L’État multiplie les infrastructures hydrauliques : Quatre nouveaux barrages à l’étude

par Saïd Naoumi –  lematin.ma – 18/05/2018

Le potentiel des ressources en eaux naturelles est évalué à 22 milliards de m3 par an,  soit l’équivalent de 700 m3/habitant/an.

Après les études initiées en février dernier pour la construction de 3 grands barrages, l’État vient de lancer deux appels d’offres pour la réalisation des études de faisabilité de construction de 4 nouvelles infrastructures hydrauliques. Sites concernés : Oued Bouharch (province d’Ifrane), Oued Qarya (Sefrou), Tifelt (Khémisset et Sidi Slimane) et Rdat (Ouezzane et Sidi Kacem).

L’État multiplie les prospections des sites ayant du potentiel pour abriter des barrages. L’Agence du bassin hydraulique du Sebou planche, en effet, sur des études de faisabilité pour la construction de quatre nouveaux barrages dans les bassins versants des Oueds Bouharch (province d’Ifrane), Qarya (Sefrou), Tifelt (Khémissate et Sidi Slimane) et Rdat (Ouezzane et Sidi Kacem). Les études en projet consisteront à faire une prospection de sites potentiels pour ces barrages, d’en faire l’inventaire et de procéder à l’analyse de leur faisabilité technique et économique. Un classement par priorité sera établi selon les critères adaptés aux conditions et caractéristiques naturelles, techniques, économiques et sociales déterminantes qui prévalent dans chaque zone. «La mission comprendra la prospection et l’inventaire des sites potentiels sur la base de l’analyse des requêtes, d’une étude bibliographique et cartographique, des visites des sites des barrages et analyse de leur faisabilité en plus des  études hydrologique et géologique des sites favorables et la conception préliminaire de base des sites prioritaires retenus», détaille l’Agence du bassin hydraulique. Ces études viennent donc s’ajouter à d’autres dont les appels d’offres ont été lancés en février dernier. Celles-ci portaient sur l’inventaire et la faisabilité de trois grands barrages.

Sites concernés : le Souss-Massa, le bassin versant d’Oum Er-Rbia et le bassin versant de Guir, Ziz, Gheriss. Les multiples alertes sur la ratification future des ressources en eau au Maroc mettent donc la puce à l’oreille de l’État qui accordait depuis déjà longtemps un intérêt particulier au secteur de l’eau en raison de son rôle déterminant dans la sécurité hydrique du pays et l’accompagnement de son développement notamment l’agriculture irriguée. Dans ce cadre, le Royaume a engagé depuis des années une politique «dynamique» pour doter le pays d’une importante infrastructure hydraulique, améliorer l’accès à l’eau potable, satisfaire les besoins des industries et du tourisme et le développement de l’irrigation à grande échelle, souligne le département ministériel chargé de l’Eau. Cette politique a, ainsi, permis de doter le pays d’une infrastructure hydraulique constituée de 139 grands barrages totalisant une capacité de près de 17,6 milliards de m3 et de plusieurs milliers de forages et de puits captant les eaux souterraines. Les projets des nouveaux barrages objet des appels d’offres viennent donc enrichir un atlas constitué de quelque 35 nouvelles infrastructures en cours de réalisation, couvrant pratiquement l’ensemble du territoire. Dans l’irrigation à grande échelle, la superficie équipée par les soins de l’État dépasse actuellement 1 million d’hectares. Par mode d’irrigation, les superficies équipées en irrigation de surface représentent 70% de la superficie équipée en irrigation pérenne, celles équipées en aspersion couvrent 9% et celles équipées en irrigation localisée 21%. Les ressources naturelles en eau au Maroc sont parmi les plus faibles au monde. Le potentiel des ressources en eau naturelles est évalué à 22 milliards de m3 par an, soit l’équivalent de 700 m3/habitant/an. Les ressources en eau superficielle sur l’ensemble du territoire sont estimées en année moyenne à 18 milliards de m³, variant selon les années de 5 milliards à 50 milliards de m³.

