Par région, voici les traditions culinaires marocaines du ramadan


par Zoubida Senoussi – fr.hespress.com – 16/04/2021

Par région, voici les traditions culinaires marocaines du ramadan 

Le ramadan est l’occasion de renouer avec les mets traditionnels. Si certaines régions partagent les mêmes traditions culinaires, d’autres se distinguent par des spécialités typiques (ou atypiques, c’est selon) servies pendant le f’tour. Tour d’horizon des spécialités ramadanesques selon les douze régions marocaines.   

Oriental

A Oujda, les jeûneurs rompent généralement le f’tour avec des pâtisseries traditionnelles. Des gâteaux traditionnels comme le Makrout (préparé à base de dattes, de figues ou d’amandes), la Zlabia (gâteau au miel), la zammita (une dérivée de Sellou), la ghribiya ou encore le sfouf figurent parmi les mets présents sur les tables des familles oujdies. Les habitants du chef-lieu de l’Oriental sont également friands du khlii, Saikoukouk, Mbesses, la Tchicha ou encore le Barkoukech. 

 Un peu plus loin, dans la tribu de Beni Guil à Figuig, le plat traditionnel Nagouda, fait à base d’un mélange de dattes, de lait séché et de beurre est la grande spécialité du mois de ramadan. La table du f’tour contient également plusieurs autres plats tels que l’Errob, une confiture de dattes et Elmmerdoud, un plat de légumes. 

Marrakech-Safi

Plat populaire de la ville ocre et dont la réputation a dépassé les frontières, la Tanjia demeure la spécialité star des marrakchis pendant le mois de ramadan. La pastilla et le tride font également partie des traditions culinaires que les habitants de Marrakech dégustent pendant le f’tour. Ces plats s’accompagnent généralement de harira, de dattes, chebbakia, briouate…

Fès-Meknès 

Pour rompre le jeune, la harira est indispensable chez les Fassis. Sur la table du f’tour se trouvent des krachels, des brioches aux sésames, messemen au khlii, chebbakia ou encore sellou, le tout accompagné de thé à la menthe. 

Dans la ville de Meknès, le café est la boisson indispensable pour le f’tour. Les fruits comme les bananes font également partie des aliments pour rompre le jeûne. A l’instar de Fès, La harira, la chebbakia et le sellou ainsi que les r’ghayefs farcis avec au khlii et de la viande sont les habitudes culinaires des meknassis.

Tanger-Tétouan-Al Hoceima   

A Tanger, les traditions culinaires ne diffèrent pas des autres régions du Maroc. Au menu donc les indispensables comme la harira, la chebbakia ou encore les dattes. Le mssemen et la harcha figurent également sur les assiettes des habitants. Les Tangerois ont néanmoins un penchant pour le plat de poisson Tagra, un tajine de sardines au four, également très prisé par les habitants de Tétouan.

Casablanca-Settat  

A Casablanca, ville cosmopolite, on trouve de tout sur les tables des familles casablancaises. Si le poisson est particulièrement prisé pendant ce mois sacré dans la région, la chbakia, les dattes, la harira et autres gâteaux marocains composent généralement les f’tour.  

A une centaine de kilomètres à vol d’oiseau, les familles d’El Jadida ne se passent pas des plats à base de poisson, leur spécialité locale. Pendant le f’tour, les habitants de la ville côtière optent pour des mets peu conventionnels. Au menu, fritures de poissons, assiette de fruits de mer ou encore tajine de congre, concocté à base d’oignons et de raisins secs. 

Souss-Massa

A Agadir, et tout comme à El Jadida ou encore Casablanca, le poisson est également une composante essentielle du f’tour, avec un accompagnement de salades. Egalement au menu, la soupe de maïs à l’huile d’argan, qui vient concurrencer la harira, sans oublier le Amlou, préparé avec des amandes, de la cannelle, du miel, le tout mélangé avec de d’huile d’argan. 

A 25 km d’Agadir, dans la province de Chtouka Aït Baha, les habitants rompent le jeune avec des plats comme Lmriss, un mélange de lait et de farine aromatisé de miel et d’huile d’argan. Autre aliment indispensable dans la province, le pain traditionnel propre à la région appelé Aghroum ouzgui, cuit à petit feu de bois et assaisonné d’huile d’argan, d’olive ou encore du miel. 

Dans la province de Taliouine, célèbre pour ses productions d’amandes, de safran, d’huile d’argan ou encore d’olives, les habitants préparent un f’tour typique avec des dattes, de la soupe à base d’orge, du mssemen, du beghrir et du méloui au beurre et au miel. Egalement au menu, un couscous aux sept légumes ou un plat de riz au lait avec des raisins secs et de la cannelle. 

Rabat-Salé-Kénitra 

Pendant le mois de ramadan, le mode de vie culinaire de plus en plus moderne des r’batis laisse place à la tradition. Les habitants de la capitale ne peuvent se passer des dattes pendant le f’tour. Egalement, La harira, les oeufs et les assiettes garnies de chebbakia, s’fouf et briouates, sans oublier le baghrir et le meloui, l’une des spécialités de la province de Sid Slimane, à 90 km de la capitale. 

Ouarzazate 

Parmi les plats traditionnels présentés dans la ville du 7e art, la tchicha, une soupe de blé, le Aghroum ntdount, galette farcie de graisse, d’oignons et d’herbes, le Idrnane, une crêpe faite à base de semoule, sans oublier le baghrir, les mlaoui, le tout accompagné de thé à la menthe. 

Laâyoune – Sakia El Hamra

Le f’tour se veut consistant dans les régions du sud. Il tourne principalement autour de la smida, de la dchicha, des dattes et du pain madfouna, sans oublier le traditionnel thé sahraoui et le lait camelin, les indispensables boissons des provinces du sud du Maroc. Auparavant, les menus traditionnels les plus sollicités étaient entre autres le Belghman, Zomit, Laayche, Tidkit, Tichtar, des plats qui ne se font plus de nos jours.

Beni Mellal-Khénifra

Pendant le mois de ramadan, les Mellalis optent pour la simplicité. Ils s’approvisionnent de beurre, miel et amandes quelques jours avant le début du mois pour composer leurs plats de sfouf, chebbakia, melaoui, beghrir ou encore de harira. 

A Khénifra, les fruits et les légumes sont les plus sollicités pour le f’tour. Les habitants ne dérogent pas toute fois à la règle des traditions culinaires connues du mois comme la harira, les dattes, la chebbakia, le msemen ou encore le batbout ou la harcha, qui se distingue dans cette région puisqu’elle est concoctée à base de plantes médicinales. 

Guelmim-Oued Noun

Les traditions culinaires de la porte du Sahara se rapprochent de celles des autres régions du sud. Dattes, fruits, figues de barbaries et toutes sortes de poissons sont au menu du f’tour. Pour ce qui est des boissons, la spécialité de la région demeure le zrig, un mélange de lait, d’eau et de sucre et de yaourt. 

Catégories :Actualités

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