pour Marrakech-Safi et de 2.000 places pour Drâa-Tafilalet, ces Cités proposeront des formations diplômantes couvrant les niveaux Qualification, Technicien et Technicien Spécialisé, auxquelles se rajouteront des formations qualifiantes de courtes durées (29% de l’offre globale pour Drâa-Tafilalet et 26% pour Marrakech-Safi). L’offre de formation à la CMC de Drâa sera déclinée en 48 filières, réparties en 32 filières nouvellement créées et 16 filières restructurées. Pour la CMC de Marrakech, elle offrira 74 filières dont 52 nouvelles et 22 restructurées. Les CMC Fès- Meknès, Rabat-Salé-Kénitra et Casablanca- Settat offriront des capacités d’accueil respectives de 3.140, 4.500 et 5.435 places pédagogiques.

Des antennes dédiées seront rattachées aux 3 Cités, à savoir l’Institut de formation dans les métiers de l’agroalimentaire de Meknès pour la CMC de Fès, l’Institut de formation dans les métiers de la santé de Rabat et l’Institut de formation dans les métiers de l’agro-industrie de Kénitra pour la CMC de Rabat, en plus de l’Institut de formation dans les métiers de la santé, qui sera rattaché à la CMC de Casablanca- Settat. En vue de garantir des parcours de formation adaptés aux profils des futurs stagiaires, les CMC dispenseront des formations qualifiantes qui représenteront respectivement 22%, 27% et 16% de l’offre globale pour Fès-Meknès, Rabat-Salé- Kénitra et Casablanca-Settat. Organisée en pôles métiers, l’offre de formation des 3 CMC sera déclinée en 82 filières pour Fès-Meknès dont 50 filières nouvellement créées et 32 restructurées, 106 filières pour Rabat-Salé-Kénitra réparties en 82 filières créées et 24 restructurées et 125 spécialités pour Casablanca-Settat, avec 84 nouvelles filières et 41 restructurées.

Au titre de 2023-2024, il est prévu le démarrage des CMC de Casablanca-Settat, Rabat-Salé- Kénitra, Guelmim-Oued Noun et Dakhla- Oued Eddahab. Ces futurs espaces privilégieront la formation en milieu professionnel par le biais de l’alternance et l’apprentissage, la maîtrise des langues, l’approche par compétences et les soft skills (compétences non techniques). La réalisation de 12 cités vise à créer des plateformes de formation professionnelle multisectorielles, destinées à accueillir, annuellement, un effectif de 34.000 stagiaires en formation.

Tout sur le Ciné Art Agadir, le festival qui se concentre sur l’amour de l’art

welovebuzz.com – 25/09/2021

La 4ème édition du Ciné Art Agadir aura lieu du 20 au 22 Novembre en version digitale suites aux restrictions liées à la pandémie.

C’est un jeune festival

Le festival international du cinéma du film sur l’art Maroc 2021 est baptisé Ciné Agadir , en est à sa 4ème édition. Il n’a pas pu se faire l’année dernière à cause de la pandémie. Cette année, ce sera   du 20 au 22 Novembre mais à distance.

C’est un festival sur l’art

Le festival se concentre sur le film sur l’art. Le Festival présente des fictions sur l’art, des films documentaires, des films sur l’art, des films biographiques, des vidéos d’art, des vidéoclips, des captations et englobe tous les arts, de toutes les époques et de tous les styles. Que ce soit court métrage ou long métrage. Le festival englobe tous les arts, de toutes les époques et de tous les styles, notamment dans les domaines suivants : peinture sculpture, photographie, design, architecture, Mode, littérature, Dance, musique,Théâtre, décoration, cinéma, art numérique, portraits de réalisateurs et d’acteurs , tournages, trucages, des expositions d’installations vidéo, des performances multimédias, des masters class ,des tables rondes et des ateliers visant à relier les différents arts littéraires et de la performance par le biais du film.

C’est un festival crée par Najat El Baz, une artiste peintre

« Notre but c’est de contribuer à une plus grande transparence et à l’affirmation des valeurs de la culture et des arts, Et de promouvoir le goût artistique chez le public, d’établir des liens avec le monde, de faire valoir la culture de la diversité,

Le Festival vise aussi intégrer l’Art au service du développement et du citoyen. Cette rencontre permis d’élargir un grand débat pour la promotion de tourisme artistique et culturel dans la ville d’Agadir afin de préserver notre identité, notre patrimoine et notre civilisation » confie la directrice du festival.

C’est une aventure humaine

Selon les organisateurs, le Festival est une occasion de créer une rencontre entre différents acteurs de la ville : des journalistes, des artistes de cinéma, des plasticiens, des économistes et des institutions en vue de valoriser l’art plastique dans toutes ses dimensions pour une meilleure ouverture sur les différentes composantes de la société.

Agadir : Saisie de 2 tonnes de chira, sept personnes interpellées

fr.hespress.com – 26/09/2021

Agadir: Saisie de 2 tonnes de chira, sept personnes interpellées

Les éléments du service préfectoral de la police judiciaire d’Agadir ont procédé, samedi, en étroite coordination avec les services de la Direction générale de la surveillance du territoire, à l’interpellation de sept personnes âgés entre 20 et 57 ans, pour leurs liens présumés avec un réseau criminel s’activant dans le trafic international de drogue, l’organisation de l’immigration illégale et la traite humaine.

Trois prévenus ont été interpellés à Agadir, dont le suspect principal qui a été appréhendé dans la zone d’Iligh, sur la base d’un avis de recherche national pour trafic international de drogue, indique la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), ajoutant qu’une coordination sur le terrain avec les éléments de la Gendarmerie royale territorialement compétente a permis d’interpeler un quatrième suspect dans la zone de Taghazout, à quelque 30 km au nord d’Agadir. Les opérations de fouilles menées dans un domicile exploité par les suspects à Taghazout ont permis d’interpeller trois candidats à l’immigration illégale, en plus de la saisie de 64 ballots de chira destinés au trafic international, d’un poids total de deux tonnes, d’une embarcation pneumatique, d’une quantité de carburant ainsi que des équipements et du matériel logistiques de navigation maritime, précise la DGSN dans un communiqué.

Les mis en cause ont été placés en garde à vue à la disposition de l’enquête judiciaire menée sous la supervision du parquet compétent, pour élucider les éventuelles ramifications et les complices impliqués dans cette activité criminelle, conclut le communiqué.

Qui est Fatima-Zahra Mansouri, nouvellement élue Maire de Marrakech ?

Ouahbi and Fatima-Zahra Mansouri visit Rehamna province – PAM

Première femme maire élue à Marrakech en 2009, Fatima-Zahra Mansouri vient de décrocher une nouvelle fois la présidence du Conseil de la ville ocre.

Fatima-Zahra Mansouri, née le 3 janvier 1976 à Marrakech, Descendante de l’une des familles les plus connues de Marrakech, Fatima-Zahra Mansouri est la fille de l’ancien Pacha (titre de gouverneur) de Marrakech, Abderrahmane Mansouri.

Avocate de formation, elle est plus connue pour avoir été la première femme maire élue à Marrakech en juin 2009. Elle quitte son poste en 2015 et le retrouve en 2021.

Son premier passage à la tête de la marie avait été marqué par un jugement du tribunal administratif prononcé un mois après son élection, annulant les élections communales au niveau de la circonscription de Ménara. La Cour d’appel administrative avait ensuite rejeté l’ensemble des recours portant sur la remise en cause du processus électoral au niveau de cette circonscription ayant amené la mandataire de la liste additionnelle du Parti authenticité et modernité (PAM), à la tête du Conseil communal de la ville.

Sa carrière politique, cette Avocate de formation, l’a commencé comme conseillère municipale pour le PAM. Un parti où elle occupe, depuis 2016, le poste de présidente du Conseil national.

En 2014, le magazine Forbes l’a classée à la tête des 20 jeunes femmes les plus influentes d’Afrique.

Pour rappel, Fatima-Zahra Mansouri s’est présentée à la présidence du Conseil de la ville de Marrakech, après que son parti ait obtenu la première place, soit 48 sièges dans les cinq arrondissements de la ville, à savoir Gueliz, Menara, Nakhil, Médina et Sidi Youssef Ben Ali, sur un total de 179 composant le Conseil communal.

Qui est Nabila Rmili, la nouvelle maire de Casablanca ?

lesiteinfo.com – 24/09/2021

Elue en début de semaine nouvelle présidente du Conseil communal de Casablanca, Nabila Rmili (RNI) devient à 47 ans la première femme à occuper ce poste à la capitale économique du Royaume.

Née à Casablanca en 1974, Rmili est médecin de formation et titulaire d’un doctorat en médecine générale de la faculté de médecine et de pharmacie de la même ville.

Au début de sa carrière professionnelle, elle a travaillé au service des urgences du Centre hospitalier provincial de Ouazzane, de 2002 à 2005, puis en tant que médecin-chef de l’espace santé des jeunes à la préfecture d’arrondissements Casa-Anfa, entre 2006 et 2010.

Elle a occupé ensuite le poste de déléguée du ministère de la santé à la préfecture d’arrondissements Ben M’sik, entre 2010 et 2014, déléguée du ministère de la santé à la préfecture d’arrondissements Casa-Anfa, entre 2014 et 2017, puis directrice régionale de la santé de Casablanca-Settat, depuis 2017.

Rmili compte à son actif une riche expérience associative et politique. Elle est membre du bureau politique du Rassemblement national des indépendants (RNI), coordinatrice préfectorale du parti, vice-présidente du conseil de la ville de Casablanca, présidente de l’association des professions de la santé du RNI, présidente de l’association marocaine de solidarité et Secrétaire générale de l’association Joud pour la solidarité. La nouvelle présidente du conseil communal de Casablanca est mariée et mère de 2 enfants.

QUI EST ASMAA RHLALOU, PREMIÈRE MAIRE FEMME DE LA VILLE DE RABAT ?

fr.le360.ma – 25/09/2021

Asmaa Rhlalou - RNI - Maire de Rabat

Asmaa Rhlalou, qui a été élue vendredi présidente du Conseil de la ville de Rabat, est née à Rabat où elle a fait carrière en tant que journaliste.

Rédactrice au quotidien l’Opinion (desk économique) depuis 1997, Asmaa Rhlalou est titulaire d’un doctorat en économie et Droit des affaires de l’Université de Perpignan en France (2006).

Elle a entamé sa carrière politique au sein du Parti de l’Istiqlal (PI) depuis 1997 à 2007. Puis elle est devenue membre du Conseil national du Rassemblement national des indépendants. Elle a été élue députée RNI pendant le quinquennat législatif (2016-2021) sur la liste nationale réservée aux femmes à la Chambre des représentants.

Pendant ce mandat, Asmaa Rhlalou était membre de la commission des finances et du développement économique, avant d’occuper le poste de secrétaire au sein du bureau de la Chambre basse.

Rhlalou est aussi membre du Conseil mondial de l’eau, actrice associative dans les questions des femmes en situation de vulnérabilité et vice-président du Festival international des arts et de la culture de Rabat. 

Éruptions volcaniques aux Canaries : Vrai ou faux risque Tsunamique sur le littoral Atlantique ?

par Oussama ABAOUSS – lopinion.ma – 24/09/2021

Les scientifiques qui ont par le passé élaboré les diverses simulations d’éruptions volcaniques aux Canaries n’ont pas exclu la possibilité d’un embrasement qui déchaînerait un tsunami. Invitation à la vigilance…

Éruptions volcaniques aux Canaries : Vrai ou faux risque Tsunamique sur le littoral Atlantique ?

Depuis dimanche dernier, la Nature reprend ses droits dans une partie de l’archipel des îles Canaries. Un demi-siècle après son dernier réveil, le volcan Cumbre Vieja situé, dans le Sud de l’île de La Palma, a entamé un nouvel épisode d’éruption volcanique. Si le phénomène n’a pas fait de morts parmi les populations locales, les dégâts matériels sont impressionnants.

La coulée de lave qui chemine tranquillement vers l’océan a détruit sur son passage près de 154 hectares de terrain et 320 bâtiments. Selon l’Institut volcanologique des Canaries (Involcan), l’éruption du « Vieux Sommet » (traduction littérale : Cumbre Vieja) pourrait durer « entre 24 et 84 jours », avec à la clé d’importantes émanations de gaz et de fumées. Entre 6000 et 11.500 tonnes de dioxyde de soufre sont ainsi recrachées quotidiennement dans l’atmosphère.

Le nuage, qui a déjà atteint les côtes marocaines et la péninsule ibérique, devrait ensuite remonter vers les îles Baléares et le Sud de la France, selon les projections du programme Copernicus.

Le risque de tsunami

Les répercussions de ce phénomène sur le Maroc pourraient cependant s’étendre au-delà des simples nuages de gaz. Face à une catastrophe naturelle dont les forces sont indomptables, les scientifiques prédisent plusieurs scénarios probables dont le pire donne des sueurs froides à l’ensemble des pays de l’Atlantique.

En 2001, un groupe de scientifiques avait développé une théorie qui décrit la possibilité qu’une éruption volcanique violente dans les îles Canaries puisse causer un mégatsunami.

Cette hypothèse se base sur l’existence d’une supposée faiblesse du terrain par endroits autour du volcan. « Un tsunami causé par des éruptions volcaniques se forme théoriquement suite à un glissement de terrain des versants du volcan : un collapse, qui se retrouve dans l’océan.

Le grand volume de la terre qui pénètre dans l’eau provoque une vague proportionnellement équivalente, qui ensuite se propage en s’amplifiant », explique Pr Iz-Eddine El Amrani El Hassani, pétrologue géochimiste à l’Institut Scientifique de Rabat.

Un scénario peu probable

Le postulat cauchemardesque de ce « worst-case scenario » a cependant été démenti plusieurs fois depuis la publication de cette théorie. « Personnellement, je me base sur les données qui nous arrivent au fur et à mesure. Il y a sur place une antenne de l’Institut géographique national espagnol, ainsi que d’autres instituts qui ont des capteurs sur place et qui nous donnent des informations sur la situation. Avant l’éruption, la communauté scientifique a vu venir le phénomène en suivant plusieurs indices que les nouvelles technologies pouvaient mettre en évidence.

Grâce à cela, il a été constaté que la zone d’éruption a une aire très localisée. Le scénario le plus pessimiste est basé sur l’éventualité d’un cataclysme dont la dimension toucherait toute la niche d’arrache ment de la grande masse de l’île. Là, il est évident que nous sommes loin de ce cas de figure puisque les paramètres relayés indiquent une zone très limitée, ce qui explique d’ailleurs que les autorités locales n’ont pas fait évacuer toute l’île », nous explique pour sa part Pr Nacer Jabour, chef de division à l’Institut National de Géophysique.

La vigilance est de rigueur

Selon les dernières informations provenant de cette île peuplée de 85.000 habitants, près de 6 .100 personnes (dont 400 touristes) ont été évacuées depuis le début de l’éruption. Plusieurs vidéos qui ont circulé dans les médias et les réseaux montrent l’impressionnant cheminement de la coulée de lave qui ravage tout sur son passage.

À ce stade, les spécialistes ne sont pas certains que les ruisseaux de magma atteindront l’océan, puisque la vitesse de la lave semble ralentir à un kilomètre par heure. Les responsables canariens estiment que les dégâts provoqués par la catastrophe dépassent déjà les 400 millions d’euros. « Même si tout semble indiquer que les risques de tsunami sont quasiment nuls, il est important de rester vigilant.

C’est d’ailleurs une occasion pour le Maroc de revoir ses dispositifs et protocoles prévus pour prévenir et agir dans de telles situations et aussi d’améliorer le niveau de coordination entre les divers intervenants et parties prenantes », conclut Pr Iz-Eddine El Amrani El Hassani.

Bilan Covid-19 : 1.620 nouveaux cas et 26 décès annoncés ce vendredi

par Nabila Bakkass – lematin.ma – 24/09/2021

Ph: Saouri.

Le ministère de la Santé a recensé durant les dernières 24 heures 1. 620 nouveaux cas d’infection au Covid-19, ce qui porte à 927.127 le nombre total des cas de contamination. 19.129nouveaux tests ont été effectués, portant le nombre total à 8.680.698 depuis le début de la pandémie. Le taux de positivité passe à 8,46%

Quant au nombre de personnes déclarées guéries, celui-ci s’est élevé à 2.162 avec 895.434 nouvelles rémissions ce vendredi, indique la même source, notant que le taux de rémission a atteint 96,6%.

Le ministère a également annoncé 26 nouveaux décès enregistrés durant ces dernières 24 heures. Le nombre de morts du nouveau coronavirus s’établit ainsi à 14.102et le taux de létalité à 1,5%.

Concernant les cas actifs encore sous traitement ou suivi médical, le ministère fait savoir que leur nombre a atteint 17.591 personnes (-568), dont 1.222 cas graves (-61). Il a souligné en outre que le taux d’occupation des lits de réanimation Covid est passé à 23,3%.

Le nombre de bénéficiaires de l’opération de vaccination a atteint 21.873.313 (+133.966) pour la première dose et 18.300.124 (+172.075) pour la deuxième.

Voici dans le détail la répartition géographique des nouveaux cas par régions et provinces :

  • 565 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 136 à Kénitra, 129 à Salé, 97 à Skhirate-Témara, 96 à Rabat, 53 à Sidi Kacem, 49 à Sidi Slimane et 5 à Khémisset.
  • 541 cas à Casablanca-Settat : 306 à Casablanca, 58 à Sidi Bennour, 58 à Mohammedia, 33 à Nouaceur, 27 à Berrechid, 24 à El Jadida, 16 à Médiouna, 15 à Settat et 4 à Benslimane.
  • 149 cas à l’Oriental : 66 à Oujda-Angad, 39 à Nador, 30 à Berkane, 7 à Guercif, 6 à Taourirt et 1 à Figuig.
  • 118 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceima ; 48 à Tanger-Assilah, 28 à Tétouan, 21 à M’Diq-Fnideq, 8 à El Hoceima, 7 à Chefchaouen, 4 à Larache, 1 à Ouezzane et 1 à Fahs Anjra.
  • 50 cas à Marrakech-Safi : 6 à El Kelâa des Sraghna, 5 à Youssoufia, 3 à Essaouira, 1 à Chichaoua et 1 à Rehamna.
  • 48 cas à Beni Mellal-Khénifra : 20 à Khouribga, 15 à Béni Mellal, 8 à Khénifra et 5 à Fquih Ben Salah.
  • 39 cas à Fès-Meknès : 16 à Fès, 10 à Taza, 7 Meknès, 3 à Sefrou, 2 à Taounate et 1 à El Hajeb.
  • 32 cas à Laâyoune- Sakia El Hamra : 25 à Laâyoune et 7 à Es-Semara.
  • 28 cas à Souss-Massa : 9 à Agadir-Ida-Ou-Tanane, 8 à Inezgane-Ait Melloul, 7 à Tiznit et 4 à Taroudant.
  • 22 cas à Dakhla-Oued Eddahab : La totalité des cas a été enregistré à Oued Ed-Dahab.
  • 18 cas à Guelmim-Oued Noun : 8 à Guelmim, 4 à Sidi Ifni, 3 à Tan Tan et 3 à Ass-Zag.
  • 10 cas à Drâa-Tafilalet : 7 à Errachidia, 2 à Zagora et 1 à Tinghir.