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Agadir : De la culture et de la bonne humeur pour égayer les nuits du Ramadan

Par Omar ACHY – mapexpress.ma – 17/05/2018

Agadir: De la culture et de la bonne humeur pour égayer les nuits du Ramadan

Période de piété, de recueillement et de solidarité, le mois sacré de Ramadan est aussi un moment propice à une multitude d’activités artistiques et culturelles. A Agadir, les nuits ramadanesques donnent souvent lieu, après la rupture du jeûne et la prière de Tarawih, à des rencontres où la culture et la bonne humeur sont à l’honneur.

Cette programmation artistique est l’œuvre des instances élues, des associations culturelles ou encore des établissements hôteliers. L’objectif est d’offrir une animation et un divertissement qui se prolongent parfois au-delà de minuit.

Le mois de Ramadan est en effet propice à l’organisation de ce genre d’événements auxquels affluents surtout les familles pour des moments de convivialité et de partage, loin de l’ambiance, tout aussi festive et joyeuse, de la corniche.

A l’initiative de la commune urbaine et de l’Association “Madar”, les passionnés de musique spirituelle et de chants mystiques seront au rendez-vous avec le festival “Musique de l’âme”.

Cette seconde édition commence le 22 mai, à la salle Ibrahim Radi, avec un spectacle de la cantatrice du malhoun, Majda El Yahyaoui.

Formée par des maîtres du genre, tels Houcine Toulali, Mohamed El Ouadi et Mohamed El Khyati, l’artiste qui a étudié au conservatoire de Meknès, a su donner un nouveau souffle à cet art ancestral.

Parmi les autres moments forts du festival, dont les spectacles sont ouverts gratuitement au public, l’on cite le groupe amazigh Inouraz (espoir), et la troupe de Dekka de Taroudant. En clôture, le 26 mai, une grande soirée sera animée par le virtuose du Oud, le natif d’Agadir Driss El Maloumi, qui sera accompagné par les artistes indiens P. Prabhu, S. Chatterjee et R. Prasanna.

Le public gadiri aura aussi rendez-vous avec un grand concert de la talentueuse chanteuse OUM, connue pour sa musique et ses chants où la variété marocaine se mélange au jazz et à la soul notamment.

Dans ce concert, prévu le 30 mai à l’initiative de l’Institut français, l’artiste qui revendique des influences diverses, fera découvrir à ses fans son nouvel album, Zarabi.

Les amateurs de la musique marocaine authentique auront aussi l’occasion d’apprécier un des grands maîtres de la chanson Aberrahim Souiri. Cet artiste, reconnu pour sa voix puissante et remarquable, entre autres, dans les chants spirituels et les mawals arabo-andalous, saura enflammer, comme à l’accoutumée, la scène avec ses morceaux aussi bien traditionnels, mêlant panégyriques à la gloire du prophète et la musique d’al-Ala.

Le natif de la ville voisine d’Essaouira sera la tête d’affiche du programme Spécial Ramadan concocté par un grand hôtel de la place durant le mois sacré, une occasion de faire vivre, à sa clientèle aussi bien marocaine qu’internationale, l’ambiance propre au Ramadan et à la culture marocaine et musulmane.

Dans le registre de la bonne humeur, les humoristes amazighs seront à l’honneur lors d’une nouvelle édition du festival Tatsa (rire) les 1er et 2 juin prochain.

L’événement qui se tient au théâtre de plein air, en partenariat avec la commune urbaine et le conseil régional, rassemble des comédiens qui puisent dans l’actualité, les traditions et les contradictions de la société pour exprimer toute la palette de leurs talents au fil d’anecdotes, de réflexions et de blagues au grand bonheur d’un public, constitué de familles essentiellement.

Organisé par l’Association « L’Initiative culturelle », le festival est devenu, au fil des éditions, un rendez-vous important de la scène culturelle et artistique local qui participe à mettre en valeur l’humour amazigh en présentant des artistes confirmés et émergents issus de la région du Souss et du reste du Maroc.