Nouveaux maires: des femmes à la tête de trois grandes villes, une première au Maroc !

h24info.ma – 24/09/2021

Trois grandes villes marocaines seront dirigées par des femmes à l’issue des élections du 8 septembre, une première dans le royaume.

Vendredi, Asmaa Rhlalou, 52 ans, est devenue la première maire de Rabat. « C’est un jour historique pour la ville des lumières, Rabat » s’est exclamée la candidate du Rassemblement national des indépendants (RNI), après son élection vendredi par le conseil municipal dans la capitale, qui compte près de 550.000 habitants.

Asmaa Rhlalou

Quatre jours plus tôt, le 20 septembre, une autre candidate du RNI, Nabila Rmili, 47 ans, a été élue, pour la première fois aussi, à la tête de Casablanca et ses 3,5 millions d’habitants.

Nabila Rmili

Leur parti (RNI) -piloté par l’homme d’affaires Aziz Akhannouch- a triomphé aux élections, arrivant en tête aux législatives, régionales et communales.

A Marrakech, capitale touristique du pays (1,3 millions d’habitant), c’est l’élue du Parti authenticité et modernité (PAM), Fatima Zahra Mansouri, 45 ans, qui dirigera la mairie, retrouvant un poste qu’elle avait déjà occupé entre 2009 et 2015.

Fatima Zahra Mansouri

Le PAM est arrivé en deuxième position aux législatives et communales et troisième aux régionales..

Par ailleurs, M. Akhannouch, chef du RNI le chef du gouvernement désigné, a été élu vendredi à la tête de la ville touristique Agadir, son fief où il était l’unique candidat.

Les universités confrontées à l’explosion du nombre d’étudiants

par Laila Zerrour – aujourdhui.ma – 24/09/2021

Les universités confrontées à l’explosion  du nombre d’étudiants

Plus de 275.000 nouveaux inscrits au titre de l’année 2020-2021

Les nouveaux bacheliers sont toujours aussi nombreux à rejoindre les universités à accès ouvert. Les derniers chiffres publiés par le ministère de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique font état d’une hausse de 34,6% des nouveaux inscrits en accès ouvert. Ainsi, les nouveaux inscrits dans les universités publiques au titre de l’année 2020-2021 se sont chiffrés à 275.204 dont 246.875 pour les établissements à accès ouvert et seulement 28.329 pour les établissements à accès régulé. L’effectif global des étudiants a atteint 989.899 contre 921.944 en 2019-2020. Dans les établissements à accès ouvert, leur nombre s’est établi à 858.502 en 2020-2021 et à 131.397 pour les établissements à accès régulé.

Rappelons que leur nombre s’est établi à 800.492 en 2019-2020 pour l’accès ouvert et à 121.452 pour les établissements à accès régulé. Signalons que l’effectif global des étudiants en cycle normal est de 902.763. Leur nombre est de 49.188 pour le cycle master. Quant au nombre d’étudiants inscrits en doctorat, ceux-ci se sont chiffrés à 37.948. Par ailleurs, le taux de scolarisation des 18-22 ans ne cesse d’augmenter d’année en année. Celui-ci est passé de 39,9% au titre de l’année 2019-2020 à 42,7% en 2020-2021. Il est à noter que cinq universités comptent le plus grand nombre de nouveaux inscrits et d’étudiants. En tête on retrouve l’Université Ibn Zohr d’Agadir qui compte 36.356 nouveaux inscrits et dont l’effectif global des étudiants est de 134.699. En seconde position, on retrouve l’Université Hassan II de Casablanca avec 35.004 nouveaux inscrits et un nombre global d’étudiants établi à 125.377. Viennent ensuite l’Université Abdelmalek Essâdi de Tétouan (120.005 étudiants dont 29.631 nouveaux inscrits), l’Université Sidi Mohammed Ben Abdellah de Fès (101.111 étudiants dont 29.736 nouveaux inscrits) et l’Université Mohammed V de Rabat (84.986 étudiants, 28.060 nouveaux inscrits).

Une capacité d’accueil globale de 521.187 places

La capacité d’accueil globale en termes de places physiques dans les universités marocaines est de 521.187 dont 349.184 places pour les établissements à accès ouvert et 172.003 pour les établissements à accès régulé. L’année précédente, cette capacité était de 518.896 places dont 353.116 pour les établissements à accès ouvert et 165.780 pour les établissements à accès régulé. Parmi les universités qui ont les plus grandes capacités d’accueil figure en tête l’Université Ibn Zohr d’Agadir avec une capacité de 77.496 places. On retrouve ensuite l’Université Hassan II de Casablanca (70.005 places), l’Université Sidi Mohammed Ben Abdellah de Fès (60.680), l’Université Mohammed V de Rabat (58.488), Cadi Ayyad de Marrakech (46.121), Tétouan (44.468), Moulay Ismail de Meknès (43.122).

Evolution de la capacité d’accueil en physiques : priorité à l’accès régulier

3.286 enseignants-chercheurs recrutés de 2017 à 2020

Alors que le nombre des étudiants ne cesse d’augmenter, le secteur est toujours confronté à un manque de ressources humaines. Selon les statistiques du ministère, le nombre des enseignants permanents dans les universités publiques s’élève à 15.325 en 2020-2021 contre 14.964 en 2019-2020. Parmi les 15.325 enseignants, on relève 8.753 dans les établissements à accès ouvert, 6.457 dans les établissements à accès régulé et 115 dans les Instituts de recherche scientifique. L’Université Mohammed V de Rabat regroupe le plus grand nombre d’enseignants (2.468). Viennent ensuite l’Université Hassan II de Casablanca (2.245), Sidi Mohammed Ben Abdellah (1.711), Cadi Ayyad Marrakech (1.649), Ibn Zohr Agadir (1.414), Abdelmalkek Essaadi (1.261), Moulay Ismail (1.073). De 2017 à 2020, 3.286 enseignants-chercheurs ont été recrutés dont 779 en 2016, 153 en 2017, 1.059 en 2018, 969 en 2019 et 1.105 en 2020.

Recrutements effectifs/an

24 nouveaux établissements ouverts depuis 2017

Depuis 2017 à 2021, 24 nouveaux établissements ont ouvert leurs portes dont 14 dans l’accès régulé et 10 dans l’accès ouvert. Leur nombre est ainsi passé de 124 à 148. Il y a lieu de relever que 2 nouveaux établissements ont ouvert en 2017-2018, 3 en 2018-2019, 13 en 2019-2020 et 6 en 2020-2021.

Nouveaux établissements ouverts par année

Agadir: perquisition policière dans un centre de massage

lesiteinfo.com – 24/09/2021

Les services sécuritaires de la ville d’Agadir ont interpellé la propriétaire d’un centre spa et de de massage, sis quartier Talborjt, suite aux nombreuses plaintes de citoyens riverains de l’établissement incriminé.

Cette interpellation a eu lieu jeudi 23 septembre courant, après la perquisition policière dans ledit centre. Et plusieurs clients, ainsi que des employées, ont aussi été arrêtés, après avoir été surpris en flagrant délit d’ébats  sexuels. Tout ce « beau » monde, pris sur le fait, est l’objet de l’enquête judiciaire d’usage dans ce cas de figure.

Selon les informations en possession de Le Site info, l’intervention des services sécuritaires d’Agadir dans ce salon spa est survenue après la découverte des véritables activités de ce dernier, n’ayant rien à voir avec les prestations habituelles et légales d’un tel établissement.

Gestion communale : Agadir en marche pour le changement

par Malika Alami – lavieeco.com – 24/09/2021

AZIZ AKHANNOUCH ET SON ÉQUIPE PRENNENT LES RÊNES DU CONSEIL DE LA VILLE. UNE STRATÉGIE ET DES PROJETS POUR FAIRE DE LA VILLE UNE BELLE MÉTROPOLE ATTRACTIVE. LE PDU EST UN DES CHANTIERS PRIORITAIRES À POURSUIVRE ET FAIRE ABOUTIR.

Le nouveau visage du conseil de la ville est désormais connu. Sans surprise, Aziz Akhannouch du Rassemblement National des Indépendants (RNI) a été élu ce vendredi matin président du Conseil communal d’Agadir. Lors d’une session plénière, en présence des autorités locales, M. Akhannouch, candidat unique au poste de président, a obtenu 51 voix sur les 61 que compte la collectivité. La liste des dix vice-présidents proposée par le nouveau président, ainsi que les candidats aux postes de secrétaire et secrétaire adjoint du conseil ont aussi été élus avec une très large majorité, avec respectivement 53, 54 et 55 voix en leur faveur. En une heure chrono, l’assemblée élective était bouclée, initiant ainsi un renouveau pour la ville et de nouvelles perspectives. La nouvelle composition du bureau du Conseil de la ville dans lequel, outre le RNI, le PAM, le PI et l’USFP sont aussi représentés, laisse entrevoir une gestion sereine et équilibrée, répondant aux résultats exprimés par les urnes.
Pour le nouveau président du Conseil de la ville, cette assemblée élective fut un moment mémorable empreint d’émotion. En tant que fils de la région cela représente fort beaucoup pour lui. M. Akhannouch a ainsi réitéré ses engagements de répondre aux attentes des citoyens de la ville pour laquelle il a de grandes ambitions. Dans une allocution adressée à la Presse, il a rappelé les besoins de la ville et sa détermination à en faire une métropole équilibrée et attractive. Pour ce faire, le nouveau maire d’Agadir a avancé vouloir agir sur la base d’une stratégie qui devrait être dévoilée bientôt. Le chantier du plan de développement urbain lancé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en février 2020 est une des priorités à poursuivre et faire aboutir dans les échéances annoncées.
Pour rappel, le RNI est arrivé en tête des élections communales du 8 septembre dernier au niveau de la commune d’Agadir, en remportant 29 sièges sur un total de 61. Le Parti Authenticité et Modernité a occupé la 2ème place avec 6 sièges, suivi du Parti Justice et développement et de l’Union socialiste des forces populaires avec 5 sièges chacun, tandis que la parti de l’Istiqlal s’est placé en 5ème position avec 4 sièges. D’autres formations politiques se sont partagées les 12 autres sièges restants de la commune.
Après la composition du nouveau bureau, il s’agira aujourd’hui de traduire le programme électoral en plan d’action communal et de relever le défit du budget à cet effet. Il s’agit pour cela de créer une synergie entre tous les intervenants concernés par le développement urbain de la cité, les moyens financiers de la commune étant limités. Le bureau sortant ayant aussi engagé la Commune dans plusieurs lignes de crédits pour le financement du PDU. L’adhésion et la mobilisation de la société civile est aussi très importante. C’est en effet main dans la main qu’élus et population pourront avancer vers le changement.

Présentation chez Sodisma Agadir du nouveau Dacia Sandero

Autonews.fr :

Nouveau carton assuré pour Dacia avec la troisième génération de sa citadine Sandero ? A priori, oui ! La branche “low-cost” du groupe Renault a totalement mis à jour sa citadine et ses dérivées Stepway ainsi que Logan (non commercialisée en France). Les nouveautés stylistiques et techniques sont nombreuses. Dacia s’appuie en effet sur la nouvelle plateforme CMF-B pour la Sandero millésime 2021, une base technique qui est déjà utilisée pour la dernière Clio et la deuxième génération du Captur. Un choix imposé par les normes d’émission de CO2.

Photo M. Terrier

Sur le plan esthétique, cette nouvelle Sandero fait un grand pas en avant vers la modernité avec des feux à LED en double Y à l’avant et des feux arrière mieux dessinés, plus fins. La hausse de la qualité perçue attendue de pied ferme dans l’habitacle de la Sandero est bien présente, avec des plastiques qui font bonne impression et des inserts en tissu sur la planche de bord comme dans les portières. Les commandes de clim, les nouvelles grilles d’aération et l’écran central flottant haut perché participent également à l’impression de montée en gamme.

Photo M. Terrier

La finition Stepway devient une déclinaison à part entière, poussée par les 65% de clients français qui la choisissent. Elle se distingue encore plus de la citadine standard pour cette troisième génération de Sandero. Son look baroudeur est renforcé par un capot nervuré et des protections en plastique tout autour de la carrosserie tandis qu’elle se dispense du plus petit moteur d’entrée de gamme.

Photo M. Terrier

Côté motorisations justement, la gamme de la nouvelle Sandero se compose d’un trois cylindres 1.0 essence atmosphérique (SCe) de 65 ch et d’une version suralimentée (TCe) de ce moteur, développant 90 ch. Une troisième déclinaison de 100 ch est proposée, elle est compatible avec le GPL (Eco-G). L’autonomie cumulée de cette version est annoncée à 1 300 km avec les pleins, grâce à un réservoir de GPL supplémentaire de 40 litres à la place de la roue de secours. Une solution véritablement économique dans l’esprit de la marque Dacia. La plupart des moteurs sont associés à une boîte manuelle mais le TCe 90 en finition Confort peut également adopter une boîte automatique à variation continue CVT moyennant 1 400 € de plus. Les prix de la Dacia Sandero de troisième génération débutent à partir de 8 690 €.

Du côté des ventes, cette nouvelle version s’annonce déjà comme un immense succès. En effet, sur le seul mois de janvier 2021, Dacia a écoulé 7.249 exemplaires. La Sandero de 3e génération monte sur la deuxième marche du podium des ventes du mois dernier derrière la Peugeot 208 mais devant la Clio 5 !

Vous pouvez la découvrir chez Sodisma Agadir où elle sera encore en exposition demain samedi !

Institut Français d’Agadir, Cinéma : « Le Discours »

Le 25 septembre 2021, projection du Film « Le Discours » dans la salle de spectacle de la Chambre de Commerce d’Industrie et de Services de Souss Massa à 19 Heures.

Comédie de Laurent Tirard
Avec Benjamin Lavernhe, Sara Giraudeau, Kyan Khojandi.


Adapté du roman de Fabcaro
France, 2020, 1h28

Synopsis :
Coincé à un repas de famille qui lui donne des envies de meurtre, Adrien attend. Il attend que Sonia réponde à son sms et mette fin à la « pause » qu’elle lui fait subir depuis un mois. Et voilà que Ludo, son futur beau-frère, lui demande de faire un « petit » discours pour le mariage ! Adrien panique. Mais si ce discours était finalement la meilleure chose qui puisse lui arriver ?

“Tout sonne juste dans cette fantasmagorie drolatique. Courez voir et entendre Le Discours. Incontournable.” Culturebox

“Un film aux trouvailles de mise en scène formidables et solides.” Bande à part

Fruits rouges : la profession redoute un effondrement des recettes à l’export 

par Abdelaziz Ghouibi – medias24.com – 23/09/2021

Le renchérissement des intrants et de la logistique que les opérateurs ne peuvent répercuter sur leurs prix de vente, inquiètent la profession.

« Au total, le surplus du coût de production et des frais d’approche est estimé à 30% », précise Amine Bennani, président de l’Association des producteurs des fruits rouges. L’augmentation concerne le plastique de couverture des serres, l’armature, le transport de la main d’œuvre ainsi que celui des marchandises exportées. Le tout taxé au taux de TVA le plus élevé.

« Par conséquent, si une hausse de la production est attendue, celle de la recette ne sera pas au rendez-vous », anticipe un gros producteur de la région de Larache. D’ailleurs, la même situation a été vécue lors de la dernière campagne.

Les volumes exportés lors de la campagne qui a pris fin en mai dernier avaient atteint 182.200 tonnes, contre 170.000 tonnes la saison précédente, mais les prix n’ont pas suivi la tendance haussière des intrants et autres frais d’approche – ce qui a tiré la recette des producteurs et exportateurs vers le bas. Et il est à craindre que le même scénario se produise, lors de la prochaine campagne dont les cultures sont en cours d’installation (fraise et framboise), d’autant que les professionnels s’attendent à une augmentation de la production, en particulier des myrtilles dont les nouvelles plantations devraient entrer en production cette année. Selon l’interprofession, entre 300 et 400 ha sont plantés annuellement avec ce petit fruit rouge.

L’espoir d’un rebond de la filière des fraises

Pour ce qui est de la fraise, dont l’installation devrait se terminer d’ici fin octobre prochain, les mêmes superficies que la campagne écoulée seront probablement reconduites.

Néanmoins, l’espoir reste de mise quant à la reprise de la filière, avec le recul de la pandémie de Covid-19 et l’atténuation de ses impacts sur la conjoncture internationale, en particulier la flambée des cours des intrants.

« Toujours est-il que les cultures des petits fruits rouges accrochent », concède un grand producteur et exportateur de la région de Larache. Car le Maroc dispose d’atouts indéniables pour assurer des produits de contre-saison par rapport aux pays d’exportation, explique-t-on. D’ou le développement fulgurant de ces cultures dans les zones tempérées froides. Il s’agit en particulier des fraises, framboises et myrtilles. Et rares sont les pays qui maîtrisent leur itinéraire technique, surtout pour les productions hors saisons qui commencent en novembre et se terminent en mai de l’année d’après.

Sur les cinq dernières années, la filière a poursuivi son développement, pour couvrir une superficie d’environ 10.000 ha. Au total, le Maroc compte près de 600 exploitations de fraisier dont la superficie varie de 0.2 à 70 ha.

La fraise continue de dominer avec 40% de la superficie. Elle est suivie de près par la framboise et la myrtille qui connaissent une évolution exponentielle. A noter que les deux tiers des superficies se trouvent à Larache, dans la région de Loukkous, suivie par la région de Souss-Massa, qui concentre 30% de la superficie totale.

La filière dispose également d’un outil de valorisation et de conditionnement à la pointe du progrès. Au total, 62 unités (congélation, emballage et conditionnement) sont installées dans les différentes régions de production.

Aziz Akhannouch élu nouveau maire d’Agadir

par Yahya Benabdellah – medias24.com – 24/09/2021

Sans surprise, le conseil communal d’Agadir nouvellement élu, a porté ce vendredi à sa présidence, Aziz Akhannouch, président du RNI et chef du gouvernement désignée.

Aziz Akhannouch, qui a été candidat unique lors de cette élection, a réuni 51 voix en sa faveur. Les élections communales du 8 septembre à Agadir ont donné le RNI largement en tête, en décrochant 29 sièges sur les 61 que compte le conseil.

Légalement, rien n’empêche le chef du gouvernement à accumuler sa fonction dans l’exécutif en même temps avec la présidence d’une commune.

Rappelons que samedi dernier, la présidence du conseil régional du Souss-Massa est aussi revenue au RNI, en la personne de Karim Achengli.

Maroc : Alertes sur la prospection clandestine dans les sites d’art rupestre

yabiladi.com – 23/09/2021

Neuf organisations de protection des sites rupestres au Maroc ont alerté récemment sur des travaux non-autorisés dans les provinces du sud. A Assa Zag et à Tata, les mêmes spécialistes étrangers se rendent sur les lieux depuis des années et à plusieurs reprises, pour leur prospection et leurs études, en infraction avec les procédures administratives.

Depuis quelques jours, neuf associations et centres d’études travaillant sur la protection des sites rupestres ont appelé les ministères de la Culture et de l’Intérieur à intervenir à Assa Zag et à Tata, où un archéologue français (A.R.) mène des recherches, des travaux de prospection et des fouilles sans l’autorisation des services compétents. Dans un communiqué parvenu à Yabiladi, les signataires ont alerté que le concerné agit depuis plusieurs années, sans être inquiété par la justice.

En 2016, l’archéologue a été arrêté pour les mêmes raisons mais relâché sans suites. Il avait été signalé par le ministère de la Culture, mais les procédures sont restées au point mort. Sur la base de ses recherches non-autorisées, il a produit des articles savants, des études et des livres, dont notre rédaction détient copies et où l’auteur reconnaît avoir effectué des prélèvements de pièces. Chercheur en archéologie et président du Centre de recherche Es-Sakia El Hamra pour la protection des antiquités et la valorisation du patrimoine, Mustapha El Hamri rappelle que le concerné avait réalisé sa thèse de doctorat sur le Grand Atlas, en guise de seule recherche pour laquelle il aurait obtenu les autorisations de fouilles nécessaires.

«Par la suite, il a publié un ensemble d’études sur les sites de gravure et sur les anciennes civilisations du Maroc, surtout qu’il est spécialisé dans l’histoire rupestre. Sauf qu’il a toujours travaillé sans autorisation», a déclaré à Yabiladi le chercheur, dont l’organisation est signataire de l’appel.

Des études prônant la thèse séparatiste

«Jusqu’à une certaine époque, la société civile n’était pas assez forte et il n’y avait pas beaucoup de recherches marocaines dans ce domaine, donc ce chercheur profitait du vide pour agir sans contraintes. Mais à travers les décennies, les choses ont changé», a souligné Mustapha El Hamri. Il explique qu’«aujourd’hui, nous sommes dotés d’un Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine (INSAP) à Rabat, d’associations de chercheurs, de branches spécialisées au niveau des facultés, riches d’universitaires de renom, donc la recherche dans les filières du patrimoine et de l’Histoire s’est organisée, du point de vue académique autant que législatif».

«Chaque fouille archéologique, prospection ou prélèvement de pièce à des fins de recherches est soumis à une autorisation que le ministère de la Culture accorde aux chercheurs nationaux comme aux étrangers. Ceci implique que les scientifiques venus d’ailleurs s’associent avec leurs homologues marocains, et que les résultats de leurs études soient partagés avec la partie marocaine. Dans le cas présent, nous ignorons pourquoi cet archéologue fait abstraction de toutes ces procédures.»Mustapha El Hamri

Consacré aux espaces rupestres d’Es-Sakia El Hamra, un des livres du chercheur incriminé a été consulté par Yabiladi. L’auteur y décrit ses sites de recherche dans le Sahara, dont «une partie est occupée par le Maroc et l’autre sous le contrôle du Polisario, constituant momentanément le territoire de la République arabe sahraouie démocratique» (sic). Ce parti pris interpelle les signataires sur les motivations politiques quant à son engouement pour la recherche dans ces lieux, mais aussi sur les raisons de ses contournements de la loi et sur «la couverture dont il bénéficierait depuis tant d’années». «Cette méthodologie est problématique à plusieurs égards. Du point de vue scientifique d’abord et en tant que chercheurs en archéologie, nous ne nous basons pas sur des frontières politiques existantes ou fictives, mais sur l’étendue géographique de l’espace sujet de l’étude», conteste Mustapha El Hamri.

Selon les signataires de l’appel, le chercheur en question aurait rassemblé plusieurs milliers pièces archéologiques, sur les décennies durant lesquelles il a sillonné différents lieux rupestres du sud du Maroc. «Tout ceci est formellement interdit s’il ne s’engage pas à remettre les pièces à la fin de ses recherches. Il y a quelques années, il ramenait même ses étudiants depuis l’étranger pour faire des stages sur les sites préislamiques, sans s’associer à des partenaires administratifs, institutionnels et académiques marocains comme l’exige la loi», a insisté le président du centre.

Des soupçons de pillage des sites rupestres

Dans ses livres, A.R. décrit aussi toutes ses étapes de recherche, y compris les prélèvements effectués. «Nous soupçonnons que de cette manière, il a contourné plusieurs services et réussi à faire sortir du territoire national un nombre important d’objets archéologiques qu’il collectionne en France, comme il l’écrit d’ailleurs dans ses publications, probablement pour constituer son propre musée», s’inquiète notre interlocuteur.

A la suite de la sortie des neuf signataires, Yabiladi a appris que le Centre national du patrimoine rupestre (CNPR) à Agadir a été notifié du cas de l’archéologue par le biais des services du ministère de la Culture. «Les administrations locales et régionales ont été informées que le chercheur n’a pas d’autorisation et que ses travaux de prospection ne peuvent se faire sans un document officiel», a confirmé le directeur du CNPR à notre rédaction.

«Nous souhaitons que des mesures fermes soient prises et que cela serve d’exemple à tous les autres chercheurs étrangers qui pillent nos sites historiques depuis des années pour enrichir leurs musées en Europe, notamment aux Pays-Bas. Nous appelons d’ailleurs à la restitution de toutes les pièces que cet individu a pu faire sortir et de toutes celles que d’autres archéologues ont emmenées dans leurs pays.»Mustapha El Hamri

Le spécialiste relève la difficulté que pose par ailleurs le contrôle sur ces sites. A titre d’exemple et dans la région d’Es-Semara, «15 sites seulement sur plus de 89 sont classés et protégés». La plupart de ces espaces se trouvent en plein air et sont faciles d’accès, «ce qui est une arme à double tranchant», selon Mustapha El Hamri. «Autant il est important que ces lieux soient accessibles à tous pour faire connaître de patrimoine, favoriser la recherche scientifique et le tourisme culturel, autant leur préservation passe aussi par la mise en œuvre d’outils pour éviter leur déperdition, qui s’illustre notamment par la destruction ou le prélèvement de pièces sans les restituer».

Aziz Akhannouch, nouveau chef du gouvernement : Les secrets d’une remontada

par Wissam El Bouzdaini – maroc-hebdo.press.ma – 23/09/2021

Ses adversaires l’accusent d’avoir littéralement acheté l’élection, mais nul doute que la première place de son parti aux législatives est due à bien plus que cela.

Aziz Akhannouch est un homme en mission. Retraité, un temps, de la vie politique, après avoir annoncé en mai 2016 qu’il n’avait pas l’intention de faire plus de deux mandats aux commandes du département de l’Agriculture -il aura donc fini par en faire un troisième dans le gouvernement Saâd Eddine El Othmani-, le président du Rassemblement national des indépendants (RNI) était expressément revenu dans le “game” pour faire revivre au parti de la colombe une ivresse qu’il n’avait plus connue depuis l’époque de sa fondation à la fin des années 1970: celle de mener le gouvernement.

Installé à la tête de la formation quelque trois semaines après sa débâcle aux législatives du 7 octobre 2016, où elle n’était arrivée que quatrième en perdant, au surplus, quinze de ses sièges au parlement, celui qui vient par ailleurs de se retirer de la gestion du groupe Akwa, dont il occupait jusqu’alors le poste de président-directeur général, aura donc réussi son pari de faire revenir d’entre les limbes un monstre politique depuis si longtemps endormi.

Ses adversaires, et ils sont notamment nombreux dans les rangs du Parti de la justice et du développement (PJD), victime collatérale de son succès, l’accusent d’avoir littéralement acheté son élection, et il est vrai que M. Akhannouch n’a pas vraiment été regardant, au cours des cinq dernières années, sur la dépense: sur le réseau social Facebook seulement le RNI avait dépensé, au 12 septembre 2021, 336.970 dollars (un peu plus de trois millions de dirhams), contre par exemple 36.789 dollars seulement pour son premier poursuivant, le Parti de l’Istiqlal (PI), soit près de dix fois moins.

Mais réduire le seul mérite de M. Akhannouch à sa fortune, estimée à quelque deux milliards de dollars par le bimensuel américain de référence Forbes, n’en reste pas moins sinon spécieux, du moins réducteur, car cela omet un autre élément non moins essentiel: l’indéniable travail de terrain qu’il a, depuis son investiture à la présidence du RNI, mené pour relancer le parti. Pas très porté, comme certains de ses compères chefs de parti, sur l’idéologie, ce qui lui a notamment évité de s’empêtrer dans la querelle sans issue opposant modernistes et islamistes qui avait valu deux fois sa perte au Parti authenticité et modernité (PAM) face au PJD, M. Akhannouch a dès le départ choisi d’inscrire son action dans un cadre pratique, si ce n’est terre-à-terre.

Son coup d’éclat, si l’on peut dire, aura été son opération “100 villes, 100 jours”, consistant comme son nom l’indique à se rendre en cent jours seulement dans cent villes du Royaume mais qu’il a finalement dû arrêter à sa cinquante-huitième étape seulement, apparition des premiers cas de Covid-19 sur le territoire national oblige. Il s’est toutefois un peu rattrapé en effectuant, début juin 2021, une nouvelle tournée dans les cinq régions de Souss-Massa, de Marrakech- Safi, de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, de l’Oriental et Casablanca-Settat. Objectif à chaque fois: de se mettre à l’écoute du citoyen marocain et de ses griefs, et savoir quoi lui proposer exactement pour les surmonter.

Ce seront alors cinq engagements qui seront pris, à savoir la création d’un revenu de dignité pour les seniors; le garantissement de la sécurité sociale pour tous les travailleurs; l’extension de l’assurance maladie pour tous, en particulier les inactifs; l’offre d’un soutien aux personnes en situation de handicap tout au long de la vie; et le versement des allocations familiales pour chaque enfant. Sans compter un chapelet de vingt-cinq mesures non moins ambitieuses et dont le RNI est tellement sûr qu’il est en capacité de les mettre en oeuvre que le membre du bureau politique du parti et ancien ministre Rachid Talbi Alami avait demandé, au cours de la tournée de juin 2021, à ce que les siens soient chassés avec des jets de pierre si tel n’était pas le cas dans les cinq ans.

Caractère pragmatique
M. Akhannouch n’aura, ainsi, fait exception à lui-même que par le truchement de la tribune qu’il avait publiée dans différents médias nationaux en avril 2020 pour s’opposer au “discours donnant la priorité aux recettes de l’Etat et posant l’équation aujourd’hui en termes de dualité entre le sauvetage de l’Etat ou celui des entreprises”, en faisant certainement allusion aux velléités austéritaires du ministre de l’Économie et également RNIste, Mohamed Benchaâboun. Mais là aussi, les propositions dont il s’était fendu n’en avaient pas moins eu un caractère pragmatique, appelant entre autres à “maintenir sous perfusion la demande et le pouvoir d’achat”. Et il faudra sans doute s’attendre qu’au cours de son mandat de Chef de gouvernement, M. Akhannouch reste fidèle à lui-même, “agharas, agharas” comme il aime à le répéter dans le parler berbère de sa région ancestrale du Souss, c’est-à-dire sans circonlocutions.

Le Souss, justement, la nouvelle deuxième personnalité de l’État ne manque jamais, au cours de ses interventions publiques, d’y faire référence, et à l’envi. Il dit y puiser son sens de la témérité, qui, dans le monde des affaires dans lequel sont notablement reconnus les Soussis, lui a notamment permis de faire passer Akwa de holding d’envergure nationale à véritable géant pétrolier africain, mais sans doute faut-il plus voir ici une référence particulière à son père, Ahmed Oulhaj Akhannouch.

Ce dernier, décédé au milieu des années 1990 la quatre-vingtaine bien entamée, continue ainsi encore et toujours de susciter l’admiration de l’unique fils qui lui a survécu après le séisme ayant frappé le 29 février 1960 la ville d’Agadir, où la famille était alors installée: self-made-man parti de son patelin natal d’Aguerd Oudad, non loin de la ville de Tafraout, jusqu’à Casablanca, celui qu’on appelle “El Haj” s’était, à 23 ans seulement, mis à construire un véritable petit empire commercial dans la cité blanche au début des années 1930.

M. Akhannouch père sera aussi, et surtout, plus tard, un des principaux bailleurs de fonds du Mouvement national réclamant l’indépendance de la France et de l’Espagne, ce qui lui vaudra d’ailleurs bien des ennuis avec l’administration coloniale.

Revendiquant lui aussi cette même fibre patriotique, M. Akhannouch aura sans doute à coeur de servir, tout au long de son mandat, du mieux possible son pays, lui qui, aussitôt désigné le 10 septembre 2021 par le roi Mohammed VI au palais royal de la ville de Fès, s’était engagé à “mettre en oeuvre les grands chantiers et stratégies de Sa Majesté le Roi, ainsi que les futurs programmes gouvernementaux”. Dont acte.

Covid-19 : 1.583 cas confirmés en 24H, plus de 18 millions de personnes complètement vaccinées

par Mohamed Sellam – lematin.ma – 23/09/2021

Covid-19 : 1.583 cas confirmés en 24H, plus de 18 millions de personnes complètement vaccinées

Le ministère de la Santé a recensé durant les dernières 24 heures 1.583 nouveaux cas d’infection au Covid-19, ce qui porte à 925.507 le nombre total des cas de contamination. 18.323 nouveaux tests ont été effectués, portant le nombre total à 8.661.569 depuis le début de la pandémie. Le taux de positivité passe à 8,63%

Quant au nombre de personnes déclarées guéries, celui-ci s’est élevé à 893.272 avec 2.538 nouvelles rémissions ce jeudi, indique la même source, notant que le taux de rémission a atteint 96,5%.

Le ministère a également annoncé 36 nouveaux décès enregistrés durant ces dernières 24 heures. Le nombre de morts du nouveau coronavirus s’établit ainsi à 14.076 et le taux de létalité à 1,5%.

Concernant les cas actifs encore sous traitement ou suivi médical, le ministère fait savoir que leur nombre a atteint 18.159 personnes (-991), dont 1.283 cas graves (-4). Il a souligné en outre que le taux d’occupation des lits de réanimation Covid est passé à 24,4%

Le nombre de bénéficiaires de l’opération de vaccination a atteint 21.739.347 (+159.015) pour la première dose et 18.128.049 (+184.462) pour la deuxième.

Voici dans le détail la répartition géographique des nouveaux cas par régions et provinces :

  • 569 cas à Casablanca-Settat : 409 à Casablanca, 31 à Settat, 29 à Mohammedia, 27 à El Jadida, 18 à Nouaceur, 14 à Berrechid, 11 à Sidi Bennour, 27 à Mediouna et 3 à Benslimane.
  • 430 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 105 à Skhirate-Témara, 102 à Rabat, 77 à Kénitra, 61 à Salé, 63 à Khémisset, 13 à Sidi Kacem et 9 à Sidi Slimane.
  • 166 cas à l’Oriental : 61 à Berkane, 43 à Oujda-Angad, 30 à Nador, 17 à Taourirt, 7 à Guercif, 4 à Jerada, 3 à Driouch et 1 à Figuig.
  • 133 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceima : 19 à Tanger-Assilah, 49 à Tétouan, 33 à Ouezzane, 6 à Chefchaouen, 7 à Mdiq-Fnideq, 11 à Al Hoceïma et 8 à Larache.
  • 89 cas à Marrakech-Safi : 38 à Marrakech, 29 à El Kelâa des Sraghna, 14 à Safi, 3 à Youssoufia, 2 à Rhamna et 3 à Essaouira.
  • 49 cas à Beni Mellal-Khénifra : 25 à Fquih Ben Salah, 12 à Khouribga, 8 à Beni Mellal, 2 à Azilal et 2 à Khénifra.
  • 35 cas à Fès-Meknès : 16 à Fès, 12 à Taza, 2 à Meknès, 2 à Taounate, 1 à El Hajeb et 2 à Sefrou.
  • 33 cas à Souss-Massa : 16 à Agadir-Ida-Ou-Tanane, 6 à Taroudant, 5 à Inezgane-Aït Melloul, 3 à Tata, 1 à Tiznit et 2 à Chtouka Aït Baha.
  • 27 cas à Guelmim-Oued Noun : 16 à Guelmim, 2 à Tan Tan et 9 à Assa-Zag.
  • 23 cas à Drâa-Tafilalet : 8 à Zagora, 6 à Ouarzazate, 2 à Midelt et 7 à Errachidia.
  • 18 cas à Dakhla-Oued Eddahab : La totalité à Oued Ed-Dahab.
  • 11 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra : 2 à Laâyoune, 6 à Es-smara, 2 à Tarfaya et 1 à Boujdour.

Ciments du Maroc : l’entreprise fait une hausse de 202,6% par rapport à 2020

industries.ma – 23/09/2021

Pour ce premier semestre 2021, Ciments du Maroc a connu une belle performance, comparé à la même période les années précédentes impactées par la Covid-19.

Le résultat net consolidé de Ciments du Maroc s’est établi à 586 millions de dirhams (MDH) au premier semestre 2021, en nette hausse de 202,6% par rapport à la même période de 2020, dans un communiqué financier de l’entreprise.

Cette évolution s’explique par « l’activité soutenue sur le semestre, mais aussi du fait d’éléments exceptionnels comptabilisés sur le premier semestre 2020, notamment la contribution au Fonds Spécial Covid-19 », précise Ciments du Maroc. La comparaison avec l’exercice 2020 étant impactée par le contexte de la pandémie, le communiqué note que « le résultat d’exploitation et le résultat net sont supérieurs à ceux de juin 2019, avec respectivement des taux de croissance de +9% et +14, 9%, signe d’une situation normalisée ».

L’excédent brut d’exploitation a affiché, quant à lui, une progression de 19,8%, malgré une hausse significative du coût sur le marché international des combustibles fossiles, fondamentaux pour notre activité, fait savoir la société, relevant que dans l’objectif de diminuer son exposition à ce phénomène, et dans le cadre de sa démarche de réduction des émissions de dioxyde de carbone (Co2), elle a poursuivi sa politique d’utilisation croissante de combustibles alternatifs.

« Ainsi, la société a signé en juin 2021 une convention avec les autorités locales de la région d’Agadir, pour la création d’un centre de traitement des déchets qui seront valorisés dans son usine d’Aït Baha ». En ce qui concerne les volumes de ventes à fin juin 2021, ils ont connu une hausse par rapport à la même période de 2020 sur toutes les activités, et ce, dans un contexte de marché du ciment en progression de 24,4%, par rapport à un premier semestre 2020, fortement impacté par la pandémie de la Covid-19.

Le chiffre d’affaires opérationnel s’est ainsi établi à 1,985 milliard de dirhams (MMDH), en hausse de 17,1% par rapport au premier semestre 2020. Par ailleurs, la société indique avoir poursuivi activement la construction de son unité de broyage à Nador, qui sera opérationnelle au cours de l’été 2022, conformément à sa stratégie de croissance industrielle.

La régionalisation des concours « un pari gagné » pour démocratiser l’accès aux écoles d’architecture

maroc-hebdo.press.ma – 23/09/2021

La régionalisation des concours d’accès aux Écoles nationales d’architecture (ENA) au titre de la rentrée universitaire 2021-2022 est « un pari gagné » pour démocratiser l’accès à ces établissements, a souligné, mardi à Rabat, la ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, Nouzha Bouchareb.

Cette démarche, adoptée pour la 1ère fois cette année, a permis de démocratiser l’accès aux ENA pour tous les étudiants en provenance des diverses régions du Royaume, a tenu à préciser Mme Bouchareb, qui présidait une réunion de travail avec les directeurs, respectivement, de l’Institut national de l’aménagement et de l’urbanisme (INAU), des ÉNA et des instituts de formation des techniciens en architecture et en urbanisme (IFTSAU) relevant de son Département, dans le cadre des préparatifs de la rentrée universitaire 2021-2022.