Dans le cadre de la programmation culturelle durant ce mois, des conférences et des débats autour du mois du jeûne et de divers autres sujets d’ordre culturel, ainsi que des expositions d’arts plastiques et de livres, sont aussi au menu.

A travers cette animation diversifiée, les espaces culturels, les établissements hôteliers et même les restaurants, essayent de conférer aux nuits ramadanesques une ambiance particulière où convivialité, divertissement et spiritualité font bon ménage.

Aéroports du Maroc : Croissance du trafic passagers en avril dernier

aujourdhui.ma – 18/05/2018

Aéroports du Maroc : Croissance du trafic passagers en avril dernier

Les aéroports du Royaume ont enregistré en avril 2018, un volume de trafic aérien de 2 006 019 passagers, soit une hausse de 9,53% par rapport à la même période de l’année 2017.

L’aéroport Mohammed V a accueilli plus de 40% du trafic passagers global, soit 869 063 passagers, contre 839 924 passagers pour la même période de l’année 2017, en évolution de 3,47%, précise l’Office national des aéroports (ONDA), dans un communiqué.

Les aéroports Marrakech Menara et Agadir Al Massira poursuivent également leur croissance en enregistrant des taux d’évolution de 16,18% et 24,50% respectivement.

D’autre part, avec 239 908 passagers accueillis, le trafic domestique a enregistré une croissance soutenue de 14,72%, ajoute-t-on de même source, indiquant qu’en augmentation de 8,86%, le trafic aérien international, qui représente 88% du trafic global, a atteint 1 766 111 passagers.

Selon l’ONDA, cette croissance du trafic aérien international s’explique principalement par la croissance continue enregistrée par le segment Europe (+10,37%). C’est le cas également pour les deux Amériques, en croissance de +10,03% pour l’Amérique du Nord et de +22,88% pour l’Amérique du Sud.

Les marchés du Moyen et Extrême Orient et celui des Pays du Maghreb ont, quant à eux, connu une croissance de l’ordre de +4,22% et +0,87% respectivement. Le segment de l’Afrique a enregistré une légère baisse de -1,84%.

Durant le mois d’avril dernier, il y a eu 15 596 mouvements d’avions, en hausse de +5,76% par rapport à la même période de l’année écoulée. La part de l’aéroport Mohammed V est de 46,01% de ce trafic, Marrakech Menara de 20,45% et Agadir Al Massira de 8,34%.

Avec 18 735 mouvements, le trafic des avions commerciaux ayant survolé l’espace aérien marocain a connu, durant le mois d’avril 2018, une baisse de -6,9% par rapport à la même période de l’année 2017.

Le fret aérien a enregistré durant le mois d’avril 2018 une hausse de +8,64% par rapport à la même période de l’année précédente, il a ainsi atteint 7 478,32 tonnes en avril 2018 contre 6 883,67 tonnes en avril 2017.

Agadir : un mort dans les affrontements entre étudiants à la Faculté des Lettres

MAP-h24info.ma – 19/05/2018

Un individu, qui a été blessé samedi lors d’affrontements entre étudiants à la Faculté des Lettres et des sciences humaines d’Agadir, est décédé après son transfert aux urgences de l’Hôpital Hassan II d’Agadir suite à l’aggravation de ses blessures, a-t-on appris auprès des autorités locales de la Préfecture d’Agadir Ida-Outanane.

Les forces publiques sont intervenues pour mettre fin aux affrontements et disperser ces étudiants, ajoute la même source.

Une enquête a été ouverte par les autorités compétentes afin de déterminer les circonstances de cet incident et identifier les personnes impliquées dans la mort de la victime, précise-t-on.