« Le taux de réussite des admis dans les concours régionaux a dépassé 80 pc », s’est-elle félicitée dans une déclaration à la MAP, ajoutant que cette réunion est une occasion d’évaluer les cursus et les programmes pédagogiques et ce, vers une mise à niveau de ces écoles et instituts pour se positionner en tant que leviers de mise en œuvre de la régionalisation avancée et du nouveau modèle de développement (NMD).

La rencontre, poursuit la ministre, a été aussi l’occasion de s’arrêter sur les résultats enregistrés durant les deux saisons précédentes, avec un taux de réussite qui a atteint 98 pc, ce qui signifie que les contraintes dues à la Covid-19 ont été surmontées, grâce à la mobilisation et l’engagement des cadres administratifs et pédagogiques en faveur des études en mode hybride.

La responsable a émis le souhait, à cet égard, de renforcer la spécialisation, tout en capitalisant les acquis, et d’adapter la formation dans ces établissements aux spécificités régionales.

Pour sa part, M. Abdellatif Nahli, secrétaire général du ministère, s’est félicité de la résilience de ces écoles et instituts face à la pandémie de Covid-19, ce qui leur a permis d’assurer la continuité des études en mode hybride et d’organiser des concours d’accès aux établissements de l’architecture.

Mettant l’accent sur la régionalisation, M. Nahli a indiqué que le ministère table sur les échelles territoriales pour démocratiser l’accès à ces établissements, faisant savoir que trois nouveaux sièges des ENA seront construits à Agadir, Oujda et Marrakech.

Au cours de cette réunion, le directeur de l’INAU, les directeurs des six ENA (Rabat, Fès, Marrakech, Tétouan, Oujda et Agadir) ainsi que ceux des IFTSAU de Meknès et d’Oujda ont fait des présentation retraçant les réalisations, les préparatifs et les plans d’action de chaque établissement pour la prochaine rentrée universitaire.

Selon les données du ministère, quelque 13.500 candidats sur les 34.618 préinscrits ont été admis pour passer les concours régionaux d’accès aux ENA, alors que 410 ont réussi le concours.

Volcan des Canaries: le risque d’un tsunami au Maroc s’est estompé (Nacer Jabour)

par Samir El Ouardighi – medias24.com – 23/09/2021

A la veille du possible passage d’un nuage de particules sur une partie du territoire marocain, Médias24 a consulté le sismologue Nacer Jabour qui avance que ce phénomène entraînera, au pire, une suspension provisoire du trafic aérien avant de se dissiper progressivement. L’occasion de l’interroger également sur les moyens mis en œuvre par les autorités pour prévenir les risques sismiques et volcaniques, et d’en savoir plus sur les zones sensibles ayant connu un précédent meurtrier, comme Agadir ou Al Hoceïma.

Médias24 : Un commentaire sur l’avancée de la coulée de lave rejetée par le volcan Cumbre Vieja de l’île de Las Palmas, qui se rapproche dangereusement de l’océan Atlantique.

Nacer Jabour : En effet, les rejets de lave du volcan Cumbre Vieja se poursuivent, mais à une vitesse assez réduite.

Pour l’instant, l’écoulement est assez lent, et on ignore quand est-ce que la lave atteindra l’Atlantique.

– Les autorités espagnoles disent que c’est imminent …

– Il n’y a pas de véritable assurance, car tout dépend du débit de rejet ; et si ce dernier devait changer, tous les paramètres changeraient à leur tour.

Le dernier mot revient donc aux autorités espagnoles qui sont sur place, avec tous les moyens nécessaires pour surveiller l’évolution des rejets de lave.

– Quel est le risque encouru par la population locale ? On parle de possible explosion meurtrière quand la lave entrera en contact avec l’eau de la mer.

– En effet, il pourrait y avoir des explosions, mais très localisées. Elles toucheraient surtout leurs habitations, dont bon nombre ont d’ores et déjà été évacuées avant d’être détruites par les coulées de lave.

On peut citer, pour exemple, un dégagement de dioxyde de soufre d’un volcan au Cameroun, il y a quelques années, qui avait fait des victimes sur place uniquement, car l’effet de toxicité de ce gaz diminue avec les longues distances.

– Que risquent précisément les habitants de l’île ?

– Pour ceux qui sont à proximité, le risque est létal, car quand la lave entre en contact avec l’eau, elle génère un gaz extrêmement toxique. Il s’agit du dioxyde de souffre, qui peut s’avérer mortel pour tous les humains proches de l’explosion.

– Justement, les scientifiques espagnols affirment que ces éruptions volcaniques vont durer entre un et trois mois, et que les émanations de gaz vont atteindre le Maroc vendredi 24…

– En réalité, il s’agit juste de simulations faisant état d’un déplacement de fumées et de particules légères transportées par le vent.

A ce jour, le seul risque pour le Maroc est que ce phénomène puisse gêner la navigation aérienne avec ces particules qui s’insèrent dans les réacteurs des avions et obstruent aussi la visibilité immédiate.

– Peut-on imaginer un arrêt du trafic aérien au Maroc comme ce qui s’était produit il y a quelques années en Europe à cause d’un volcan islandais?

– S’il y a une densité importante de ces particules fines dans l’air, il n’est pas exclu de devoir arrêter momentanément la circulation aérienne, en particulier celle de l’aviation civile proche de cette zone.

Nous sommes encore loin de ce scénario, car il faut préciser que la navigation aérienne n’est toujours pas interdite aux îles Canaries et que le trafic continue comme si de rien n’était.

Au pire, il est possible de détourner la trajectoire des avions pour éviter la zone de turbulence qui est localisée à l’ouest de l’archipel ; et même si elle se diffuse dans le périmètre géographique régional, cela ne risque pas de poser des problèmes insurmontables.

– Si ce phénomène devait toucher le Maroc, serait-il localisé dans les provinces du Sud ou pourrait-il concerner tout le territoire national comme certains le prédisent ?

– D’après les simulations auxquelles j’ai pu avoir accès, les nuages de particules devraient surtout toucher les villes côtières de Laâyoune et de Tarfaya avant de remonter vers l’intérieur des terres. Mais comme il s’agit de simulations, il convient de les prendre avec beaucoup de réserve.

– Est-ce que le centre et le nord du pays risquent d’être couverts par ces nuages ?

– Il est difficile de répondre à votre question car ce scénario est basé sur des simulations qui, rappelez-vous, avaient été jusqu’à évoquer un risque de méga-tsunami qui n’a pas eu lieu.

– Depuis lundi dernier, le scénario d’un méga-tsunami pouvant affecter le Maroc s’est donc éloigné…

– En termes de risques, nous avons écarté la possibilité d’un méga-tsunami, mais il ne faut pas exclure, dans quelques jours, l’éventualité d’un petit tsunami localisé dans l’archipel quand la lave touchera l’océan.

Ne connaissant pas la quantité de lave qui va entrer en contact avec l’eau, il est très difficile de se prononcer sur le degré de force de ce tsunami et il faut attendre de voir quelles seront les masses en jeu.

– Le cas échéant, ce tsunami serait uniquement localisé aux îles Canaries ?

– Absolument, mais nous allons peut-être détecter quelques soubresauts dans nos côtes.

– Qui s’occupe des risques volcaniques et sismologiques au Maroc ?

– C’est le ministère de l’Intérieur qui est chargé de gérer ces dossiers à travers sa Direction des risques naturels.

– Ce département est-il dirigé par une équipe de scientifiques ?

– Il y a plutôt un partage des tâches avec toutes les institutions scientifiques du Maroc qui font remonter, par la suite, l’information au ministère de l’Intérieur.

Il y a donc un va-et-vient entre des entités de scientifiques et de gestionnaires qui traitent l’information.

– Combien d’acteurs sont sollicités ou mis à contribution ?

– Une trentaine dont la protection civile, des chercheurs spécialisés…

– Le Maroc ne dispose-t-il pas d’un institut de sismologie ou de volcanologie ?

– De volcanologie non, mais parmi ses tâches, l’Institut national de géophysique s’occupe des risques sismologiques et des phénomènes volcaniques.

– On entend de plus en plus parler de petits séismes au nord du Maroc…

– En effet, depuis le début de l’année, nous avons enregistré un accroissement de l’activité sismique. Le taux de sismicité indiquait, en moyenne, une centaine de séismes par jour.

Par la suite, l’activité a un peu diminué, mais nous gardons toujours un œil sur cette région.

– Mais pourquoi dans le Nord particulièrement, est-ce un problème de plaques tectoniques ?

– Dans le Nord, il y a en effet des plaques et des blocs terrestres qui s’entrechoquent.

Ils sont en contact direct avec les sous-plaques espagnoles et portugaises qui forment un bloc.

– Plus simplement, c’est la plaque de l’Afrique contre celle de l’Europe…

– Absolument mais, plus exactement, c’est une zone de contact entre la plaque de l’Afrique et celle de l’Eurasie.

– Dans ce cas, pourquoi la ville d’Agadir, pourtant située à des centaines de kilomètres de cette zone de contact, a-t-elle subi en 1960 le pire tremblement de terre de l’histoire du Maroc ?

– Bien qu’Agadir soit très loin de cette ligne de contact, elle a subi un choc sismique en raison d’un transfert des contraintes tectoniques vers l’intérieur.

– En d’autres termes, cela donne quoi ?

– En fait, même si on est très loin des frontières des plaques et de leur ligne de contact, on peut subir des tremblements de terre importants dans ces zones éloignées.

Je me dois de préciser que ce phénomène est extrêmement rare par rapport aux lignes de contact directes, où l’on enregistre des tremblements de terre pratiquement chaque jour.

 – Le séisme d’Agadir était donc le soubresaut d’un autre moins meurtrier qui a eu lieu dans le Nord…

– En effet, il y a eu un transfert des forces sismiques des blocs, du nord vers le sud, qui ont trouvé une faiblesse au niveau de la ville d’Agadir et qui ont fait craquer son écorce terrestre.

 – Y aurait-il une région particulièrement vulnérable au Maroc que vous surveillez attentivement ?

– S’il est vrai qu’aujourd’hui la technologie nous donne des moyens de surveillance assez précis, pour ce qui est des prédictions, c’est une science qui est relativement embryonnaire.

Par conséquent, on ne dispose pas encore de résultats suffisamment fiables sur lesquels s’appuyer pour annoncer à l’avance la zone précise d’un tremblement de terre, sa magnitude où même la faille à surveiller.

– Pourtant certains scientifiques avancent que la ville de San Francisco, sujette à de fréquents séismes, pourrait être rayée de la carte dans une trentaine d’années : mythe ou réalité ?

– En sismologie, il y a une règle de base qui énonce qu’un train peut en cacher un autre.

En d’autres termes, cela veut dire que quand un séisme d’une magnitude importante sur l’échelle de Richter (proche de 8 comme celui de 1906 à San Francisco qui a fait des milliers de victimes) se produit, il reviendra certainement et, en général, avec presque les mêmes types de dégâts humains ou matériels.

– Cela signifie-t-il qu’il ne faut pas exclure un nouveau séisme meurtrier à Agadir ?

– S’il faut en effet se méfier et se préparer, je me dois de préciser que, depuis 1960, la ville a fait beaucoup d’efforts en termes de construction architecturale, avec la prise en compte des risques sismiques.

Aujourd’hui, les normes sont strictes et il n’y a pas eu de nouvelles constructions sur les sites détruits.

– Soixante ans plus tard, et en cas de nouveau séisme, les dégâts seraient-ils moins importants ?

– Oui, car non seulement les zones habitables ont été déplacées vers le sud de la ville, mais en plus le code de construction contient des règles parasismiques beaucoup plus sévères.

Partant de là, les dégâts seraient certainement beaucoup moins meurtriers qu’en 1960.

– Quand on voit que le Japon, qui est à la pointe de la gestion des risques sismiques, connaît encore des séismes meurtriers, il y a quand même lieu de s’interroger au Maroc…

– Sachant que les Japonais et les Américains ne cessent d’actualiser leur code parasismique après chaque tremblement de terre, nous devons adopter la même démarche pour ne pas être pris au dépourvu.

– Quelles sont les failles potentiellement dangereuses au Maroc ?

– Avant tout, il faut préciser qu’une faille est une fissure dans la croûte terrestre ou, plus exactement, une cassure qui peut être longue de plusieurs kilomètres, ou alors locale de quelques centaines de mètres.

C’est en fonction de sa longueur que l’on pourra éventuellement estimer la magnitude du séisme, car plus la faille sera grande, plus le séisme généré sera fort en magnitude.

Si ces cassures sont partout, certaines sont inactives et d’autres très actives, comme dans le nord du Maroc qui est une zone très complexe.

En effet, elle recèle énormément de failles avec une fracturation intense qui découle de déformations constantes dues à l’affrontement des plaques africaines et eurasiennes et à un remodelage permanent.

– A partir de quelle magnitude sur l’échelle de Richter, un séisme peut-il être meurtrier au Maroc ?

– Tout dépendra de la vulnérabilité des bâtiments. S’ils sont bien construits, il faudra atteindre une magnitude égale ou supérieure à 6 pour de vrais dégâts ; mais s’ils sont anciens, 5 sera plus que suffisant.

– Pour conclure, comment le sismologue que vous êtes juge-t-il la fiabilité sismique du parc marocain?

– Je dirais que le parc des constructions antérieures à 1970 est assez faible, mais qu’il y a eu une prise de conscience, surtout depuis le séisme meurtrier d’Al Hoceïma en 1994 (6 morts), puis en 2004 (600 victimes).

Depuis cette dernière date, il y a eu une réelle amélioration de la qualité, avec le rajeunissement constant du parc immobilier du Maroc. Je pense que 60% du bâti est désormais conforme aux normes internationales.

Conseil de la région Souss-Massa : Hafidi passe le témoin à Achengli

aujourdhui.ma – 24/09/2021

Conseil de la région Souss-Massa : Hafidi passe le témoin à Achengli

La cérémonie de passation de pouvoirs entre Karim Achengli, nouveau président du Conseil de la région Souss-Massa, et son prédécesseur, Brahim Hafidi, s’est déroulée mercredi à Agadir.

Intervenant à cette occasion, M. Achengli a félicité M. Hafidi pour le travail accompli à la tête du Conseil de la région, faisant part de sa détermination à poursuivre l’action pour la mise en œuvre des chantiers lancés au niveau de Souss-Massa dont notamment le Programme de développement urbain d’Agadir (2020- 2024). Cette cérémonie s’est déroulée en présence notamment du secrétaire général de la wilaya de la région Souss-Massa.

M.Achengli du Rassemblement national des indépendants (RNI) a été élu vendredi dernier, à l’unanimité, président du Conseil de la région Souss-Massa. Il a obtenu les 57 voix que compte le Conseil régional.

A Dancharia, frontière d’Espagne, à moins de 30 km de Bayonne

page d'accueil
CIRCUS SHOWCABARET
Samedi 02 Octobre à 12h
Déjeuner spectacle
La NubaDantxaria – Landibar
CAVA ET BEIGNET DE CALAMARS
VELOUTÉ DE POIS CHICHES ET SON FOIE POÊLÉ
TAGLIATELLES AUX CREVETTES PIQUANTESET SAUCE TOMATE
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Volcan aux Canaries : le Maroc doit-il craindre le dioxyde de soufre ?

bladi.net – 22/09/2021

Volcan aux Canaries : le Maroc doit-il craindre le dioxyde de soufre ?

Les émissions de dioxyde de soufre produit par la lave émanant du volcan Cumbre Vieja sur l’île de La Palma ont déjà atteint le Maroc. Les experts indiquent toutefois qu’elles ne présentent aucun risque pour la santé.

Selon les prévisions des experts, ces émissions de dioxyde de soufre pourraient affecter toute l’Espagne en seulement deux jours. La région de Murcie et d’autres territoires situés dans le sud-est de la péninsule seraient les premières zones à être touchées, informe AS. D’ici à vendredi, l’ensemble du territoire espagnol serait couvert par ces émissions qui ne présenteront aucun risque pour la santé, rassurent les experts. « Ce n’est que dans les environs du volcan que ce nuage de soufre et de cendres est nocif », a expliqué à Cadena SER, le météorologue Juan David Pérez.

Cette prévision est basée sur les données obtenues dans la simulation réalisée par Mark Parrington, chercheur principal au Copernicus Atmospheric Monitoring Service, un programme de l’Union européenne lancé après l’éruption du volcan Cumbre Vieja à La Palma. Cette simulation montre l’évolution de la trajectoire du nuage de dioxyde de soufre et prévient que ces émissions seront dirigées dans les prochaines heures vers l’Afrique, notamment le nord du Maroc, avant d’atteindre presque tout le territoire espagnol.

L’Algérie ferme son espace aérien aux avions marocains

par Romuald Ngueyap – agencecofin.com – 23/09/2021

L'Algérie ferme son espace aérien aux avions marocains

Le 24 août dernier, l’Etat algérien annonçait la rupture unilatérale de ses relations diplomatiques avec le Maroc, évoquant des actes hostiles incessants menés par son voisin. L’escalade des tensions entre les deux pays, membres de la Ligue arabe, vient de franchir un nouveau cap d’exacerbation. 

Les avions civils et militaires marocains, ainsi que les aéronefs immatriculés dans le royaume chérifien, sont interdits d’accès à l’espace aérien algérien depuis le mercredi 22 septembre. La décision a été prise ce même jour, par le Conseil suprême de sécurité, « face à la poursuite des provocations marocaines et des pratiques hostiles ». Un conseil dirigé par le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, aux côtés du commandant suprême des forces armées et du ministre de la Défense nationale.  

Pour le moment, le Maroc n’a pas officiellement réagi à cette décision. Selon une source à Royal Air Maroc (RAM), interrogée par Reuters, cette fermeture n’affecterait que 15 vols hebdomadaires de la compagnie nationale marocaine, reliant le Maroc à la Tunisie, la Turquie et l’Egypte, et survolant l’espace aérien algérien. Des liaisons qui, à en croire l’informateur, pourraient être réacheminées au-dessus de la mer Méditerranée. Mais RAM reste pour le moment silencieuse sur une éventuelle modification de ses plans de vol.

Les voyages commerciaux sont suspendus entre le Maroc et l’Algérie depuis mars 2020, à cause de la pandémie de Covid-19. L’ouverture partielle du ciel marocain le 15 juin 2021 n’a pas profité à l’Algérie. Ainsi, depuis lors, il fallait une autorisation exceptionnelle pour effectuer un vol entre l’Algérie et le Maroc. 

Pour rappel, les deux pays nord-africains sont opposés sur plusieurs fronts depuis des années. Parmi les dossiers les plus épineux figurent celui de l’indépendance du Sahara occidental où Alger a toujours montré son soutien au Front Polisario, et celui de l’autodétermination de la Kabylie où Rabat se pose à son tour en soutien de la cause kabyle. L’Algérie accuse d’ailleurs le Maroc de soutenir le MAK, un groupe séparatiste kabyle que le gouvernement qualifie d’organisation terroriste et qui serait impliqué dans les récents incendies de forêt dévastateurs, principalement en Kabylie, qui ont tué au moins 90 personnes. Ce que dément le MAK. 