Agadir fait de ses élèves des éco-ambassadeurs

Par Sabrina BELHOUARI – leconomiste.com – 17/05/2018

  • Un programme social et environnemental pour la protection de l’environnement
  • Les élèves eux-mêmes des porte-parole pour la sensibilisation dans d’autres écoles
  • 6 écoles partenaires et une compétition pour récompenser les meilleurs projets
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L’ONG Surfrider Foundation, initiatrice de l’évènement, a relevé un grand changement dans les comportements des enfants notamment dans l’application des techniques apprises (gestion d’eau, plantation, recyclages..) (Ph. SF)

Clôture de la première édition du projet social «éco-ambassadeurs» mené par l’ONG Surfrider Foundation Maroc au profit des élèves de la ville d’Agadir. Ce programme, lancé en mars 2017, est financé par l’ambassade de Suisse et mis en place avec l’appui de la direction provinciale de l’éducation et de la formation et la commune d’Agadir.

Il a pour but d’impliquer les élèves des établissements scolaires, en milieu urbain et milieu rural, pour la mise en œuvre d’actions visant à protéger l’environnement. Les élèves deviennent ainsi eux-mêmes des porte-parole pour la sensibilisation de leurs camarades dans d’autres établissements. Ils se déplacent par exemple dans d’autres écoles afin d’animer des séances de sensibilisation sur la protection de l’environnement littoral.

Six collèges ont participé à ce programme: Nablous à Taghazout, Ibnou Khaldoune à Anza, Souss Al alima et 20 Août à Agadir, et les collèges Driss El Hrizi et Al Bouhtouri à Tikouine. Et les résultats sont probants puisque l’ONG Surfrider Foundation a relevé un grand changement de comportement des élèves bénéficiaires du programme et une forte concurrence entre les établissements scolaires bénéficiaires du programme.

Cela se voit dans l’application des techniques apprises (gestion d’eau, plantation, recyclage…). La cérémonie de clôture, qui s’est déroulée à l’hôtel Paradis Plage à Taghazout, a été l’occasion de présenter les projets finaux des clubs de l’environnement des collèges partenaires du projet.

Les éco-ambassadeurs des six collèges partenaires du projet étaient au rendez-vous pour présenter leurs projets dans plusieurs thématiques: recyclage, énergies, traitement des eaux et biodiversité. Le jury a départagé les 3 meilleurs projets et a nommé les éco-ambassadeurs du collège Driss El Hrizi à la première place, suivis par les élèves du collège 20 Août à la deuxième place et ceux du collège Al Bouhtouri à la troisième place.

Offre Accès piscine au HYATT PLACE TAGHAZOUT BAY

Du 18 Mai au 14 Juin 2018 :

Rendez-vous au Pool Bar pour un Menu Du Jour à 250MAD avec accès piscine inclus.

Pour réserver : 05 28 29 68 68

HYATT PLACE TAGHAZOUT BAY
Station touristique de Taghazout Bay
Km 17, route d’Essaouira, Agadir, 80750, Morocco

Premières arrestations au Maroc après le lancement d’une ligne anticorruption

AFP – voaafrique.com – 17/05/2018


Un homme tend des dirhams marocains le 23 janvier 2018 à Casablanca.

Ligne directe pour dénoncer les corrompus :
0537-718-888.
Elle est mise à disposition des citoyens de
8h 30 mn à 16h 30 mn

Deux fonctionnaires et un intermédiaire ont été arrêtés « en flagrant délit » de corruption, a annoncé le ministère public marocain, deux jours après le lancement d’un numéro vert visant à dénoncer des actes de corruption au Maroc.

Les suspects ont été placés en garde à vue à la disposition de l’enquête, a précisé un porte-parole du parquet qui a mis en place ce numéro vert garantissant l’anonymat des dénonciateurs.

Géré par « cinq juges », ce numéro gratuit a reçu 355 appels depuis son lancement, a ajouté cette source.

Il s’agit du deuxième numéro vert anticorruption lancé au royaume, où les annonces d’arrestations et de condamnations pour corruption sont de plus en plus récurrentes.

Le pays s’est également doté d’une « stratégie nationale » de lutte contre la corruption, mais « continue de souffrir d’une corruption systémique », selon un rapport de Transparency.

Le Maroc a ainsi été classé 90e sur 176 pays dans le dernier indice mondial sur la perception de la corruption, établi par cette ONG.

Le secteur judiciaire est le premier pointé du doigt, devant la police et les hôpitaux, d’après Transparency.