Dakhla Atlantique, le futur Tanger-Med du Sahara

par Mehdi Michbal – medias24.com – 22/09/2021

En lançant les travaux de construction en eaux profondes du Port Dakhla Atlantique, le Maroc vient de s’engager dans un projet aux dimensions pharaoniques, à l’image de l’inauguration, au début des années 2000, du port Tanger Med. A Dakhla, le Royaume compte ériger un nouveau port géant, aux capacités rivalisant avec les grands ports mondiaux, avec un investissement de 12,4 milliards de dirhams.

Le chantier confié, à la suite d’un appel d’offres international, au tandem marocain SGTM-Somagec nécessitera au moins huit ans de travaux et sera opérationnel à l’horizon 2030.

Ce port, qui servira à la fois à la pêche et au commerce de marchandises, sera doté d’une conception évolutive et extensible. Il sera également adossé à une zone industrialo-logistique de 1.650 hectares.

Proposé en 2015 par le CESE dans son modèle de développement des provinces du Sud, rapport commandé par le Roi, ce port permettra tout d’abord de dynamiser de manière très forte l’activité économique de la région de Dakhla et de toutes les provinces en question. Mais au-delà de cet enjeu de développement régional, il en revêt d’autres encore plus grands. Aussi bien sur le plan économique que sur le plan géostratégique.

Les dimensions géostratégiques de Dakhla Atlantique

Président de l’Institut marocain de l’intelligence stratégique (IMIS), Abdelmalek Alaoui y voit un projet à dimension africaine, avec des enjeux stratégiques pour tout le continent. Sa réflexion autour du projet, Abdelmalek Alaoui la structure en quatre dimensions :

Première dimension qui dépasse les enjeux de développement nationaux : la diversification des points d’arrivée vers l’Afrique.

« Les principaux points d’entrée maritimes vers le continent sont situés sur le Golfe de Guinée, où il y a un engorgement des ports de Lomé et de Cotonou, principaux ports d’ouverture vers le golfe, surtout que le port de Cotonou vit, depuis un an, une crise profonde sur fond de révision de barrières tarifaires qui bloquent l’accès vers le Nigéria », explique le président de l’IMIS. « Quand on analyse ce contexte régional, le Maroc est en train de faire une complémentarité terre-mer à partir de Dakhla. Sachant que la jonction route a été définitivement sécurisée à travers le passage de Guerguerate », ajoute-t-il.

En plus de la diversification des points d’entrée concentrés aujourd’hui sur le golfe de Guinée, le port de Dakhla permettra, selon Abdelmalek Alaoui, de baisser de manière sensible les coûts du fret vers le continent.

« Le coût du fret vers le golfe de Guinée est extrêmement élevé. Envoyer un conteneur, depuis l’Europe au port de Cotonou, coûte trois fois plus cher que de l’envoyer à Shenzhen en Chine. Parce qu’il y a des situations de monopole des opérateurs portuaires, notamment français, alliées à l’étroitesse du marché et à la faible valeur ajoutée des produits. Ces deux ports (Lomé et Cotonou) sont, par exemple, les premiers ports d’Afrique en matière de véhicules d’occasion européens. Le projet Dakhla Atlantique fait donc sens, aussi bien pour diversifier les points d’entrée vers le continent, au-delà du golfe de Guinée, que pour baisser les coûts logistiques vers le continent », précise le consultant.

La deuxième dimension géostratégique à prendre en compte, d’après lui, s’inscrit dans le prolongement de la décision américaine de reconnaître la marocanité du Sahara.

« Avec cette décision, il n’y a plus aucune entrave juridique, notamment pour les bateaux qui battent pavillon américain pour pouvoir accoster dans les provinces du Sud. Car il n’y a plus de risque de recours par les juridictions américaines sur les produits qui peuvent arriver de ces provinces. Même si la position de l’Union européenne n’est pas encore très claire sur ce sujet, la décision américaine reste la plus importante. Car là où il y a le plus fort risque d’amendes, c’est dans les juridictions d’extraterritorialité de New York », signale Abdelmalek Alaoui.

La reconnaissance américaine de la marocanité du Sahara est également une sorte de « blanc-seing donné à l’investissement dans les provinces du Sud », ajoute-t-il.

Troisième dimension soulevée par Abdelmalek Alaoui, ce qu’il appelle « un élément d’opportunité » : « Dakhla a une centaine d’hôtels en construction, elle commence à avoir une offre robuste en matière d’éducation, de lieux de vie, de tourisme… Elle va être en capacité d’accueillir des talents qui vont venir travailler dans les zones d’activités industrielles accolées au port. La composante soft est importante. Et tout cela est cohérent avec le nouveau dessein territorial du Maroc et le discours de Sa Majesté de fin 2018 qui consacre Agadir, comme étant la nouvelle capitale du centre. On a un glissement du centre de gravité du Maroc vers le sud pour réaffirmer l’identité du pays et son rôle de moteur des partenariats Sud-Sud. Ce qui nécessite logiquement la présence d’un grand port dans la région », explique le consultant.

Dakhla, le « Jebel Ali » marocain

Cette composante soft, le Maroc y travaille assidûment en effet. Avec notamment le réaménagement de l’actuel port ilôt de Dakhla en port de plaisance. 

Ce port îlot est aujourd’hui la seule porte d’entrée maritime de la région Dakhla Oued Eddahab. Il abrite les activités de pêche, de commerce (hydrocarbures et poissons congelés notamment) et autres activités connexes. Son plus grand atout, c’est son emplacement : l’immense baie de 400 km2 de Dakhla. Un site qui sera revalorisé pour devenir un pôle touristique de premier plan.

Le port actuel va évoluer vers un port de plaisance et de sports nautiques, à passagers (lignes maritimes avec les îles Canaries) et, éventuellement, de croisière grâce à son atout majeur de liaison directe mer/désert, avec un aménagement pertinent de son interface avec la ville, comme le détaille l’Agence nationale des ports (ANP) dans un appel d’offres, lancé en février 2021, pour le choix du prestataire qui prendra en charge les premières études pour la réalisation de ce chantier.

La requalification ne portera pas que sur le port, mais sur tout le domaine public alentour. Un domaine qui comprend actuellement une zone d’activité portuaire de 270 ha qui pourrait être affectée, souligne l’ANP dans son appel d’offres, à des activités touristiques, d’animation et de loisirs.

Ces deux chantiers, lancés en parallèle, indiquent clairement l’intention de l’État : faire de Dakhla un hub maritime, économique et industriel, mais aussi une destination touristique, un lieu de vie agréable pour la population qui y habite et celle qui sera appelée à y résider, pour accompagner le développement économique et industriel de la région.

« La vocation de Dakhla est multimodale, c’est à la fois une ville touristique et une ville qui a un énorme potentiel industriel avec ce projet Dakhla Atlantique. Ça va être ce que Jebel Ali est à Dubaï, la capitale de l’émirat qui doit son développement à son port artificiel, considéré comme le plus grand du monde et le plus important au Moyen-Orient », résume Abdelmalek Alaoui dans un parallèle qui fait sens.

Autre dimension stratégique, et pas des moindres : la dimension écologique face aux enjeux mondiaux de décarbonation industrielle.

Pour le président de l’IMIS, Dakhla a tous les atouts pour être une zone industrielle eco-friendly : « Dakhla bénéficie du vent et d’une forte exposition au soleil. Il y a la possibilité d’installer de grandes capacités de production d’énergie propre. Les investissements industriels accolés au port peuvent être des investissements décarbonés, et exportables sans taxe carbone vers l’UE notamment », signale notre consultant.

Ce projet ainsi que celui du port îlot s’inscrivent, pour rappel, dans le cadre du nouveau modèle de développement des provinces du Sud, lancé en 2015 par le Roi. Un modèle qui vise à faire des régions du Sud des pôles de compétitivité économique et un trait d’union avec le prolongement africain du Maroc. Dakhla a été identifiée dans ce modèle, comme un des pôles de compétitivité du Sud, au vu de son potentiel maritime, agricole, industriel, touristique et énergétique.

La région dispose, en effet, d’une richesse halieutique permettant de pêcher jusqu’à 7 millions de tonnes de pélagiques. Un potentiel qui devrait être valorisé dans des unités industrielles tournées vers l’export, accolées à Dakhla Atlantique.

L’environnement de la région favorise aussi la culture sous serre de primeurs, destinés également à l’export (Europe, USA…). Un flux qui passe aujourd’hui par le port d’Agadir et qui sera, dans le futur, traité dans le port Atlantique de Dakhla. La région produit déjà 36 000 tonnes de tomates cerises et de melons, cultivés dans des exploitations de plus de 450 ha.

Le potentiel touristique est également considérable, notamment dans la baie de Dakhla et son arrière-pays.

Les deux projets maritimes, qui vont de pair, devront, comme ce qui a été précédemment réalisé à Tanger, aider la région à réaliser ce potentiel logistique, maritime, industriel, agricole et touristique. Et étendre ces activités à des domaines jusque-là insoupçonnables grâce à la zone de libre échange continentale (Zlecaf), entrée en vigueur cette année.

Avec la Zlecaf, Dakhla pourra attirer des IDE (investissements directs à l’étranger) du monde entier

Venue corriger une aberration africaine majeure, celle de la faiblesse des échanges entre pays du même continent, qui sont aujourd’hui les plus faibles au niveau mondial, la Zlecaf présente une opportunité unique pour faire du port Dakhla Atlantique un véritable hub commercial et industriel pour le continent. Un hub à même d’attirer aussi bien des investisseurs nationaux qu’internationaux qui ciblent un marché africain, déjà, florissant et qui le sera davantage dans les prochaines années.

Les échanges intra-africains ne représentent aujourd’hui que 16%. Un chiffre dérisoire comparé au commerce intra-européen (67%), entre pays asiatiques (61%) ou entre les pays d’Amérique du Nord (50%). Une faiblesse due essentiellement aux barrières tarifaires et non tarifaires entre les pays du continent, ainsi qu’à la faiblesse des infrastructures permettant une fluidité des échanges.

L’exemple du Maroc est très parlant à cet égard. Alors que le Royaume est particulièrement actif sur le continent, à travers ses entreprises, ses banques, ses investissements directs en Afrique de l’Ouest, mais aussi grâce à une industrialisation relativement évoluée par rapport à la quasi-majorité des pays du continent, ses exportations vers les pays africains ne représentent que 3,2% du total de ses exportations vers le reste du monde. Idem au niveau des importations, où la part des achats venant d’Afrique est, à peine, de 2,5%, comme le signalait un récent avis du CESE sur l’intégration africaine.

La création de cette zone vise à corriger cette donne, permettant ainsi d’augmenter le niveau de commerce intra-africain de près de 25% à moyen terme, pour atteindre 52% à long terme.

Dès la levée des barrières douanières, les entreprises marocaines auront à terme accès à un marché de 1,2 milliard d’individus, représentant un PIB total de 2.500 milliards de dollars. Dans une étude présentée en 2018 à l’occasion du Forum Afrique Développement, Attijariwafa bank a fait une simulation assez intéressante à ce sujet. Partant d’un scénario de suppression à court terme de 50% des mesures non tarifaires et d’une réduction de 30% des coûts de transaction, l’étude estime que le commerce intra-africain devrait augmenter de 52% d’ici 2022, par rapport à un scénario de référence sans Zlecaf. Les exportations de produits industriels devraient enregistrer la hausse la plus élevée, selon la même étude.

La part des échanges intra-africains pourrait dépasser alors 20% du commerce extérieur total, en moyenne pour l’ensemble des pays africains, soit un niveau significativement au-dessus de la part actuelle des exportations vers la Chine et les États-Unis, mais sensiblement inférieur à celle de l’Union européenne (31% en 2017), prévoit l’étude présentée par Attijariwafa bank.

La construction du Port Dakhla Atlantique qui coïncide – et ce n’est pas un hasard – avec l’entrée en vigueur de cette zone de libre échange fait ainsi sens. Ce port, adossé à une zone industrielle, pouvant devenir un hub industriel, de premier plan, pour les entrepreneurs marocains désireux d’exporter vers l’Afrique à moindre coût : en bénéficiant de la levée des barrières tarifaires, mais aussi de la proximité géographique (terre-mer) qui réduira sensiblement les coûts logistiques.

Et ce qui s’applique aux exportateurs marocains peut s’appliquer également aux exportateurs étrangers qui ciblent le continent. Et ils sont très nombreux.

La Zlecaf peut ainsi accélérer le flux des IDE vers le continent. Un industriel chinois, japonais, américain ou européen verra plus d’intérêt à venir s’installer en Afrique si le continent devient un espace ouvert au commerce. Cela lui donnera accès à des matières premières à faible coût, à une ressource humaine jeune et abondante et à un marché de plus d’un milliard d’habitants, dont la population va doubler d’ici 2050 selon les projections démographiques.

Et ce flux va profiter essentiellement aux pays qui offrent des infrastructures logistiques modernes permettant une fluidité des échanges. Ce fut le cas pour Tanger Med, devenu en quelques années, un centre mondial de l’industrie automobile, grâce à son infrastructure portuaire ; mais aussi aux différents accords de libre échange signés par le Maroc, qui permettent aux producteurs installés à Tanger d’exporter vers toutes les destinations du monde (ou presque), sans avoir à subir des barrières tarifaires.

Le Maroc, qui reçoit déjà un flux massif d’IDE, l’un des plus importants d’Afrique, est en cela bien positionné pour en capter de nouveaux qui émergeront avec la Zlecaf. La zone de libre échange est juridiquement entrée en vigueur ce 1er janvier 2021, mais ne devra être concrétisée qu’après la fin des négociations autour des termes techniques et réglementaires qui l’encadreront (rythme de levée des droits de douane, règles d’origines…). Des négociations qui devraient aboutir rapidement, comme nous le confiait Abdou Diop, président de la commission Afrique de la CGEM, mais à un rythme progressif concernant la baisse des tarifs douaniers pour arriver, au terme de quelques années, à une levée totale des barrières douanières. Le temps que Dakhla Atlantique sorte de terre…

Bilan Covid-19 : 1.702 nouveaux cas et 31 décès annoncés ce mercredi

lematin.ma – 22/09/2021

Bilan Covid-19 : 1.702 nouveaux cas et 31 décès annoncés ce mercredi

Le ministère de la Santé a recensé durant les dernières 24 heures 1.702 nouveaux cas d’infection au Covid-19, ce qui porte à 923.924 le nombre total des cas de contamination. 19.629 nouveaux tests ont été effectués, portant le nombre total à 8.643.246 depuis le début de la pandémie. Le taux de positivité passe à 8,67%

Quant au nombre de personnes déclarées guéries, celui-ci s’est élevé à 890.734 avec 2.451 nouvelles rémissions ce mercredi, indique la même source, notant que le taux de rémission a atteint 96,4%.

Le ministère a également annoncé 31 nouveaux décès enregistrés durant ces dernières 24 heures. Le nombre de morts du nouveau coronavirus s’établit ainsi à 14.040 et le taux de létalité à 1,5%.

Concernant les cas actifs encore sous traitement ou suivi médical, le ministère fait savoir que leur nombre a atteint 19.150 personnes (-780), dont 1.287 cas graves (-31). Il a souligné en outre que le taux d’occupation des lits de réanimation Covid est passé à 24,5%

Le nombre de bénéficiaires de l’opération de vaccination a atteint 21 580 332 (+168.423) pour la première dose et 17.943.587 (+179.217) pour la deuxième.

Voici dans le détail la répartition géographique des nouveaux cas par régions et provinces :

  • 653 à Casablanca-Settat : 500 à Casablanca, 46 à Mohammedia, 31 à Nouaceur, 24 à Berrechid, 15 à Settat, 14 à El Jadida, 12 à Médiouna, 8 à Sidi Bennour et 3 à Benslimane.
  •  416 à Rabat-Salé-Kénitra : 101 à Kénitra, 92 à Skhirate-Témara, 81 à Rabat, 61 à Salé, 36 à Sidi Kacem, 25 à Khémisset et 20 à Sidi Slimane.
  • 190 à Tanger-Tétouan-Al Hoceima : 64 à Tanger-Assilah, 49 à Tétouan, 29 à M’Diq-Fnideq, 21 à Al Hoceima, 14 à Chefchaouen, 9 à Larache, 3 à Fahs Anjra et 1 à Ouezzane.
  • 86 à l’Oriental : 32 à Oujda-Angad, 13 à Berkane, 12 à Taourirt, 11 à Guercif, 8 à Nador, 7 à Jerada, 2 à Figuig et 1 à Driouch.
  • 75 à Marrakech-Safi : 31 à Safi, 20 à Marrakech, 8 à El Kelâa des Sraghna, 8 à Essaouira, 4 à Chichaoua, 2 à Youssoufia, 1 à Al Haouz et 1 à Rehamna.
  •  69 à Beni Mellal-Khénifra : 51 à Khouribga, 11 à Béni Mellal, 3 à Fquih Ben Salah, 3 à Azilal et 1 à Khénifra.
  • 65 à Fès-Meknès : 25 à Fès, 20 à Taza, 9 à Sefrou, 7 à Meknès et 4 à Taounate.
  • 58 à Souss-Massa : 11 à Agadir Ida ou Tanane, 9 à Inezgane-Ait Melloul, 7 à Taroudant, 2 à Tata, 1 à Tiznit et 1 à Chtouka-Ait Baha.
  • 23 à Dakhla-Oued Eddahab : La totalité des cas a été enregistrée à Oued Ed-Dahab.
  • 19 à Guelmim-Oued Noun : 12 à Guelmim, 5 à Sidi Ifni et 2 à Tan Tan.
  • 17 à Draâ-Tafilalet : 7 à Zagora, 5 à Tinghir, 2 à Errachidia, 2 à Ouarzazate et 1 à Midelt.

Transavia pense de nouveau à une « base » à Bruxelles

par François Duclos – air-journal.fr – 23/09/2021

Transavia pense de nouveau à une « base » à Bruxelles | Air Journal

La compagnie aérienne low cost Transavia Netherlands étudie de nouveau la possibilité de lancer des vols au départ de l’aéroport de Bruxelles, un projet abandonné l’année dernière pour cause de pandémie de Covid-19.

Une porte-parole de la filiale de KLM spécialisée dans le vol pas cher a confirmé au quotidien Het Financieele Dagblad qu’elle étudie la possibilité d’ajouter Bruxelles-Zaventem à son réseau, en plus de ses opérations au départ d’AmsterdamEindhoven et Rotterdam. En raison de la reprise actuelle du marché européen, Transavia « cherche de nouvelles opportunités », a-t-elle déclaré. L’occasion  donc de relancer le projet dévoilé fin 2019, qui prévoyait 9 nouvelles liaisons saisonnières pour l’été 2020 au départ de Bruxelles : Agadir au Maroc, Alicante et Ibiza en Espagne, Vérone en Italie, Corfou, Héraklion et Thessalonique en Grèce, Faro au Portugal et Tel Aviv en Israël. La pandémie avait mis fin à ce projet, qui aurait vu deux Boeing 737-800 de 189 sièges opérer depuis Zaventem mais sans base proprement dite.

Selon Transavia, la décision de s’installer éventuellement en Belgique n’est « pas directement le résultat » de la décision controversée du gestionnaire d’Amsterdam-Schiphol d’augmenter les redevances pour combler les pertes liées à la pandémie. La porte-parole a cependant reconnu dans le quotidien que Schiphol « affiche une énorme augmentation alors que nous subissons encore des millions de pertes », tandis que le CEO de Transavia Marcel de Nooijer précisait : « cela entraînera une énorme augmentation de nos coûts. Nous allons payer près de 20 millions d’euros de plus par rapport à 2019. Vous ne verrez cela dans aucun autre aéroport. Schiphol est notre port d’attache, mais pas à n’importe quel prix ». L’augmentation annoncée est « ironique et injuste », a-t-il ajouté.

Trafic aérien : les MRE sauvent la mise

telquel.ma – 22/09/2021

Après des mois de vaches maigres, le trafic aérien a pu renaître de ses cendres et retrouver petit à petit le rythme durant la période estivale, tiré par la rentrée des Marocains résidant à l’étranger (MRE), suite à la programmation de vols spéciaux pour leur permettre de regagner le royaume.

Un MRE brandissant un passeport marocain à l’aéroport Mohammed V de Casablanca, le 15 juin 2021. Crédit: Yassine Toumi/TelQuel

Chiffres à l’appui : durant le seul mois d’août 2021, le trafic international commercial des aéroports du Maroc a récupéré 82% du trafic passagers de 2019, un taux rivalisant avec celui des pays du bassin méditerranéen, notamment la France (70 %), l’Espagne (68 %), et la Turquie (76 %).

Cette performance s’explique, selon l’Office national des aéroports (ONDA), par l’évolution importante du trafic aérien, suite aux instruction royales pour accompagner le lancement de l’opération Marhaba 2021.

Dans cette optique, plusieurs lignes ont été créées et de nombreuses fréquences ont été renforcées par les compagnies aériennes, contribuant ainsi à consolider la connectivité aérienne du Maroc durant cette période.

En plus de Royal Air Maroc et d’Air Arabia, 43 compagnies aériennes internationales ont desservi le Maroc (Ryanair, Tui Airways, Air France…), dont certaines pour la première fois, notamment El Al Israel Airlines (Marrakech-Ménara) et Transavia Hollande (Fès-Saïs).

Cerise sur le gâteau : plusieurs nouvelles lignes aériennes ont été créées, dont notamment les liaisons Casablanca-Düsseldorf, Marrakech-Saragosse, Fès-Rotterdam, Oujda-Murcie, Rabat-Malaga, Agadir-Lisbonne.

Les indicateurs touristiques remontent

Et pour résultats, les indicateurs du secteur touristique se sont redressés durant les mois de juin et juillet, suite à la réouverture progressive des frontières nationales à partir du 15 juin et aux dispositifs particuliers mis en place dans le cadre de l’opération Marhaba, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF).

Ainsi, le nombre des arrivées s’est raffermi au deuxième trimestre 2021 pour avoisiner les 412.000 arrivées contre à peine 8.300 au même trimestre de l’année précédente, alors qu’au terme du premier semestre 2021, le repli du nombre des arrivées s’est atténué à -57,3 %, contre 63,5 % il y a une année.

En ce qui concerne la connectivité, les aéroports marocains ont été connectés à 101 plateformes aéroportuaires internationales. L’aéroport Casablanca Mohammed V occupe la première place avec 75 liaisons aériennes, suivi de Marrakech Menara (58), Fès Saiss (34), Tanger Boukhalef (28) et Nador El Aroui (18).

Plus de 3,5 millions de passagers cet été

Durant la période allant du 15 juin au 31 août 2021, les aéroports du Maroc ont affiché un bon bilan malgré la conjoncture liée à la pandémie de Covid-19. Ainsi, 3.560.526 passagers ont été accueillis à travers 31.202 vols internationaux, ce qui représente un taux de récupération de 65% pour les passagers et 77% pour les mouvements, par rapport à la même période de l’année 2019.

Par site, l’aéroport Casablanca-Mohammed V a accueilli 1.457.154 passagers internationaux, récupérant ainsi 58% du trafic de 2019, suivi par l’aéroport de Marrakech (565.680 passagers), qui a enregistré un taux de récupération de 46%.

D’autres aéroports ont même dépassé leur trafic de 2019, à savoir, notamment, les aéroports de Tétouan (133 %), Nador (127 %), Tanger (114 %), Al Hoceima (106 %) et Oujda (105 %).

Une répartition du trafic aérien international commercial par faisceau géographique fait ressortir que le trafic avec le continent européen et l’Amérique du nord s’est démarqué avec des taux de récupération très significatifs par rapport à la même période de l’année 2019, respectivement de l’ordre de 74 % et de 65 %, tandis que les autres segments ont enregistré un taux au-dessous de 50 % du trafic enregistré en 2019.

L’Europe en tête

Une part importante du trafic international a été enregistrée avec l’Europe. Les cinq premiers pays en tête du classement sont la France, l’Espagne, la Belgique, l’Italie et l’Allemagne.

En outre, le bilan montre qu’avec un taux de récupération de 64% par rapport à la même période de 2019, le trafic aérien domestique, qui représente 11% du trafic global, a enregistré 460.856 passagers.

Et pour garantir le succès de cette reprise, l’ONDA a mis en place des dispositifs au niveau des différents aéroports du Maroc pour accueillir les voyageurs dans le strict respect des mesures de protection.

Ainsi, 16 aéroports du Maroc ont reçu l’accréditation Airport Health d’ACI World (Airport Council International), confirmant qu’ils prennent toutes les précautions nécessaires pour limiter tout risque sanitaire, conformément aux recommandations de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et des “guidelines” du Conseil international des aéroports.

Il s’agit de Casablanca, Marrakech, Agadir, Rabat, Oujda, Fès, Tanger, Ouarzazate, Nador, Essaouira, Al Hoceima, Errachidia, Tétouan, Dakhla, Laâyoune et Tan-Tan.

Eliminatoires mondial 2022 : La Fédération guinéenne de football choisit le Grand Stade d’Agadir

par Maimouna Sané – senego.com – 22/09/2021

La Fédération guinéenne de football (FEGUIFOOT) a finalement choisi de faire jouer son équipe nationale au Grand Stade d’Agadir (Maroc), annonce la Confédération africaine de football (CAF) dans un document faisant état des stades homologués pour les prochaines journées des éliminatoires de la Coupe du monde 2022.

A la mention, Guinée, la CAF a souligné le Grand Stade d’Agadir. D’ailleurs, les deux autres sélections de cette poule à savoir les Lions de l’Atlas du Maroc et les Djurtus de Guinée Bissau doivent
recevoir sur les installations du Royaume chérifien.

L’équipe marocaine recevra ainsi au Stade Moulay Abdallah de Rabat au moment où la sélection bissau-guinéenne aura comme stade de repli le Complexe Mohamed V de Casablanca où elle jouera contre la sélection marocaine.

Lors de la 3-ème et 4-ème journée, la Guinée Bissau aura une double confrontation contre le Maroc tandis que la Guinée jouera deux matchs contre le Soudan, l’autre équipe du groupe I.

Dans un entretien avec les médias guinéens, vendredi dernier, le Secrétaire général de la FEGUIFOOT, avait émis le souhait de l’instance dirigeante du football guinéen de jouer ses matchs au Sénégal

3ÈME ÉDITION DU B2B KITE SUMMIT MAROC, DAKHLA 24-28 SEPTEMBRE 2021

Dakhla Spot Online – 23/09/2021

Sommet européen des entrepreneurs Kite-Surfers 250 participants.

MAROC, DAKHLA 24-28 SEPTEMBRE 2021

Faisant partie des destinations touristiques mondiales des sports d’exceptions (kite-surf wing- foil..), Dakhla accueille pour la troisième fois consécutive le B2B kite summit avec la participation de plus de 250 entreprises.

En partenariat avec le groupe Dakhla Attitude, 250 entrepreneurs se retrouveront pendant 3 jours à Dakhla; pour parler business, stratégie, construire des partenariats et identifier de nouveaux marchés.

Le sommet européen se déroulera conformément aux exigences sanitaires et sécuritaires exigés par les autorités sous la conjoncture actuelle liée au Covid-19.

Le B2B kite summit est un accélérateur de rencontres et d’innovation avec beaucoup d’intervenants, d’athlètes et d’entrepreneurs de renommée internationale. Cet événement est une plateforme qui permet de mettre en avant les atouts du Maroc, et le développement de la région Dakhla Oued Ed-Dahab.

Le B2B s’étale sur 4 jours avec au programme du Kite-surf, du networking, des débats, des keynotes et des soirées spéciales, mettant encore une fois Dakhla sur le devant de la scène par rapport à son coté business (MICE) et surtout sport et détente.

Dakhla restera et continuera à être un atout majeur pour le développement économique et touristique de la région.

Communiqué de presse des opérations estivales de Surfrider Foundation MAroc

par Ismail Abourki – Surfrider Foundation Maroc – 21/09/2021

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

SURFRIDER FOUNDATION MAROC 

clôture ses opérations estivales

Surfrider Foundation Maroc clôture, avec ses différents partenaires, les opérations estivales qui se sont déroulées durant tout l’été sur différentes plages de la Région Souss Massa.
La dixième édition de l’opération « J’aime ma plage » a eu lieu du 08 juillet jusqu’au 30 août. Vingt et un jeunes Responsables plage ont été recrutés, formés puis répartis sur les plages de Madraba, Km25, Imi Ouaddar, Agrhoud I et Agrhoud II. 120 poubelles ont été installées sur l’ensemble de ces plages. L’objectif principal de cette opération est de sensibiliser les estivants à la réduction des déchets et à la protection de l’océan. Les RP collectent quotidiennement le matin les déchets retrouvés sur les plages et sensibilisent les estivants l’après-midi. Cette année, durant la période de l’opération, 28 099 personnes ont été sensibilisées, 83.5 tonnes de déchets récoltées pendant les 240 collectes.


Sur la plage de Taghazout Bay, Surfrider Foundation Maroc a installé deux tentes de sensibilisation. Une équipe Surfrider Foundation Maroc, composée de sept animateurs, est partie à la rencontre du grand public pour l’inciter à protéger les plages et l’océan et a proposé des jeux, portés sur le thème de l’environnement, afin d’éveiller la conscience écologique des plus jeunes. Cette opération s’est déroulée chaque samedi, dimanche et mercredi, du 17 juillet au 29 août. Durant les 17 jours de présence, 302 enfants ont pu participer aux différents jeux et 3 368 personnes ont été sensibilisées.

Surfrider Foundation Maroc était aussi présent au sud d’Agadir, sur la plage de Tifnit avec la première édition de « Ensemble, protégeons l’océan ». Chaque dimanche du 25 juillet au 29 août 2021, deux Responsables Plage représentaient l’association SFM.  Leurs missions consistaient à sensibiliser les estivants à la problématique des déchets aquatiques, à les inciter à adopter les bons écogestes ainsi que d’assurer la propreté de la plage. Pour cette opération, près de 2 tonnes de déchets ont été récoltés et 1 072 personnes sensibilisées.

Surfrider Foundation Maroc remercie vivement ses différents partenaires qui s’engagent auprès de l’association à protéger l’océan.

Plage de Tifnit

Pass vaccinal marocain en UE: La délégation démêle le vrai du faux

Source : Délégation de l’UE – lesinfos.ma – 21/09/2021

Pass vaccinal marocain en UE: La délégation démêle le vrai du faux

Suite à la communication sur l’équivalence entre pass sanitaire marocain et pass sanitaire européen en date du 15 septembre 2021, la Délégation de l’Union européenne au Maroc « tient à rectifier des incompréhensions véhiculées par certains médias et diffusées sur les réseaux sociaux.

Dans un communiqué, la Délégation de l’Union européenne au Maroc a tenu à mettre les points sur les i.

« L’équivalence entre les certificats sanitaires est purement technique et permet une lisibilité mutuelle des QR codes, que ce soit au niveau des pass vaccinaux ou des tests PCR : leur fiabilité et leur traçabilité sont ainsi assurés », explique la Délégation. « Hormis cette normalisation technique, ceci ne change rien aux exigences sanitaires requises depuis toujours par chacun des Etats membres de l’UE pour pouvoir entrer dans chaque pays : toute personne, quelle que soit sa nationalité, qu’il s’agisse de ressortissants marocains ou d’un des Etats membres de l’UE ou de toute autre nationalité, doit se soumettre aux demandes sanitaires formulées par le pays de destination », précise la même source. Et de rappeler que ces exigences dépendent d’abord du vaccin administré, puis de la catégorie de pays d’où l’on vient et où l’on va (vert, orange, rouge selon la nomenclature européenne et A, B, concernant la nomenclature marocaine). « Les exigences sanitaires aux frontières de chaque Etat membre ne sont donc aucunement déterminées par la nationalité, contrairement à ce qui a été rapporté par de nombreux supports sur la base d’informations erronées et non vérifiées, et en tout cas fantaisistes », soutient la Délégation. Maria Idrissi

Elections 2021: RNI-PAM-Istiqlal se partagent la présidence des conseils élus (carte)

par Anass El Rhazi – medias24.com – 21/09/2021

Voici les résultats des élections pour la présidence des conseils régionaux et des principaux conseils communaux du Royaume.

L’alliance tripartite annoncée le 17 septembre, entre le Rassemblement national des indépendants (RNI), le Parti authenticité et modernité (PAM) et le Parti de l’Istiqlal (PI), dans un communiqué commun, est clairement à l’œuvre.

Au mardi 21 septembre en début d’après-midi, dix des douze régions du Maroc avaient élu leurs présidents. Le RNI a remporté la présidence des régions Tanger-Tétouan-Al Hoceima, avec Omar Moro, Drâa-Tafilalet avec Hro Abroue, Souss-Massa avec Karim Achengli et Guelmim-Oued Noun avec Mbarka Bouaida.

Le PAM a également obtenu la présidence de quatre régions jusqu’à cette date. Abdenbi Bioui a été élu président du conseil régional de l’Oriental, Rachid El Abdi se retrouve à la tête de la région Rabat-Salé-Kénitra, Samir Goudar à la région Marrakech-Safi et Adil Barakat à Béni Mellal-Khénifra.

Le parti de l’Istiqlal a, de son côté, gagné la présidence des deux régions les plus méridionales. Sidi Hamdi Ould Errachid a été élu président du conseil de la région Laâyoune-Sakia El Hamra, et El Khattat Yanja de Dakhla-Oued Ed-Dahab.

Concernant les conseils communaux, le RNI s’est hissé en tête de la majorité des grandes villes du Royaume. Ainsi, les villes de Tétouan, Oujda, Fès, Meknès, Kénitra et Casablanca seront dirigées par le parti de la colombe.

Le PAM a remporté la mairie de Marrakech avec Fatima-Zahra Mansouri, et l’istiqlalien Omar Sentissi a été élu président du conseil communal de Salé.

Les chrétiens marocains se félicitent de la fin d’une décennie de gouvernement islamiste

article19.ma – 21/09/2021

Les partis libéraux, dirigés par un milliardaire, accèdent au pouvoir au Maroc, mais le débat porte sur l’économie et non pas sur la liberté religieuse, relève le journal en ligne Christian Today (CT).

Le taux de participation s’est élevé à 50 % et les libéraux ont mis en déroute le Parti justice et développement (PJD), qui a été majoritaire au parlement marocain au cours des 10 dernières années, rappelle la même source, notant que le nombre de ses sièges est passé de 125 à 13.

« Nous remercions Jésus, les islamistes sont partis. Dieu a entendu nos prières, et maintenant nous avons le gouvernement que nous voulions », a déclaré à CT Imounan, qui vit à Agadir.

Aziz Akhannouch du Rassemblement national des indépendants (RNI) a été désigné par le roi Mohamed VI chef du gouvernement après que son parti ait remporté 102 sièges. Il est chargé de former un gouvernement de coalition pour relancer l’économie du pays, souligne le site d’information chrétienne ajoutant que le souverain détient « le dernier mot sur plusieurs postes gouvernementaux » et qu’il est « le Commandeur des croyants ».

Les chrétiens estiment que les partis « libéraux » favorisent la liberté alors que les islamistes souhaitaient imposer la charia, couvrir les femmes et retirer le porc et l’alcool de la vente, souligne CT.

« Akhannouch est un homme d’affaires.

Que vous vénériez le soleil ou la lune, il s’en moque », a affirmé Youssef Ahmed, l’un des rares chrétiens de deuxième génération au Maroc. Et d’ajouter: « Il ne persécutera personne ».

Selon CT, l’ONG chrétienne Open Doors classe le Maroc 27ème sur sa liste mondiale des 50 pays où il est le plus difficile d’être chrétien. Le prosélytisme y est considéré comme « ébranlant la foi d’un musulman » et peut être puni de trois ans de prison.

Toutefois, relève CT, la constitution marocaine garantit la liberté de croyance et le droit de pratiquer son culte religieux. Et alors que seuls l’islam et le judaïsme sont reconnues au Maroc, le gouvernement n’applique aucune sanction en cas de conversion, et les croyants affirment que les services de police les laissent généralement tranquilles.

Le PJD a demandé une liste des chrétiens

Les chrétiens marocains, dont le nombre est estimé entre 2.000 et 25.000, ont approché le parti islamiste pour lui demander d’ouvrir leurs propres églises. Au lieu de cela, on leur a demandé les noms de tous les chrétiens du pays, rapporte CT.

Les musulmans peuvent eux aussi se méfier de la poursuite de la gouvernance islamiste.

Ahmad Raissouni, un chef spirituel du PJD, a récemment félicité les Talibans pour leur prise de pouvoir, « plein d’espoir, optimiste et ravi des nouvelles d’Afghanistan », relève CT ajoutant qu’ en mai dernier, le Premier ministre, Saadeddine El Othmani, a félicité le Hamas…

Le Maroc avait normalisé ses relations diplomatiques avec Israël six mois plus tôt, en décembre 2020.

El Othmani et le PJD ont officiellement soutenu l’accord, qui a abouti à la reconnaissance par les États-Unis de la revendication du Maroc sur le territoire du Sahara occidental. Mais la décision a divisé le parti et a peut-être déçu sa base électorale, souligne CT.

Les chrétiens, cependant, expliquent l’effondrement du PJD par d’autres raisons.

« Ils ont fait beaucoup de promesses et n’ont rien mis en œuvre », a estimé Imounan. « Mais leurs politiciens sont devenus riches, et tout le monde l’a constaté ».

Les questions économiques ont dominé la campagne. Au plus fort de la crise du Covid-19, l’économie marocaine s’est contractée de 15%. Il y a aussi une forte différence de perception. Vivant dans l’une des premières économies de la région, 63 % des Marocains considèrent leur situation comme bonne ou très bonne. Au même moment, 44% pensent que le gouvernement doit créer plus d’opportunités d’emploi.

Akhannouch l’a promis. Classé par Forbes comme le 12ème milliardaire le plus riche d’Afrique, beaucoup pensent qu’un homme d’affaires pourrait changer les choses.

« C’est le meilleur homme pour le travail », a affirmé à CT Ahmed. « Il est proche du roi, et bien connu en Europe. Laissons-lui le temps ».

Le RNI a été fondé en 1978 par le beau-frère du roi Hassan II. Avoir un parti proche de la monarchie favorisera la coopération, a soutenu Imounan, alors que les islamistes s’opposaient même au gouvernement dont ils étaient en charge.

Cependant, certains analystes notent qu’il s’agit d’un moment critique pour le Maroc, car le gouvernement civil a souvent servi de bouc émissaire au roi.

« La monarchie éclipse le reste des acteurs politiques », a déclaré Mohammed Masbah, président d’un think tank marocain indépendant.

Certains analystes pensent que le RNI représente un retour aux anciennes élites.

Jack Wald, pasteur principal récemment retraité de l’Église internationale de Rabat, pense qu’il sera difficile pour le nouveau gouvernement, ou pour tout gouvernement, de lutter contre la corruption et d’uniformiser les règles du jeu économique.

Il déplore la fuite généralisée des cerveaux à cause du népotisme. Il connaît un musulman pieux avec un doctorat en physique travaillant à l’équivalent marocain de Walmart (magazin aux Etats-Unis).

Wald connaît aussi un talentueux graphiste musulman qui a perdu son poste au profit du proche d’un conseiller de l’ancien roi, qui a simplement externalisé le travail. Le designer travaille désormais dans un pays du Golfe.

Le Maroc se classe 86ème sur 180 pays dans l’indice de perception de la corruption de Transparency International. Il se classe 39ème sur 40 pays dans le Global Honesty Index. Et 61% pensent que la corruption est répandue à grande ou moyenne échelle, bien que 72% pensent que le gouvernement essaie de sévir, souligne CT.

Conséquence: un tiers des Marocains souhaitent émigrer

« Le désir principal de la plupart des Marocains est de quitter le pays », a indiqué Wald. « L’aristocratie doit se transformer en méritocratie, et jusqu’à ce qu’elle le devienne, le Maroc continuera de patauger. »

La discrimination à l’encontre des chrétiens n’est qu’une petite partie du problème, a-t-il déclaré. Lorsqu’on leur a demandé, dans un sondage, à 32 croyants si une plus grande liberté religieuse les aiderait à se sentir plus confiants dans les affaires et l’emploi, 21 ont répondu oui. Et 12 ont dit qu’ils cherchaient des opportunités pour partir à l’étranger.

Pour Wald, une plus grande liberté religieuse entraînerait une plus grande prospérité économique pour le Maroc…

De son côté, Imounan a indiqué que la discrimination existe même dans le secteur privé et non seulement dans la fonction publique, puisqu’il a perdu son emploi de comptable après avoir révélé son christianisme.

Pour Ahmed, les moyens de subsistance ne doivent pas être mélangés avec la religion.

« Les gens achètent le produit, pas la foi », a-t-il déclaré. « Si les chrétiens font leurs affaires honnêtement, ils gagneront plus de clients ».

Après les élections, l’optimisme règne

En tant que nouveau croyant, Imounan n’a prêté aucune attention à la politique.

Une fois que les islamistes ont commencé à montrer leur domination, il n’a plus eu aucun espoir dans les élections. Maintenant, sa foi le pousse à prier pour le changement dans son pays, et en tant que citoyen, à exercer son influence électorale.

Ahmed a estimé la participation électorale des chrétiens à 8 sur 10.

Et bien qu’ils anticipent une reprise pour le Maroc, la nature musulmane de la constitution du pays atténue les attentes pour leur communauté.

« Je ne sais pas si ce gouvernement offrira plus de liberté aux chrétiens, mais au moins il y aura un dialogue », a estimé Imounan.

« Je suis très optimiste… », a déclaré, quant à lui, Ahmed.

Covid-19 : 1.848 cas confirmés en 24H, 51 décès

par Mohamed Sellam – lematin.ma – 21/09/2021

Covid-19 : 1.848 cas confirmés en 24H, 51 décès

Le ministère de la Santé a recensé durant les dernières 24 heures 1.848 nouveaux cas d’infection au Covid-19, ce qui porte à 922.222 le nombre total des cas de contamination. 20.528 nouveaux tests ont été effectués, portant le nombre total à 8.623.617 depuis le début de la pandémie. Le taux de positivité passe à 9%.

Quant au nombre de personnes déclarées guéries, celui-ci s’est élevé à 888.283 avec 2.793 nouvelles rémissions ce mardi, indique la même source, notant que le taux de rémission a atteint 96,3%.

Le ministère a également annoncé 51 nouveaux décès enregistrés durant ces dernières 24 heures. Le nombre de morts du nouveau coronavirus s’établit ainsi à 14.009 et le taux de létalité à 1,5%.

Concernant les cas actifs encore sous traitement ou suivi médical, le ministère fait savoir que leur nombre a atteint 19.930 personnes (-996), dont 1.318 cas graves (-97). Il a souligné en outre que le taux d’occupation des lits de réanimation Covid est passé à 25,2%

Le nombre de bénéficiaires de l’opération de vaccination a atteint 21.411.909 (+190.641) pour la première dose et 17.764.370 (+173.673) pour la deuxième.

Voici dans le détail la répartition géographique des nouveaux cas par régions et provinces :

  • 810 cas à Casablanca-Settat : 576 à Casablanca, 61 à Mohammedia, 44 à Nouaceur, 23 à El Jadida, 44 à Settat, 38 à Berrechid, 7 à Sidi Bennour, 17 à Mediouna et 1 à Benslimane.
  • 419 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 136 à Kénitra, 100 à Salé, 54 à Rabat, 85 à Skhirate-Témara, 17 à Sidi Kacem, 23 à Sidi Slimane et 4 à Khémisset.
  • 27 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceima : 56 à Tanger-Assilah, 33 à Tétouan, 24 à Chefchaouen, 7 à Mdiq-Fnideq, 16 à Al Hoceïma, 1 à Larache, 16 à Ouezzane et 6 à Fahs Anjra.
  • 149 cas à l’Oriental : 47 à Nador, 23 à Berkane, 23 à Oujda-Angad, 10 à Guercif, 20 à Jerada, 2 à Figuig, 12 à Driouch et 12 à Taourirt.
  • 75 cas à Marrakech-Safi : 40 à Marrakech, 11 à Safi, 8 à Youssoufia, 9 à Rhamna, 4 à Essaouira, 1 à Chichaoua, 1 à El Kelâa des Sraghna et 1 à Al Haouz.
  • 65 cas à Fès-Meknès : 26 à Fès, 12 à Meknès, 18 à Taza, 3 à Taounate, 3 à El Hajeb, 2 à Sefrou et 1 à Boulemane.
  • 44 cas à Beni Mellal-Khénifra : 19 à Beni Mellal, 7 à Fquih Ben Salah et 18 à Khouribga.
  • 30 cas à Drâa-Tafilalet : 6 à Zagora, 2 à Ouarzazate, 6 à Midelt, 9 à Tinghir et 7 à Errachidia.
  • 30 cas à Dakhla-Oued Eddahab : La totalité à Oued Ed-Dahab.
  • 27 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra : 25 à Laâyoune, 1 à Tarfaya et 1 à Es-smara.
  • 23 cas à Guelmim-Oued Noun : 10 à Guelmim, 10 à Tan Tan, 2 à Sidi Ifni et 1 à Assa-Zag.
  • 17 cas à Souss-Massa : 4 à Agadir-Ida-Ou-Tanane, 7 à Taroudant, 3 à Inezgane-Aït Melloul et 3 à Chtouka Aït Baha.

Malgré une baisse de 2,5% du trafic à fin août 2021 : Trois ports dans le vert, l’activité conteneurs en forme

par Ouchagour Leila – aujourdhui.ma – 21/09/2021

Malgré une baisse de 2,5% du trafic à fin août 2021 : Trois ports dans le vert, l’activité  conteneurs en forme

A fin août 2021, le trafic portuaire affiche un volume global de 60,9 millions de tonnes, enregistrant un recul de 2,5% par rapport à la même date en 2020.

Selon les dernières indicateurs de l’Agence nationale des ports (ANP), ce niveau (en volume) dépasse celui enregistré à la même période en 2019 (environ 58,59 millions de tonnes). Au seul mois d’août 2021, l’activité portuaire est en retrait de 3% comparé à la même période de l’année dernière atteignant un volume de 7,5 millions de tonnes. Alors que l’ensemble des activités des ports gérés par l’ANP connaissent une baisse durant les huit premiers mois de l’année 2021 par rapport à la même période de l’année dernière, les ports de Safi, Nador et Laayoune font exception et restent dans le vert. Pour sa part, le trafic TIR est en forme puisqu’il a atteint un volume de 17.829 unités, enregistrant ainsi une forte hausse de 49,9% par rapport à fin août de l’année 2020. A ce titre, le port de Nador concentre à lui seul 99,8% du trafic global TIR, soit 17.797 unités. Dans le même esprit, l’activité conteneurs affiche de belles performances. Les détails.

Tour d’horizon

47 millions de tonnes, c’est le volume global de marchandises ayant transité par les ports de Mohammedia, Casablanca et Jorf Lasfar à fin août 2021. A eux seuls, ces trois ports représentent 76,6% du trafic durant cette période. Les principales évolutions enregistrées dévoilent que le port de Jorf Lasfar détient une marge d’avance avec une quote-part de 38,4% du trafic portuaire à fin août 2021. Se chiffrant à 23,4 millions de tonnes sur cette période, ce port se maintient à la première place malgré un recul de -8,6% de ses activités par rapport aux huit premiers mois de 2020. Cette baisse est imputable à la diminution des exportations des engrais (-6,6%), des importations des céréales (-27,7%), de l’ammoniac (-12,6%) et du soufre (-18,7%).
De son côté le port de Casablanca représente 33% de l’activité au cours des huit premiers mois de 2021 assurant le transit de 20,1 millions de tonnes. Néanmoins, ce port a connu une baisse (-0,7%) de son trafic, attribuée principalement à la régression des importations des céréales (-11,5%) et des aliments de bétails (-13%). Cette évolution résulte aussi de la croissance des exportations du trafic du clinker (+37%), du sel (+13,3%) et des bobines tôles (+50%).

Plus au Sud, le port d’Agadir accuse une baisse de 10,8% de son activité comparé à fin août 2021 enregistrant un volume de 3,6 millions de tonnes.
Ce résultat est dû à la chute de 28,4 des importations des céréales, de la baisse de 27,8% des aliments de bétails et du recul de 20,4% des exportations du clinker.
Pour ce qui est du port de Mohammedia, on notera que son activité a connu une régression de 1,3% par rapport aux huit premiers mois de 2020 se chiffrant ainsi à 3,1 millions de tonnes.
Les bonnes performances des ports de Safi, Nador et Laayoune

Si l’ensemble des ports connaissent un recul de leur activité, les ports de Safi, Nador et Laayoune affichent une croissance solide. A Safi, le trafic portuaire enregistre une hausse confortable de 16,7% par rapport à la même période de 2020 comptabilisant un volume de 6,6 millions de tonnes. Cette variante est à attribuer «au fort rebond des exportations du phosphate (+19,2%), de la barytine (+387%), du gypse (+32,9%) et des importations du charbon (+28,4%)», souligne l’ANP. Chiffré à 2,6 millions de tonnes à fin août 2021, le port de Nador est en croissance de 13,7% due à la hausse des importations des hydrocarbures (+20,2%) et de la billette (+32,7%). On retiendra aussi que les exportations de la barytine sont en forte progression de 81,8%. Représentant 1,7% du trafic portuaire, le port de Laayoune a enregistré une évolution positive (11,4%) de son activité au cours des huit premiers mois de l’année 2021 comparé à la même période de l’année passée. Il a assuré le transit de 1,2 million de tonnes de marchandises à fin août 2021. Cette augmentation est le résultat de la hausse des importations des hydrocarbures (+7,9%), des exportations du phosphate (+18,1%) et du sable (+3,3%).

L’activité des conteneurs

Au terme des huit premiers mois de l’année 2021, l’activité des conteneurs s’élève à 881.583 EVP, en hausse de 9,4%. La même dynamique est observée en termes de tonnage puisqu’elle se chiffre à 8,4 millions de tonnes enregistrant une augmentation de 6,4%. Par nature de flux, on notera que les exportations sont en progression de 5,6% avec un volume de 359.085 EVP.

Concernant les conteneurs vides à l’export, ils atteignent un volume de 225.128 EVP (+5%), constituant ainsi 62,7% du trafic global des conteneurs à l’export. Les importations pour leur part ont atteint 366.810 EVP, en progression de 9,8% par rapport aux huit premiers mois de l’année 2020. Il faut également noter que l’activité cabotage dévoile une évolution positive de 18,2%, se chiffrant à 155.689 EVP.

Évolution du trafic des céréales, des phosphates, et des hydrocarbures

Les importations des céréales atteignent un total de 5,3 millions de tonnes sur les huit premiers 2021, en baisse de 21,3% par rapport à la même période de l’année précédente. Par port, il s’avère que la forte concentration de cette activité est au port de Casablanca avec 3,3 millions de tonnes. Ce qui représente 62% du trafic global des céréales. Sur l’ensemble des ports, on notera aussi qu’il y a une baisse globale des importations en cette denrée : Casablanca (-14,3%), Jorf Lasfar (-27,7%), Nador (-30,2%), Agadir (-28,4%) et Safi (-48,4%).

Concernant le trafic des phosphates et dérivés, il a atteint à fin août 2021 un volume d’environ 23,1 millions de tonnes, enregistrant une baisse de 4,4% avec un écart de 1.072.733 de tonnes par rapport à la même période de l’année écoulée, dévoile l’ANP ajoutant que «cette variation à la baisse est due principalement aux exportations des engrais (- 5,3%) et des importations du soufre (-14,8%). Par contre le trafic de l’acide phosphorique a enregistré une hausse de 14,9%». Pour ce qui est du trafic global des hydrocarbures, il s’élève à un volume d’environ 6,5 millions de tonnes, marquant ainsi une hausse de 2,7% par rapport à la même période de l’année passée.

Pourquoi l’Algérie défend les frontières coloniales

par Bernard Lugan – le360.ma – 21/09/2021

Bernard Lugan - Le360
Bernard Lugan

Toujours critique au sujet de la colonisation et de son héritage, l’Algérie défend pourtant les frontières tracées par les colonisateurs. Une telle contradiction s’explique parce qu’elle est la grande bénéficiaire de ce «charcutage» frontalier puisque, pour la créer, la France amputa le Maroc.

Toujours critique au sujet de la colonisation et de son héritage, l’Algérie défend pourtant avec détermination les frontières tracées par les colonisateurs. Une telle contradiction s’explique parce qu’elle est la grande bénéficiaire de ce «charcutage» frontalier puisque, pour la créer, la France amputa territorialement le Maroc.

Une politique qui se fit en quatre principales étapes:

1) La première date des débuts de la présence française en Algérie quand, après la bataille d’Isly, afin de mettre un terme au conflit franco-marocain, furent signés le Traité de Tanger le 16 septembre 1844 suivi le 18 mars 1845 du Traité de Lalla Maghnia. Ce dernier fixa la frontière algéro-marocaine d’une manière à ce point imprécise que des parties entières du territoire marocain furent de facto rattachées à l’Algérie alors sous autorité française, notamment Tindouf alors que l’administration marocaine s’y était pourtant toujours exercée. La vallée du Draâ et Tindouf dépendaient en effet du khalifa du Tafilalet dont les caïds étaient nommés par dahir du sultan comme l’attestent les archives marocaines. Effectivement occupée en 1934, Tindouf fut englobée dans la zone militaire dépendant du commandement français du Maroc, avant d’être placée sous l’autorité du Gouverneur général de l’Algérie. En 1956, au moment de l’indépendance du Maroc, Tindouf était administrativement rattachée à la région marocaine d’Agadir, comme d’ailleurs Fort-Trinquet (I’actuelle Bir Oum-Grayn) en Mauritanie.

En juillet 1962, lors de l’indépendance de l’Algérie, la France laissa l’ALN (Armée de libération nationale) algérienne s’installer à Tindouf, et c’est ainsi que cette ville marocaine est devenue algérienne.

2) La seconde amputation territoriale du Maroc date de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle quand les troupes françaises progressèrent vers le «Grand Sud» à savoir la Saoura, le Gourara, le Touat et le Tidikelt. 

En 1884, dans le Touat, Bou Amama, un des chefs de la tribu des Ouled Sidi Cheikh, laquelle avait fait allégeance au sultan du Maroc, demanda la protection de ce dernier. Puis, en 1886, les tribus du Tidikelt se placèrent à leur tour sous la protection marocaine.

Le 5 août 1890, aux termes d’une convention secrète, la France et la Grande-Bretagne se mirent d’accord pour délimiter leurs sphères d’influence en Afrique. En échange de la reconnaissance du protectorat britannique sur les îles de Zanzibar et de Pemba, dans l’océan indien, Paris se vit reconnaître à contrecœur par Londres la possibilité d’occuper le Sahara centre occidental afin de posséder un passage vers le Sud, vers le Niger et le lac Tchad, en vue d’établir une continuité territoriale entre l’Algérie et la région sahélienne. La France avait en effet à l’époque un grand projet qui était une voie de chemin de fer transsaharien dont le tracé, étudié par la mission Flatters, devait traverser le Touat, le Gourara et passer par Igli dans la vallée de la Saoura. Or, ces régions étaient marocaines, et aux termes de l’accord, Londres autorisait la France à les occuper, c’est-à-dire à les rattacher à l’Algérie.

Paris attendit une dizaine d’années avant de procéder à une occupation effective parce que, dans le grand jeu des alliances qui commençait à redéfinir les rapports de force en Europe, la diplomatie française était engagée dans une rude tâche. Sortie totalement isolée du conflit de 1870, la France, patiemment, était en passe de renverser la situation, faisant de l’Allemagne, diplomatiquement toute puissante à l’époque du chancelier Bismarck, un pays emprisonné dans le faisceau croisé de l’alliance franco-russe et bientôt de l’Entente cordiale. Il importait donc de ne pas froisser les susceptibilités anglaises et c’est en grande partie pourquoi Théophile Delcassé avait cédé à Fachoda au mois de mars 1899.

L’occupation des oasis du Touat fut néanmoins finalement décidée. Le prétexte en fut trouvé le 28 décembre 1899, quand une mission topographique française dirigée par le géologue Flamand fut attaquée. L’escorte commandée par le capitaine Pein repoussa les assaillants, puis s’étant lancée à leur poursuite, elle s’empara d’In Salah le 29 décembre. Le gouvernement français ordonna alors l’occupation des oasis du Tidikelt, du Gourara et du Touat.

Un compromis fut ensuite conclu avec le Maroc. Ce furent les Accords des Confins du mois de mai 1902 qui prévoyaient une sorte de co-souveraineté franco-marocaine sur la région.

Puis les évènements se précipitèrent. En 1902 toujours, par un traité secret, la France et l’Italie s’engagèrent à se partager le littoral sud de la Méditerranée. A l’Italie, la Tripolitaine et le Fezzan, à la France le Maroc.

Au mois d’octobre 1903, Béchar, en territoire marocain, fut occupé. Cette  position stratégique permettait de contrôler le Haut Guir, les oasis du Touat et les pistes du Soudan. Ce sera plus tard Colomb-Béchar, et aujourd’hui de nouveau Béchar, région marocaine rattachée à l’Algérie par la colonisation française.

Quant à l’accord franco-britannique du 8 avril 1904, il reconnût à la France le droit d’intervenir au Maroc en échange de la reconnaissance par Paris des droits de Londres sur l’Egypte.

3) La troisième amputation du Maroc se produisit le 27 juin 1900, quand une convention fut signée, délimitant les possessions françaises qui allaient constituer la Mauritanie et le futur Sahara espagnol.

4) La quatrième amputation se produisit quand, ayant décidé de lui accorder l’indépendance, la France fixa arbitrairement les frontières sahariennes au profit de l’Algérie qui reçut ainsi en héritage la plus grande partie du Sahara sur lequel elle n’avait, par définition, jamais exercé la moindre souveraineté.

Voilà pourquoi l’Algérie défend les frontières léguées par la colonisation…

Aziz Akhannouch : zoom sur le parcours du chef de gouvernement désigné

par Nizar Derdabi – lopinion.ma – 19/09/2021

Aziz Akhannouch: zoom sur le parcours du chef de gouvernement désigné

Au lendemain de la nomination par Sa Majesté le Roi Mohammed VI de Aziz Akhannouch en tant que chef du gouvernement, notre contributeur externe, Nizar Derdabi, spécialiste en veille stratégique, a soumis le parcours personnel, professionnel et politique de cette personnalité désormais centrale du paysage politique marocain au filtre analytique et scientifique de la “Due diligence”.

Récemment nommé par S.M le Roi Mohamed VI à la tête du nouveau gouvernement qui sera dirigé par le RNI, parti arrivé en tête des élections du 8 septembre, Aziz Akhannouch suscite la curiosité d’une partie de l’opinion publique marocaine aussi bien pour sa réussite dans le monde des affaires que pour sa longévité dans la sphère politique nationale. Alors que les articles qui dressent un portrait de cette figure incontournable dans le paysage marocain s’enchaînent dans les médias nationaux et internationaux, cet article se propose de présenter une note biographique détaillée du nouveau chef du gouvernement au Maroc sur le modèle d’une enquête de Due Diligence. Sur la base d’informations recueillies en sources ouvertes (articles de presse et sites officiels d’entreprises ou organisations) cette note biographique, sans être exhaustive, essaye de traiter les aspects les plus importants de sa vie et de son parcours professionnel.

Origines :

Aziz Akhannouch est né en 1961 à Tafraout, une petite ville berbérophone de l’Anti-Atlas marocain située à 180 km au sud d’Agadir. Il fait ses études primaires et secondaires dans la ville de Casablanca. Bien que venant d’un milieu aisé il fait toute sa scolarité au lycée Imam Malik à Belvédère, loin de la bourgeoisie casablancaise. Après son baccalauréat, il effectue son cursus universitaire au Canada, à l’université francophone de Sherbrooke où il obtient un MBA (Master of Business Administration) en marketing de l’université de Sherbrooke-Canada en 1986. Pour donner de la consistance pratique à son diplôme, le jeune lauréat fera un stage dans l’ancien groupe pétrolier ELF (devenu Total Group).

Héritage familial :

Il retourne au Maroc au milieu des années 1990 et s’implique dans les affaires familiales, en reprenant le flambeau de son père. L’origine de sa fortune, Aziz Akhannouch la doit à son père Ahmed Oulhaj Akhannouch qui était propriétaire des premières stations-service au Maroc, à Casablanca. En effet, pour le récompenser de son passé de résistant, on lui a offert une licence pour la distribution des hydrocarbures après l’indépendance. C’est ainsi qu’il créa « Afriquia SMDC », première société marocaine de distribution d’hydrocarbures. Après les produits pétroliers, il commercialise aussi le gaz butane et Afriquia prend de l’ampleur.

 Parcours professionnel :

Dès son retour au pays, Aziz Akhannouch intègre la société Afriquia au titre de directeur général adjoint. Il y fourbit ses armes de jeune gestionnaire avide d’innovations et de performances. Après une période de latence sous l’œil attentif de son père, il met en application un plan de restructuration articulé autour de quatre pôles d’hydrocarbures : le carburant, les lubrifiants, les fluides et le gaz. Progressivement, Aziz Akhannouch investira des secteurs qu’il juge indispensables au rayonnement et à la diversification de ses activités entrepreneuriales. Ainsi, en 1996, Aziz Akhannouch investit entre autres, dans le secteur des médias et de l’information en rachetant le groupe de presse « Caractères » qui édite, entre autres, l’hebdomadaire « La Vie économique » ainsi que les mensuels « Femmes du Maroc », « Maisons du Maroc » ou « Nissaa Min Al Maghrib ». En 1999, le groupe investit dans les télécommunications en entrant dans le capital de Meditel, deuxième opérateur de télécoms du Maroc, en rachetant 10.5% de son capital, et en devenant son premier distributeur. Toujours en 1999, Aziz Akhannouch introduit en bourse deux de ses sociétés, Afriquia et Maroc Oxygène. Chemin faisant, le groupe a changé de nom. Il s’appelle Akwa, qui signifie « plus fort » en arabe. Toujours en quête de croissance et de développement pour son groupe, il rachète en 2005 « Somepi », une entreprise concurrente d’Afriquia SMDC pour la somme d’un milliard de dirhams (93 millions d’euros), financée en grande partie par la banque marocaine Attijariwafabank. Le nouvel ensemble pèse 12 milliards de DH. L’Etat ne voulait plus dépendre des distributeurs internationaux, il voulait créer un champion national des hydrocarbures, et Akwa a su se positionner et tant que tel. 

Famille Akhannouch :

Il est marié avec la femme d’affaires Salwa Idrissi Akhannouch, propriétaire de la holding Aksal, et père de trois enfants. Salwa Idrissi, alias Madame Akhannouch, est issue d’une famille berbère qui a fait fortune dans le commerce du thé. Pourtant, elle a su réussir par elle-même en créant en 1993 sa société spécialisée dans la distribution de matériaux de revêtement et de parquet. Sous le nom « d’Aksal », sa société détient également les droits de franchise exclusifs de plusieurs grandes marques de prêt à porter au Maroc, dont Zara, Banana République, Pull & Bear, Massimo Dutti et Gap. Salwa Idrissi détient une participation de 50% dans le tour de table de « Morocco Mall » de Casablanca, l’un des plus grands centres commerciaux d’Afrique, où elle a lancé en octobre 2017 sa propre marque de cosmétiques « Yan & One ». The African Report, pendant anglophone de la publication panafricaine Jeune Afrique, a publié en marge de The CEO Forum , un classement des 50 femmes africaines les plus influentes dans le monde des affaires, où Salwa Idrissi Akhannouch arrive en tête des femmes marocaines (2e position en Afrique). 

Carrière politique :

Aziz Akhannouch décide d’embrasser une carrière politique au début des années 2000. Ainsi de 2003 à 2009, il est élu Président du Conseil de la région Souss-Massa-Drâa, sans appartenance politique mais avec déjà une visée gouvernementale pour certains observateurs. En 2007, Aziz Akhannouch est nommé par le Roi en tant que Ministre de l’Agriculture et de la Pêche Maritime en portant pour la première fois l’étiquette du parti du Rassemblement National des Indépendants (RNI). C’est ainsi que Akhannouch, qui a toujours été considéré comme un technocrate, a fait le choix d’intégrer le RNI. Bien qu’il n’ait jamais été quelqu’un de très engagé politiquement et n’a que très rarement assisté aux réunions du parti durant ses premières années au RNI. Une posture qui été perçue comme un manque d’engagement envers sa formation politique, et qui a été pointé du doigt cinq ans plus tard, quand Abdelilah Benkirane chef de file du Parti de la Justice et du Développement (PJD) s’est vu confier la tâche de former le premier gouvernement après la nouvelle Constitution de 2011. Ainsi, quelques jours avant l’annonce de la composition de l’exécutif, en janvier 2012, Akhannouch annonce par communiqué sa démission du RNI, l’abandon de son siège de député d’Agadir, qu’il vient à peine de remporter aux législatives, afin de pouvoir intégrer ce gouvernement de coalition dirigé par le PJD auquel son parti refuse d’intégrer, en rempilant au ministère de l’Agriculture. Lors des élections législatives de 2016, la formation islamiste renforce son score, devenant le premier parti politique marocain. Alors qu’il était « Ministre Apolitique » nommé par S.M le Roi, Akhannouch annonce au lendemain des résultats, qu’il revient au RNI. Après une crise politique de 5 mois, il parvient à imposer des personnalités de son parti à différents postes ministériels stratégiques et à garder le même portefeuille ministériel.

En vue des élection législatives de 2021, Aziz Akhannouch s’engage très tôt en affichant ses ambitions de remporter les élections générales. En 2019, il lance sa pré-campagne en organisant une grande tournée dans tout le Maroc, baptisée « 100 Villes, 100 Jours ».

Responsabilités :

Parallèlement à ses fonctions ministérielles, Mr Akhannouch a assumé plusieurs responsabilités associatives et managériales. Il est ainsi membre du bureau de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), Administrateur de la BMCE-Bank et Administrateur de la Fondation Academia. Il a également été administrateur de Bank Al Maghrib et a présidé le Groupement des Pétroliers du Maroc (GPM). En 1999, il a fait partie du Groupe de réflexion auprès de feu S.M le Roi Hassan II, communément appelé G14. Sur le plan associatif, Aziz est membre de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement et membre administrateur de la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus. Il est également président de l’association du Concert pour la tolérance.

Akwa Group :

Créé il y a 62 ans (en 1959), le groupe Akwa s’est diversifié les quinze dernières années. Les divers services et produits offerts par Akwa Group sont répartis en 5 grands pôles d’activité :
· Pôle Carburants et Lubrifiants
· Pôle Gaz
· Pôle Fluides
· Pôle Développement
· Pôle Immobilier

Afriquia revendique le plus grand réseau de distribution de carburant au Maroc avec 560 stations-services. Le groupe dispose de la première capacité de stockage d’hydrocarbures au Maroc avec un volume de l’ordre de 980.000 m3. Il détient 35% des parts de marché des hydrocarbures. Depuis 3 ans, les stations Afriquia ont mené des actions de rebranding, avec un design résolument moderne et une nouvelle identité visuelle.

Partenariat avec Chevron :

Associés depuis 2006, Akwa Group et Chevron, leader mondial du pétrole et du gaz, ont dévoilé, le 27 novembre 2019, leur nouvelle stratégie pour l’Afrique. Le nouveau pacte de partenariat entre les deux groupes prévoit l’exportation des formules haut de gamme vers 14 pays en Afrique du Nord et de l’Ouest. Les deux groupes ont mobilisé des fonds colossaux, soit plus de 300 millions de dirhams, pour financer la réalisation d’une plate-forme de desserte des huiles de base de qualité premium vers l’Afrique.

Fortune :
S’il reste en tête des fortunes privées au Maroc, Aziz Akhannouch s’est adjugé la 1576ème place mondiale et la 12ème position en Afrique, avec 1,9 milliards de dollars au classement de 2021 établit par le magazine Forbes. Au début de la crise sanitaire en mars 2020, via sa société Afriquia filiale du groupe Akwa, il participe à hauteur d’un milliard de dirhams au Fonds de gestion de la pandémie du Coronavirus lancé à l’appel de S.M le Roi Mohammed VI.

Relations avec la presse :
Discret et peu disert dans les médias, il est propriétaire de nombreux journaux et réputé extrêmement soucieux de son image. En 2017, il attaque en justice 3 journalistes du site d’information « Badil.info » pour diffamation et publication de fausses informations.

Campagne de boycott : 
Au printemps 2018, le Maroc est secoué par un mouvement de boycott lancé contre les marques Danone, Sidi Ali et Afriquia. Ces 3 marques, leader sur trois produits de base – eau, lait et carburant –, sont accusées par une partie de la population de pratiquer des prix très élevés. Le mouvement est extrêmement suivi, entraînant des réactions de la part du gouvernement, et un manque à gagner important notamment pour Akwa Group.
Une autre polémique vient s’ajouter par la suite à cette campagne de boycott, lorsqu’un rapport parlementaire critique les marges excessives des distributeurs de carburants depuis la libéralisation des prix en 2015, en incluant le groupe Afriquia.

Covid-19 : 693 cas confirmés en 24H, plus de 21 millions de primo-vaccinés

par Mohamed Sellam – lematin.ma – 20/09/2021

Covid-19 : 693 cas confirmés en 24H, plus de 21 millions de primo-vaccinés

Le ministère de la Santé a recensé durant les dernières 24 heures 693 nouveaux cas d’infection au Covid-19, ce qui porte à 920.374 le nombre total des cas de contamination. 9.629 nouveaux tests ont été effectués, portant le nombre total à 8.603.089 depuis le début de la pandémie. Le taux de positivité passe à 7,19%.

Quant au nombre de personnes déclarées guéries, celui-ci s’est élevé à 885.490 avec 3.335 nouvelles rémissions ce lundi, indique la même source, notant que le taux de rémission a atteint 96,2%.

Le ministère a également annoncé 48 nouveaux décès enregistrés durant ces dernières 24 heures. Le nombre de morts du nouveau coronavirus s’établit ainsi à 13.958 et le taux de létalité à 1,5%.

Concernant les cas actifs encore sous traitement ou suivi médical, le ministère fait savoir que leur nombre a atteint 20.926 personnes (-2.690), dont 1.415 cas graves (-29). Il a souligné en outre que le taux d’occupation des lits de réanimation Covid est passé à 27%

Le nombre de bénéficiaires de l’opération de vaccination a atteint 21.221.268 (+214.874) pour la première dose et 17.590.697 (+161.051) pour la deuxième.

Voici dans le détail la répartition géographique des nouveaux cas par régions et provinces :

  • 321 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 70 à Salé, 62 à Kénitra, 54 à Rabat, 47 à Skhirate-Témara, 57 à Sidi Kacem, 16 à Sidi Slimane et 15 à Khémisset.
  • 89 cas à Casablanca- Settat : 75 à Casablanca, 6 à Nouaceur, 7 à Mohammedia et 1 à Settat.
  • 78 cas à l’Oriental : 53 à Oujda-Angad, 4 à Berkane, 16 Nador et 5 à Figuig.
  • 52 cas à Marrakech-Safi : 13 à Marrakech, 29 à El Kelâa des Sraghna, 1 à Essaouira, 7 à Safi, 1 à Youssoufia et 1 Rehamna.
  • 46 cas à Beni Mellal-Khénifra : 13 à Fquih Ben Salah, 10 à Khouribga, 14 à Khénifra, 4 à Azilal et 5 à Beni Mellal.
  • 28 cas à Fès-Meknès : 23 à Fès, 3 à Meknès, 1 à Moulay Yaacoub et 1 à Sefrou.
  • 27 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceima : 10 à Tétouan, 14 à Tanger-Assilah, 1 à M’Diq-Fnideq et 2 à Al Hoceima.
  • 23 cas à Souss-Massa : 17 à Agadir-Ida-Ou-Tanane, 3 à Taroudant et 3 à Tiznit.
  • 16 cas à Dakhla-Oued Eddahab : La totalité à Oued Ed-Dahab.
  • 7 cas à Drâa-Tafilalet : 3 à Zagora, 2 à Midelt, 1 à Tinghir et 1 à Errachidia.
  • 4 cas à Guelmim-Oued Noun : 3 à Tan Tan et 1 à Assa-Zag.
  • 2 cas à Laâyoune- Sakia El Hamra : 1 à Laâyoune et 1 à Boujdour.

Le changement climatique pourrait déplacer 1,9 million de Marocains

par Mouhamet Ndiongue – panorapost.com – 20/09/2021

Si rien n’est fait pour lutter contre le changement climatique, 1,5 à 1,9 millions de Marocains seront contraints de migrer. Cela représente 5,4% de la population totale du Maroc, selon le rapport Groundswell de la Banque mondiale.

Le rapport identifie avec précision les zones géographiques sous pression et formule des recommandations pour des développements verts, résilients et inclusifs.

L’étude décrit trois scénarios différents de migration climatique. Le scénario le plus pessimiste est le scénario de référence si aucune mesure corrective n’est prise et pourrait entraîner le déplacement de 1,9 million de Marocains.

Le scénario de développement inclusif est celui où les efforts sont déployés dans les zones menacées. Il est prévu que 1,5 million de Marocains devront déménager. Dans le scénario le plus « climatologique », l’objectif est de réduire les émissions de CO2. En conséquence, le nombre de personnes déplacées tombe à 0,5 million.

L’étude a également pris en compte les effets progressifs du changement climatique sur les moyens de subsistance, les changements dans la disponibilité de l’eau et la productivité agricole, ainsi que l’élévation du niveau de la mer associée à la hausse des températures.

Surtout les résidents autour de Marrakech, Casablanca, Safi et du sud d’Agadir à Tiznit seront contraints de vivre ailleurs. Cela ralentira considérablement la croissance de la population dans ces régions.

La plupart des migrants climatiques partiront pour Agadir, autour de la capitale Rabat et dans le nord de Tanger. Des régions comme Fès, Meknès et les côtes de l’Oriental sont les moins touchées. Le flux de migrants vers ces zones est principalement justifié par une productivité agricole plus élevée, malgré la stagnation ou la légère diminution des ressources en eau.

Selon le rapport, quelque 216 millions de personnes dans le monde seront contraintes de migrer. Les projections pourraient être évitées, selon la Banque mondiale, « si les pays commencent maintenant à réduire les gaz à effet de serre ». Les migrations climatiques pourraient ainsi être réduites de 80 %, soit 44 millions de personnes d’ici 2050.

Depuis plusieurs années, le Maroc mène une politique préventive visant à contrer les effets du changement climatique, notamment en luttant contre les pénuries d’eau par la construction de barrages, le dessalement de l’eau de mer et le traitement des eaux usées.

Le rapport recommande que les gouvernements commencent dès aujourd’hui à planifier pour se préparer à l’accueil des migrants climatiques et à fournir des services de base.

Stagnation de l’indice des prix à la consommation

laquotidienne.ma – 20/09/2021

Stagnation de l’indice des prix à la consommation

L’indice des prix à la consommation a connu, au cours du mois d’août 2021, une stagnation par rapport au mois précédent. Cette variation est le résultat de la baisse de 0,4% de l’indice des produits alimentaires et de la hausse de 0,4% de l’indice des produits non alimentaires, selon le haut-commissariat au Plan.

Les baisses des produits alimentaires observées entre juillet et août 2021 concernent principalement les «légumes» avec 3,0%, les «viandes» avec 2,3%, les «poissons et fruits de mer» avec 1,7% et le «Lait, fromage et œufs» avec 0,5%. En revanche, les prix ont augmenté de 2,8% pour les «fruits», de 1,1% pour les «Huiles et graisses» et de 0,2% pour les «Eaux minérales, boissons rafraichissantes, jus de fruits et de légumes». Pour les produits non alimentaires, la hausse a concerné principalement les prix des «carburants» avec 0,5%.

Les hausses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Agadir avec 1,0%, à Al-Hoceima avec 0,9%, à Errachidia avec 0,6%, à Marrakech avec 0,5% et à Tanger avec 0,4%; En revanche, des baisses ont été enregistrées à Kénitra avec 0,7%, à Rabat et Settat avec 0,4% et à Fès et Safi avec 0,2%.

Comparé au même mois de l’année précédente, l’indice des prix à la consommation a enregistré une hausse de 0,8% au cours du mois d’août 2021 conséquence de la hausse de l’indice des produits non alimentaires de 2,0% et de la baisse de celui des produits alimentaires de 1,0%. Pour les produits non alimentaires, les variations vont d’une baisse de 0,4% pour la «communication» à une hausse de 6,1% pour le «Transport».

Dans ces conditions, l’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatils et les produits à tarifs publics, aurait connu au cours du mois d’août 2021 une augmentation de 0,2% par rapport au mois de juillet 2021 et de 1,7% par rapport au mois d’août 2020.

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